Pour la première fois depuis 1945, la France compte plus de décès (les « papys -boomers ») que de naissances, mais la population augmente quand même (69,1 millions) grâce au solde migratoire.
En Chine, où la population diminue, le prix des garderies baisse et les contraceptifs sont taxés.

Commentaires préférés (3)
On entend souvent que les jeunes ne veulent plus faire d’enfants. Franchement, je n’y crois pas une seconde. Beaucoup en voudraient, mais pas dans ces conditions-là. Aujourd’hui, fonder une famille, ce n’est plus un projet, c’est presque un sport extreme. Rien que le logement donne le ton : trop cher, trop petit, toujours trop loin du bureau. Faire un enfant quand chaque mètre carré coûte un SMIC annuel, ça demande soit un optimisme à toute épreuve, soit une sacré dose de déni.
À côté de ça, il y a le marché de l'emploi actuel synonyme d’absence de stabilité. On enchaîne les CDD voir les CDI, les missions, les reconversion, les licenciement, les plans B qui deviennent des plans A par défaut. Même passé 30 ans, beaucoup ne savent toujours pas de quoi sera faite leur vie dans cinq ans et la notion de carrière n'existe plu. Alors se projeter sur vingt, avec un ou plusieurs enfants, forcément ça refroidit. Ce n’est pas un manque d’envie, c’est du réalisme froid je crois.
Ensuite bah le budget. Rarement compensé par un APL et une alloc ou même une part fiscal. Nourriture, fringues, santé, école, activités, études… tout augmente, tout le temps et fortement mais les salaires non. La parentalité est devenue un poste budgétaire à part entière incompressible. Et en plus de payer, il faut être irréprochable : parent présent, patient, bienveillant, informés, jamais fatigué, jamais dépassé, pas de gros mots, pas de tapes sur les fesses, aller les chercher à l'heure, pas trop longtemps de crèche mais surtout boulot boulot boulot. Autant dire que l’erreur n’est plus très bien tolérée autant par les vieilles générations que par la société.
Mais à mon avis, le vrai nœud du problème, il est générationnel et je vais surement déclencher l'ire des commentateurs ici. Le fameux ruissellement de richesse entre générations ne fonctionne plus. Pendant longtemps, les jeunes adultes pouvaient compter sur un coup de pouce : un apport, un logement, un héritage qui arrivait assez tôt pour servir à quelque chose. Aujourd’hui, une partie de la génération des papyboomers concentre un patrimoine énorme très souvent immobilier accumulé à une époque où tout coûtait moins cher et où l’avenir semblait plus lisible. Et pourtant, ça ruisselle très peu. On sécurise, on garde, on optimise, on transmettra “plus tard”. Sauf que “plus tard”, les petits-enfants auront déjà renoncé à faire des enfants faute de moyens. Le décalage est violent : des grands-parents très à l’aise financièrement, et des jeunes adultes qui n’osent pas fonder une famille parce qu’ils savent qu’ils n’auront aucun filet. Et parfois, ce sont les mêmes qui s’étonnent que la natalité chute.
Et malgré tout ça, je le dis sans problème : les enfants, c’est chouette. J’en ai bientôt quatre. Ça coûte cher, ça fatigue, ça met le bazar dans l’organisation, dans les finances, dans le sommeil. Mais ça donne aussi un sens très concret à la vie. Les enfants apportent une joie brute de décoffrage, une projection dans l’avenir que rien d’autre ne remplace. Le problème n’est pas là. Le problème, c’est qu’on continue à faire comme si ne pas faire d’enfants relevait d’un caprice, alors que c’est souvent une décision rationnelle face à un système qui ne soutient plus suffisamment ceux qui voudraient tenter l’aventure sans mettre en danger leur propre existence.
