Il peut faire plus chaud dans les pays nordiques que dans les pays tropicaux. Par exemple, les records de chaleur de la Finlande et de la Suède sont de 37,2° et 38°C, alors que les records des Maldives et des Seychelles sont de 35,8° et 34,8° seulement. De même, en 2020, la Sibérie a connu une vague de chaleur avec des pics à 38°C.

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Bien sûr, la température n'est pas tout. Si on compare une zone continentale avec une ile, les résultats peuvent être très surprenants sur le papier si on se limite à ca. Perso j'aime bien l'exemple du Québec:
Si l'on regarde une carte, Montréal et Bordeaux se situent pratiquement à la même latitude (environ 45° Nord), donc ca élimine déjà ce facteur. Pourtant, leurs climats sont sérieusement opposés, ca illustre bien la différence entre une influence océanique et une influence continentale.
A Bordeaux, grace à l'influence modératrice de l'Atlantique et surtout du courant chaud du Gulf Stream, les hivers sont doux (moyenne de 6°C à 10°C en janvier) et les étés chauds mais généralement sans excès durables (bien que le réchauffement récent change la donne). Bref l'amplitude thermique annuelle reste raisonnable.
A l'inverse, Montréal subit un climat continental humide marqué. Sans océan chaud à proximité immédiate pour agir comme tampon thermique, la ville est exposée aux masses d'air polaires descendant du nord canadien en hiver, et aux masses d'air chaud et humide remontant du golfe du Mexique en été. Résultat: en hiver les températures plongent régulièrement sous les -20°C (avec un ressenti bien plus bas). Et en été, le mercure grimpe souvent au-dessus de 30°C avec une humidité dure à supporter (le facteur humidex), rendant la chaleur parfois plus étouffante qu'à Bordeaux.
L'amplitude thermique à Montréal est donc énorme (plus de 50 ou 60 degrés d'écart entre les records absolus), alors qu'elle est bien plus contenue à Bordeaux, le tout à la même "hauteur" sur le globe. Alors ce n'est pas surprenant qu'un pay nordique (continental) ayant plus d'amplitude qu'une ile tropicale puisse la dépasser en température durant certains jours précis de l'année (car l'anecdote ne parle que des records).
Tu as raison. Il aurait du dire « une accélération mesurable du taux d’augmentation des températures moyennes globales, principalement attribuable aux activités anthropiques ». Mais c'était trop long et de toute façon on avait bien compris son premier propos très intéressant par ailleurs.
Et j’ajoute aussi : on ne parle ici que de températures à l’ombre (température de l’air) et à l’abri (pas d’influence du vent).
Les températures au soleil (qui ajoutent à la température de l’air l’effet de la chaleur radiative, qui dépend directement de l’angle sous lequel arrivent les rayons et donc de la latitude) peuvent être très différentes.
Bien entendu les températures ressenties sont encore différentes et dépendent en outre du vent et de l’humidité de l’air.
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Bien sûr, la température n'est pas tout. Si on compare une zone continentale avec une ile, les résultats peuvent être très surprenants sur le papier si on se limite à ca. Perso j'aime bien l'exemple du Québec:
Si l'on regarde une carte, Montréal et Bordeaux se situent pratiquement à la même latitude (environ 45° Nord), donc ca élimine déjà ce facteur. Pourtant, leurs climats sont sérieusement opposés, ca illustre bien la différence entre une influence océanique et une influence continentale.
A Bordeaux, grace à l'influence modératrice de l'Atlantique et surtout du courant chaud du Gulf Stream, les hivers sont doux (moyenne de 6°C à 10°C en janvier) et les étés chauds mais généralement sans excès durables (bien que le réchauffement récent change la donne). Bref l'amplitude thermique annuelle reste raisonnable.
A l'inverse, Montréal subit un climat continental humide marqué. Sans océan chaud à proximité immédiate pour agir comme tampon thermique, la ville est exposée aux masses d'air polaires descendant du nord canadien en hiver, et aux masses d'air chaud et humide remontant du golfe du Mexique en été. Résultat: en hiver les températures plongent régulièrement sous les -20°C (avec un ressenti bien plus bas). Et en été, le mercure grimpe souvent au-dessus de 30°C avec une humidité dure à supporter (le facteur humidex), rendant la chaleur parfois plus étouffante qu'à Bordeaux.
