Le cas médical d’Hannah Clark est unique au monde. En 1995, à deux ans, elle subit une transplantation cardiaque d’un type particulier pour remédier à une cardiomyopathie : le cœur transplanté fut implanté directement sur le sien. Alors que le cœur greffé montrait des signes de faiblesse et semblait condamner la jeune fille, les médecins s’aperçurent que son cœur d’origine s’était remis à fonctionner normalement. Dix ans après l’avoir implanté, ils purent ainsi retirer la greffe.
Elle vécut plusieurs années avec deux cœurs, mais les médicaments administrés pour supporter la greffe provoquèrent indirectement diverses pathologies, notamment un cancer.

Commentaires préférés (3)
En terme médical, la technique d'ajout d'un deuxième coeur à la droite de celui du patient, s'appelle une transplantation hétérotopique.
Tout comme il est attribué au chirurgien Sud-africain Christiaan Barnard, le titre d'avoir été le premier médecin à avoir effectué une transplantation cardiaque (orthotopique) en 1967, c'est également lui qui, en 1974, effectuera également la première transplantation hétérotopique.
Une transplantation cardiaque hétérotopique ne vient pas substituer le cœur originel du patient, mais l'épauler dans sa fonctionnalité. Ils sont tous deux interconnectés.
Ce type de greffe peut être utilisé pour des patients dont la pathologie ne permet pas la substitution de son coeur par celui d'un donneur.
La même méthode peut être employée quand une transplantation cardiaque devient urgente et vitale, mais qu'il n'existe pas de coeur de donnant disponible immédiatement. Il pourra alors être fait usage d'un coeur "moins performant", qui viendra compléter la fonction déjà fourni partiellement, par le coeur originel.
Si la technique d'une transplantation cardiaque hétérotopique a été "largement utilisé", elle s'emploie bien moins actuellement.
Source:
transplantation hétérotopique – Réalités Biomédicales www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/tag/transplantation-heterotopique/
Les transplantations d’organes se heurtent à la diminution des organes disponibles essentiellement provenant d’accidents de la route.
1972 : 18000 accidents mortels
Actuellement : 3100.
Ce qui fait qu’on est prêt à prélever un organe aux Antilles pour une greffe en métropole !
De là à susciter un trafic d’organes payants venant de pays peu regardants.
Ce qui est bon d’un côté provoque des problèmes d’un autre.
Un vrai problème.
Expliqué de la sorte on a tout compris , même l’inculte en la matière , dont je suis . Limpide et clair , comme d’hab .Merci Epoxy
Tous les commentaires (14)
En terme médical, la technique d'ajout d'un deuxième coeur à la droite de celui du patient, s'appelle une transplantation hétérotopique.
Tout comme il est attribué au chirurgien Sud-africain Christiaan Barnard, le titre d'avoir été le premier médecin à avoir effectué une transplantation cardiaque (orthotopique) en 1967, c'est également lui qui, en 1974, effectuera également la première transplantation hétérotopique.
Une transplantation cardiaque hétérotopique ne vient pas substituer le cœur originel du patient, mais l'épauler dans sa fonctionnalité. Ils sont tous deux interconnectés.
Ce type de greffe peut être utilisé pour des patients dont la pathologie ne permet pas la substitution de son coeur par celui d'un donneur.
La même méthode peut être employée quand une transplantation cardiaque devient urgente et vitale, mais qu'il n'existe pas de coeur de donnant disponible immédiatement. Il pourra alors être fait usage d'un coeur "moins performant", qui viendra compléter la fonction déjà fourni partiellement, par le coeur originel.
Si la technique d'une transplantation cardiaque hétérotopique a été "largement utilisé", elle s'emploie bien moins actuellement.
Source:
transplantation hétérotopique – Réalités Biomédicales www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/tag/transplantation-heterotopique/
Les transplantations d’organes se heurtent à la diminution des organes disponibles essentiellement provenant d’accidents de la route.
1972 : 18000 accidents mortels
Actuellement : 3100.
Ce qui fait qu’on est prêt à prélever un organe aux Antilles pour une greffe en métropole !
De là à susciter un trafic d’organes payants venant de pays peu regardants.
Ce qui est bon d’un côté provoque des problèmes d’un autre.
Un vrai problème.