En résumé, ce n’est pas que les jeunes ne veulent plus d’enfants. C’est qu’ils refusent d’en faire dans un monde où tout est plus cher, plus incertain, et où l’aide familiale quand elle existe arrive souvent trop tard. Et honnêtement, difficile de leur en vouloir. Donc si Macron ou les baby boomers veulent que les jeunes fassent plus d'enfants pour payer leur retraite, il va falloir aligner le budget derrière pour les aider.
Désolé pour le coup de gueule.
Je suis d'accord avec l'idée de base mais pas avec la solution. Toujours plus d'aides et de subventions ? Non merci. Car quand c'est l'état qui gère, l'argent s'évapore toujours en route.
Que l'état commence déjà par faire son boulot à savoir assurer un système de santé qui fonctionne vraiment, une école digne de ce nom et une justice efficace pour redonner un environnement serein à ses citoyens, je pense que ça sera déjà beaucoup.
Pour ce qui est de l'aspect financier, si tout était mieux géré et que l'argent n'était pas gaspillé dans tous les sens, on pourrait tous payer moins d'impôts et garder une part plus importante du fruit de notre travail pour s'occuper de nos enfants.
Une personne qui travaille ne devrait pas avoir besoin de l'état pour avoir les moyens d'avoir des enfants et de s'en occuper correctement. Si c'est le cas (et c'est le cas aujourd'hui), alors c'est qu'il y a un sérieux problème.
Oui j'ai généralisé à outrance. Ensuite je pense que la contrainte vient aussi du fait que c'est difficile aujourd'hui. Il doit exister des gens qui n'en veulent tout simplement pas et je l'accepte volontier et une part qui s'y refuse par contrainte.
Et désolé aussi pour le conflit générationnel invoqué. Je pense que si les jeunes d'aujourd'hui étaient des vieux, ils feraient exactement pareil. J'aimerais juste que les "vieux" comprennent un peu mieux la situation. C'est aussi parce que j'ai des parents riches que mes grands-parents ont aidé à outrance mais qui ne m'aident pas beaucoup. ^^ Il me reste la fierté d'avoir tout construit tout seul avec mon épouse.
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On entend souvent que les jeunes ne veulent plus faire d’enfants. Franchement, je n’y crois pas une seconde. Beaucoup en voudraient, mais pas dans ces conditions-là. Aujourd’hui, fonder une famille, ce n’est plus un projet, c’est presque un sport extreme. Rien que le logement donne le ton : trop cher, trop petit, toujours trop loin du bureau. Faire un enfant quand chaque mètre carré coûte un SMIC annuel, ça demande soit un optimisme à toute épreuve, soit une sacré dose de déni.
À côté de ça, il y a le marché de l'emploi actuel synonyme d’absence de stabilité. On enchaîne les CDD voir les CDI, les missions, les reconversion, les licenciement, les plans B qui deviennent des plans A par défaut. Même passé 30 ans, beaucoup ne savent toujours pas de quoi sera faite leur vie dans cinq ans et la notion de carrière n'existe plu. Alors se projeter sur vingt, avec un ou plusieurs enfants, forcément ça refroidit. Ce n’est pas un manque d’envie, c’est du réalisme froid je crois.
Ensuite bah le budget. Rarement compensé par un APL et une alloc ou même une part fiscal. Nourriture, fringues, santé, école, activités, études… tout augmente, tout le temps et fortement mais les salaires non. La parentalité est devenue un poste budgétaire à part entière incompressible. Et en plus de payer, il faut être irréprochable : parent présent, patient, bienveillant, informés, jamais fatigué, jamais dépassé, pas de gros mots, pas de tapes sur les fesses, aller les chercher à l'heure, pas trop longtemps de crèche mais surtout boulot boulot boulot. Autant dire que l’erreur n’est plus très bien tolérée autant par les vieilles générations que par la société.