L'amplitude thermique à Montréal est donc énorme (plus de 50 ou 60 degrés d'écart entre les records absolus), alors qu'elle est bien plus contenue à Bordeaux, le tout à la même "hauteur" sur le globe. Alors ce n'est pas surprenant qu'un pay nordique (continental) ayant plus d'amplitude qu'une ile tropicale puisse la dépasser en température durant certains jours précis de l'année (car l'anecdote ne parle que des records).
“Réchauffement récent”
Depuis quand environ ?
Tu as raison. Il aurait du dire « une accélération mesurable du taux d’augmentation des températures moyennes globales, principalement attribuable aux activités anthropiques ». Mais c'était trop long et de toute façon on avait bien compris son premier propos très intéressant par ailleurs.
Juste une précision :
L’énoncé du premier paragraphe n’est pas faux mais je suppose qu’on a voulu dire « la latitude n’est pas tout » puisqu’on compare les températures et le climat entre le nord et les tropiques.
Lapsus pas grave.
Cela n’empêche en aucune façon l’exposé d’être très intéressant et que je confirme par expérience, ayant vécu dans le nord et sous les tropiques.
Et j’ajoute aussi : on ne parle ici que de températures à l’ombre (température de l’air) et à l’abri (pas d’influence du vent).
Les températures au soleil (qui ajoutent à la température de l’air l’effet de la chaleur radiative, qui dépend directement de l’angle sous lequel arrivent les rayons et donc de la latitude) peuvent être très différentes.
Bien entendu les températures ressenties sont encore différentes et dépendent en outre du vent et de l’humidité de l’air.
Je crois qu'il voulait vraiment dire que la température n'est pas tout. Dans le sens ou la température record dont parle l'anecdote n'est pas le seul élément qui définit un climat. L'exposition aux courants, la présence de l'océan etc. sont autant d'éléments qui influent sur le climat.
Je peux évidemment me tromper mais comme le sujet initial est de dire que ce n’est pas la latitude qui détermine les températures maximales observées : on peut observer dans pays nordique des températures maximales supérieures à celles observées sous les tropiques.
D’ailleurs, sans jeu de mots, il fait le parallèle entre les températures relevées à Bordeaux et à Montréal qui sont quasiment sur le même parallèle : comme quoi « la latitude (le parallèle) n’est pas tout » pour déterminer les températures relevées.
De toute façon, j’imagine que l’auteur nous précisera bientôt ce qu’il a voulu exprimer.
Mais j’avoue que s’il persiste dans son énoncé, je ne comprendrai pas bien son sens.
Wait and see !
Pour aller dans le même sens, il aurait pu évoquer la dérivée seconde de la courbe d’évolution des températures… :D
Je me suis relu, et je ne comprends trop ce que j’ai voulu dire sur le coup, ni pourquoi j’ai choisi cette formulation :-) , mais le sens c’était plutôt "la température n’est pas un critère unique, et en plus dépend d’une foule de paramètres, plus que de la simple latitude". Comparer des températures records (donc très ponctuels et exceptionnels) dans des milieux climatiques totalement différents peut donc donner des résultats "thermométriques" inattendus au premier abord….
N’est-ce pas plutôt la latitude qui n’est pas un critère unique pour déterminer les températures ?
Ça collerait bien avec ton exposé très complet.
Ensuite, comme le dit très justement alibaba0, le ressenti est encore autre chose : En Martinique, les températures maximales sont souvent en avril mais les alizés qui soufflent continuellement les rendent beaucoup plus supportables qu’en août à températures moindres quand on entre dans la saison cyclonique humide et sans vent.
Bien évidemment, les phénomènes de zones climatiques ont sûrement le plus d'influence, mais l'un des autres facteurs à prendre en compte est aussi la durée du jour, et donc d'exposition au soleil, qui influe grandement sur la température.
Dans les régions équatoriales, souvent cette durée ne dépasse pas les 13h (voire 12h pile à l'équateur). A contrario plus on se rapproche des pôles, et plus la durée du jour en été sera longue : 18h34 à Stockholm le 21 juin.
De manière empirique, je me dirais que cette durée bien supérieure pourrait être à même de compenser l'angle d'incidence des rayons solaires, qui reste moindre plus on est proche des pôles ?
Les océans ont un effet modérateur sur les températures, qui limite les extrêmes au niveau des côtes.
Pour venir à l’appui de la température qui ne dépend pas uniquement de la latitude et de l’ensoleillement, j’ai constaté cette nuit qu’entre 2h et 4h la température à l’abri (climat continental) avait « grimpé » de 1,5 ºC. Donc, on ne pouvait l’imputer à priori qu’à l’arrivée d’une masse d’air chaud.
C’est assez contre intuitif et très intéressant