Expliqué de la sorte on a tout compris , même l’inculte en la matière , dont je suis . Limpide et clair , comme d’hab .Merci Epoxy
Il y a de la place pour un deuxième cœur ? Est ce que ça comprime le poumon ?
Cet été j'ai fait un remplacement dans un hôtel. Au petit-déjeuner il y a un greffé du foie qui reprenait goût à la vie après plus d'un an d'hôpitaux, on avait pas mal parlé lors de son arrivée. Il se trouve à discuter avec son voisin de table après un verre renversé sur ses chaussures, et lui raconte finalement son histoire. Sa femme dit alors à celle de l'autre "il a regardé le prix des organes. En partant vers la Thaïlande c'est abordable, parce qu'avec tout ce qu'il boit.. "
Le patron et moi on était sciés de cette discussion complètement lunaire.
Donc on a fait un tour sur le darknet, et selon les sites ça va de 5 000 à 30 000 euros. La fourchette est large, et je n'ai aucune notion du système de soin là-bas, mais 30 000€ si c'est le prix de sa vie, me paraît dérisoire.
Effectivement les accidents de la route c'était pas mal,
Peut-être qu'une bonne guerre serait bon pour le business ? hélas a part du coeur à moudre peu de coeur a transplanter tellement que les corps arrivent en charpie .
En parlant de ça, au travers de la société CARMAT la France est leader dans le domaine des cœurs artificiels. Le cœur de la personne est retiré et remplacé par la prothèse qui vous donne, sur le papier, 1 an de plus pour trouver un nouveau cœur. En pratique le temps de faire aboutir la technologie, les premières personnes à en avoir bénéficié sont décédées bien avant les 1 an.
Je pense qu'on sous-estime aussi l'impact psychologique de ce type de dispositif.
Malheureusement la société CARMAT est dans la tourmente. Ça coûte cher à développer, et la commercialisation n'est pas pour tout de suite. Mais j'espère qu'ils arriveront à obtenir leur autorisation de mise sur le marché et à développer leur produit. Le stade ultime serait de ne plus avoir besoin de donneurs ...
Il y a une autre piste pour pallier le manque de greffons humains, celle de la xénogreffe ou xénotransplantation ou transplantation xénotopique (organe d’une autre espèce) : il y a eu déjà au moins deux tentatives réussies avec des cœurs de porc à l’université du Maryland en 2022 et 2023 mais suivies du décès des patients dans les deux mois suivants.
On peut penser que c’est dans ce domaine qu’il y a le plus d’avenir.
www.nationalgeographic.fr/sciences/medecine-innovation-un-coeur-de-porc-pour-un-humain-ce-medecin-a-rendu-cette-hypothese-possible
Il faudrait développer un porc génétiquement modifié, pour être compatible avec le donneur. Je ne sais pas si les recherches avancent assez vite pour que la technique soit utilisée avant d'être interdite pour cause de spécisme.
Compatible avec le receveur !
C’est effectivement le cas pour les travaux à l’université du Maryland.
Élevage de porcs en milieu stérile et modification génétique.
Lire l’article cité en source.
30000€ c’est pas cher payé, effectivement. Mais en France c’est 100% gratuit pour le receveur ET pour le donneur, s’il s’agit d’un donneur vivant. Le donneur vivant c’est parfois le cas pour le foie, vu que celui-ci repousse après le don, en 3 mois max il a repris sa taille d’origine chez le donneur, qui fait souvent partie de la famille. Malheureusement cela reste moins fréquent que pour le rein par exemple, pour tout un tas de raisons.
Je ne savais pas pour le foie que ce pouvait provenir d’un donneur vivant.
Merci pour l’information.
Ça explique que dans certains pays des personnes peuvent proposer une partie de leur foie contre espèces sonnantes et trébuchantes !
En France le donneur vivant est obligatoirement un membre de la famille (parent, frère, sœur, conjoint) du receveur. Sans doute pour éviter un commerce douteux !
Elle est en liquidation il me semble.
Non, en redressement, et le cas est réglé : le président a pu racheter la société, il gardera les contrats et les emplois, par contre les investisseurs et les fournisseurs ne récupéreront pas leurs sous, l’ardoise est remise à zéro . Mais bon, ils ne les auraient pas récupéré non plus si la boîte avait mis la clé sous la porte….