Mais à mon avis, le vrai nœud du problème, il est générationnel et je vais surement déclencher l'ire des commentateurs ici. Le fameux ruissellement de richesse entre générations ne fonctionne plus. Pendant longtemps, les jeunes adultes pouvaient compter sur un coup de pouce : un apport, un logement, un héritage qui arrivait assez tôt pour servir à quelque chose. Aujourd’hui, une partie de la génération des papyboomers concentre un patrimoine énorme très souvent immobilier accumulé à une époque où tout coûtait moins cher et où l’avenir semblait plus lisible. Et pourtant, ça ruisselle très peu. On sécurise, on garde, on optimise, on transmettra “plus tard”. Sauf que “plus tard”, les petits-enfants auront déjà renoncé à faire des enfants faute de moyens. Le décalage est violent : des grands-parents très à l’aise financièrement, et des jeunes adultes qui n’osent pas fonder une famille parce qu’ils savent qu’ils n’auront aucun filet. Et parfois, ce sont les mêmes qui s’étonnent que la natalité chute.
Et malgré tout ça, je le dis sans problème : les enfants, c’est chouette. J’en ai bientôt quatre. Ça coûte cher, ça fatigue, ça met le bazar dans l’organisation, dans les finances, dans le sommeil. Mais ça donne aussi un sens très concret à la vie. Les enfants apportent une joie brute de décoffrage, une projection dans l’avenir que rien d’autre ne remplace. Le problème n’est pas là. Le problème, c’est qu’on continue à faire comme si ne pas faire d’enfants relevait d’un caprice, alors que c’est souvent une décision rationnelle face à un système qui ne soutient plus suffisamment ceux qui voudraient tenter l’aventure sans mettre en danger leur propre existence.
En résumé, ce n’est pas que les jeunes ne veulent plus d’enfants. C’est qu’ils refusent d’en faire dans un monde où tout est plus cher, plus incertain, et où l’aide familiale quand elle existe arrive souvent trop tard. Et honnêtement, difficile de leur en vouloir. Donc si Macron ou les baby boomers veulent que les jeunes fassent plus d'enfants pour payer leur retraite, il va falloir aligner le budget derrière pour les aider.
Désolé pour le coup de gueule.
Sacré bordel à venir on remercie nos anciens élus et les autres
Je suis d'accord avec l'idée de base mais pas avec la solution. Toujours plus d'aides et de subventions ? Non merci. Car quand c'est l'état qui gère, l'argent s'évapore toujours en route.
Que l'état commence déjà par faire son boulot à savoir assurer un système de santé qui fonctionne vraiment, une école digne de ce nom et une justice efficace pour redonner un environnement serein à ses citoyens, je pense que ça sera déjà beaucoup.
Pour ce qui est de l'aspect financier, si tout était mieux géré et que l'argent n'était pas gaspillé dans tous les sens, on pourrait tous payer moins d'impôts et garder une part plus importante du fruit de notre travail pour s'occuper de nos enfants.
Une personne qui travaille ne devrait pas avoir besoin de l'état pour avoir les moyens d'avoir des enfants et de s'en occuper correctement. Si c'est le cas (et c'est le cas aujourd'hui), alors c'est qu'il y a un sérieux problème.
Il y cette part de rationalité mais j'ai beaucoup de patient entre 20 et 30 qui ne veulent pas d'enfant juste parce que c'est contraignant...
La génération des baby boomerang reste une génération privilégiée a tout point de vue: pas de guerre,peu de crise financière pendant leur période d'activité ou il pouvait évoluer dans les entreprises ou seule la compétence compte pas uniquement le diplôme en plus de l'immobilier a des prix plus que abordable. Consommation a outrance pas de souci de climat a gérer et il ne faut surtout rien leur interdire ...
Oui je suis d'accord, c'est un pbm de budget mais pas de sources financières. Mais dans la mesure ou les salaires n'augmentent pas, si on augmente pas l'aide pour faire garder les enfants alors le problème restera.
Oui j'ai généralisé à outrance. Ensuite je pense que la contrainte vient aussi du fait que c'est difficile aujourd'hui. Il doit exister des gens qui n'en veulent tout simplement pas et je l'accepte volontier et une part qui s'y refuse par contrainte.
Et désolé aussi pour le conflit générationnel invoqué. Je pense que si les jeunes d'aujourd'hui étaient des vieux, ils feraient exactement pareil. J'aimerais juste que les "vieux" comprennent un peu mieux la situation. C'est aussi parce que j'ai des parents riches que mes grands-parents ont aidé à outrance mais qui ne m'aident pas beaucoup. ^^ Il me reste la fierté d'avoir tout construit tout seul avec mon épouse.
Juste merci, enfin quelqu'un qui comprend.
On n'arrête pas de nous demander pourquoi on ne veut pas d'enfant mais jamais on ne demande pourquoi à ceux qui en veulent. Quand tu vois l'éducation déplorable de certains enfants, avec le smartphone dans le landau à côté du biberon de coca, certains parents auraient dû se poser cette question.
Dire que l on m apprenait la France 55 millions d habitants a l ecole. Et pourtant je ne suis pas un dinosaure
La question m'a souvent été posée. Actif de 37 ans aujourd'hui, je ne me suis jamais senti assez confiant pour faire un enfant. Quand on voit de quoi le monde est fait et surtout le chemin qu'il est en train de prendre (guerres, climat, fonctionnement de la société..) je n'ai pas bcp confiance dans mon propre avenir. Et à aucun moment je ne m'imagine amener un petit être dans un monde pareil.
Et tout ça c'est sans parler du côté financier bien sûr. On estime qu'un enfant coûterait entre 150 et 200k€ jusqu'à sa majorité (de ce que j'ai pu lire). Je ne vois pas comment mon petit salaire de fonctionnaire pourrait élever dignement un enfant.
Si c'est pour en faire quelqu'un de malheureux, je préfère laisser la responsabilité à d'autres.
Je vais porter toute mon attention sur mes proches et faire en sorte qu'ils soient heureux mais je ne risquerais pas la vie d'un enfant qui n'a rien demandé.
T'façon j'aime pas les gosses.
Bah, si, ils ne veulent pas faire d'enfants : toutes les raisons que tu évoques aboutissent bien à cette conclusion. Après, on partage ou pas ces raisons, mais le constat est là.
Rarement été autant en désaccord avec toi. Et désolé moi aussi je vais généraliser à outrance, parler de manière générale et pas juste te répondre.
Déjà pour moi si la natalité a baissé, c'est parce que la fertilité s'est effondrée. C'est je pense et de loin le premier sujet. Je crois que chez les hommes on est en réduction de plus de la moitié des gamètes en moins de 50 ans, chez les femmes si c'est sans doute bien plus compliqué à calculer, le recul doit être encore plus important. Et les causes en sont connues et on laisse totalement faire à part des demi-mesurettes.
Pour dire un mot sur l'héritage, l'allongement de la durée de la vie a changé beaucoup de choses aussi. Quand avant les gens héritaient à 20 ou 30 ans, maintenant c'est plus à 40 ou 50 ans, c'est pas là où c'est le plus utile pour fonder une famille, surtout au regard du point précédent.
D'autre part, je pense que le problème n'est pas le niveau de vie (d'ailleurs suffit de voir qui fait des enfants), c'est l'individualisme et l'incapacité à sacrifier une partie de son embourgeoisement personnel pour l'autre. T'enlèves les 30 glorieuses, comment faisaient les gens pour élever entre 5 et 10 enfants, il se serraient et ils se serraient la ceinture.
Aujourd'hui, dans la plupart des cas/couples (pas tous je vous l'accorde, il faut un peu de bon sens), conditionner l'arrivée d'un enfant à un calcul je ne l'ai jamais compris. Pour savoir si c'est le moment d'en faire un, c'est sur le couple, sur la relation entre les 2 qu'il faut s'interroger, le reste c'est principalement du vent. Pour le reste, vu la force que ça donne tu te démerdes. Et si tu n'es pas capable de te démerder pour les éduquer, ce n'est pas un peu plus de fric qui t'en aurais rendu capable (du temps à la rigueur, mais ce n'est pas toujours ce qui est cité).
Après c'est sur que si au moment de donner ou recevoir un coup de rein tu penses au financement des études ou à payer les cours de piano, t'es pas prêt pour l'aventure. Mais franchement calculer au delà de 5 ans c'est bien trop aléatoire pour s'en inquiéter . Et les 5 (voir 10) premières années ça ne coute pas non plus une blinde.
Déjà avoir un logement pus grand, ce n'est pas pour les besoins de l'enfant, faut arrêter tout de suite, un enfant et encore plus les premières années n'a pas besoin d'espace, au contraire, c'est les parents qui en ont besoin pour pouvoir se retrouver dans leur petites bulles personnelle, la bouffe n'en parlons même pas, si t'es capable de te nourrir en étant en assez bonne santé pour avoir un enfant, t'es capable de le nourrir quitte à te serrer la ceinture. L'habiller... t'as tellement de personnes qui croulent sous les fringues d'enfant que tu peux trouver des cartons pour un an, pour quelques dizaines d'euros, quand c'est pas gratuit...
Il y a effectivement la garde qui peut peser lourdement. Mais là c'est aussi variable selon la situation géographique, le quotient familial, l'aide par la caf pour le temps partiel, les chèques emplois services, les déductions d'impôts...etc.
Et dans beaucoup de cas vu comment le compte se creuse, et la vie se remplit, avec du vide...ce n'est pas toujours le pognon qui manque à l'appel.
Désolé c'était mon coup de gueule aussi, j'ai vu tellement de gens formidables qui ont grandis dans la misère, que le coup de "c'est pour l’intérêt de l'enfant" je le prends soit pour de l'aveuglement soit pour de l’hypocrisie inconsciente.
Et désolé si j'en ai choqué ou que quelqu'un le prend personnellement, chaque cas est différend, je schématise pour exprimer une idée générale et je n'ai pas le temps de prendre des pincettes même si le sujet peut être sensible.
Et tybs je viens de relire ton message, en fait tout le pourquoi de mon incompréhension et de ma réaction est contenue dans ta phrase "tenter l’aventure sans mettre en danger". C'est antinomique et aberrant.
Bref j'ai jamais compris les gens qui font des maths avant de créer la vie.
Bonjour et Bonne année à toutes et tous.
Notre planète Terre est actuellement dans la situation Démographique de clair ralentissement généralisé des naissances. Ce phénomène s'est même accéléré depuis le lustre 2010-15, au point qu'actuellement, l'Indice de Fécondité Mondial est au-dessous du seuil de renouvellement générationnel. Celui-ci à l'échelle Mondiale est de 2,3 enfants/Femme en âge de procréer.
Actuellement, au moins 70% des États de notre planète sont au-dessous de ce seuil, et excepté moins d'une dizaine d'entre-eux verront encore leur population augmenter ou stagner, à l'horizon 2100. Quant au reste, c'est sera la chute plus ou moins prononcée... dont le plus grand perdant (en pourcentage) sera la Corée du Sud (-60%), et en nombre, la Chine (plus de 700 millions d'habitants en moins).
Malgré tout ceci, la population mondiale va encore continuer d'augmenter, durant les 35 à 40 années à venir.
En 2025, la population mondiale a connu une augmentation inférieure à 70 millions d'habitants. Nous sommes déjà loin des années où ell augmentait de 100 à 110 millions, annuellement.
Ce rythme de descente d'augmentation annuelle est actuellement de deux millions inférieur à l'année précédente. Mathématiquement, on peut donc extrapoler sur un tarissement global, pour le lustre 2060-65, avec une population mondiale se situant alors aux alentours de 9,450 milliards d'habitants... au mieux.
"Au mieux", car en réalité, c'est toute l'Afrique Sub-Saharienne qui va faire toute la différence, tant dans l'échéance de "l'année de basculement" de la Démographie Mondiale, ainsi que du nombre de la Population Mondiale (9,450 milliards, 9,2 milliards ?).
Depuis quelques années, il se note en Afrique Sub-Saharienne, un début de Transition Démographique qui a toutes les probabilités de continuer, et peut-être plus vite qu'il ne se pensait: les raisons sont diverses, bien qu'elles sont connues, vu qu'elles ont déjà eu lieu dans les Pays Occidentaux ou Occidentalisé d'Asie.
Pour revenir à l'Anecdote. La situation actuelle de la France, est déjà la mise dans l'UE, depuis 2012: plus de décès que de naissances. ...et si la population de l'UE continue d'augmenter (l'UE voit sa population passer au-dessus des 450 millions d'habitants en 2025), c'est intégralement dû à l'immigration.
N'en déplaise à "certains"... l'UE arrivera uniquement à maintenir ce chiffre jusqu'à l'horizon 2100... si l'on intègre 90 millions d'immigrants, durant les 75 prochaines années. En opposé, si l'UE décidait de fermer complètement les frontières, l'UE n'aurait plus que 300 millions d'habitants en 2100.
Quant à la France dans tout cela: les près de 70 millions d'habitants que nous sommes actuellement, devrait (selon l'INSEE) se maintenir jusqu'en 2070 à peu près. Ensuite, on n'échapperait pas à la dégringolade Démographique...
Mais au-delà de tous ces chiffres, projections et extrapolations basées sur les reflets de 2026, il y a également d'autres impératifs pouvant complètement fausser les chiffres d'un pays donné. La France sera-t'elle encore une destination d'immigration dans 10, 20 ou 50 ans ? ..ou une terre d'émigration nette, découlant d'un marasme économique ? Somme toute, c'est à 90%, la situation économique d'un État donné, qui joue sur les facteurs d'immigration/émigration.
Par ailleurs, dans 50 ou 70 ans, quand la proportion mondiale de personnes âgées de moins de 35 ans sera clairement minoritaire, les flux migratoires mondiaux seront-ils encore aussi importants qu'aujourd'hui ?
Pas de soucis et je suis même heureux d'avoir ton commentaire. J'ai commenté avec ma "bulle" effectivement et mon entourage. J'ai beaucoup de copains avec d'excellentes situations qui ne veulent pas d'enfants car pour eux c'est trop cher et trop compliqué.
Ok pour la bouffe et les fringues c'est quasiment anecdotique si on veut. Le logement, les études et la garde d'enfant certainement pas et c'est le plus gros budget meme avec deux gros salaires (qui font qu'aucune aide n'est possible).
Après évidemment, on pourra toujours parler de la gestion du budget et des priorités. On n'est pas obligé d'avoir un iphone ou une voiture neuve, etc....
Bref les études montrent toujours des raisons économiques :
www.unaf.fr/causes-consequences-baisse-natalite-en-france-unaf-audition-assemblee-nationale
Je trouve ta vision très pessimiste et pas assez nuancée. Concernant le logement, on voit effectivement que le ratio cout/salaire est en augmentation, mais cela a été notamment une conséquence de la forte diminution des taux d'intérêt qui ont permis un accès facilité dans les années 2000. Mes parents ont acheté leurs maisons à 19% d'intérêt,, alors qu'ils sont entre 2 et 4% depuis 20 ans. Le nombre de ménage propriétaire de son logement augmente chaque année.
Concernant l'emploi, je ne suis carrément pas d'accord. Quand j'ai commencé ma carrière professionnelle, on a tous eu droit au fameux "désolé, vous n'avez pas assez d'expérience" pour des postes junior. Aujourd'hui, il y a tellement pénurie de salarié que n'importe quel jeune MOTIVÉ peut postuler, les entreprises sont de plus en plus ouvertes à la formation interne. Et je parle de poste à responsabilité, pas forcément de bullshit job. Et qui dit pénurie dit négociation... Mais curieusement, les négociations concernent aujourd'hui plus les conditions de travail et les avantages indirects que le salaire...
Après, effectivement, il n'y a pas de stabilité ni de projet de carrière car personne n'en veut. Franchement, tu croises beaucoup de jeunes qui disent, je veux faire 20 ans dans cette boite? Ca n'existe plus. Cela convient aux entreprises, cela convient au salariés et cela permet qu'il y ait des opportunités d'emploi en permanence.
Je ne dis pas que c'est mieux aujourd'hui, mais c'est trop facile de se dire qu'aujourd'hui tout va mal et je n'ai qu'à me recoucher. J'entends beaucoup trop de discours défaitistes pour se complaire dans un système de victimisation et éviter de se bouger (et surtout reporter la faute à autrui) plutôt que se bouger et se poser la question de ce qu'il y a à faire pour changer les choses.
On nous bassine avec le pouvoir d'achat, pourtant il reste grosso modo parallèle à l'indice de salaire. Donc la situation globale n'empire pas. OK, l'indice de Gini révèle que les inégalités augmentent, démontrant des situations désolantes, mais cela représente probablement une part de la population moins importante que celle qui se plaint. D'autant plus que je ne suis pas sûr que ceux qui se plaignent le plus soient les vrais malheureux. Je me souviens toujours des propos d'une dame très défavorisée qui me disait "Je n'ai pas le temps de me plaindre, je suis trop occupée à survivre".
Donc si on ne fait pas d'enfant, c'est un choix par rapport à une situation qu'on choisit également de trouver trop contraignante. Pour preuve, si la situation était si calamiteuse, tout les enfants de "pauvres" trainerait dans la rue ou à la mine. Ce n'est pas le cas ! Si certains y arrivent, pourquoi pas les autres ? Et même si les (grands)parents transmettent moins (je demande à vérifier), ils sont en revanche actifs plus longtemps. Fini la mamie en train de doucement crever dans son fauteuil au coin du feu, maintenant, c'est les mamies qui entrainent les gamins au sport...
Désolé pour le pavé, mais j'avoue saturer de la victimisation qui fait crever la société.
Désolé pour les fautes, j'ai écrit rapidement et sans relecture :)
Je vois bien ce que tu veux dire, et oui, il y a un ras-le-bol légitime face au discours permanent du « tout fout le camp ». Mais à force de vouloir combattre le défaitisme, tu finis un peu par tomber dans l’excès inverse : celui qui consiste à dire que si on n’y arrive pas, c’est surtout parce qu’on ne fait pas assez d’effort.
Sur le logement, l’argument des taux est vrai… mais seulement à moitié. Oui, nos parents ont acheté à des taux délirants (entre 10 et 20% selon les années). Mais ils achetaient aussi des biens qui représentaient beaucoup moins d’années de salaire, avec une perspective assez claire : boulot stable, carrière lisible, maison payée avant 50 ans. Aujourd’hui, le crédit est moins cher (si on veut, 3,7% ça pique déjà), mais tu t’endettes plus longtemps (25 ans, 30 ans ? 35 ans ?), sur des montants bien plus lourds, et souvent à deux. Le fait que le nombre de propriétaires augmente ne veut pas dire que l’accès est plus simple, juste qu’il est plus tardif, plus conditionné, et souvent très dépendant du coup de pouce familial (les 10% d'apport on les trouve où ?). Ce n’est pas catastrophique, mais ce n’est pas neutre non plus quand tu réfléchis à faire un enfant.
Sur l’emploi, là franchement, tu forces un peu le trait. Oui, il y a pénurie. Oui, certains jeunes négocient. Mais dire que « n’importe quel jeune motivé » peut accéder à des postes à responsabilité, c’est oublier qu’on ne part pas tous avec les mêmes cartes. Ton raisonnement marche très bien pour ceux qui ont le bon diplôme, les bons codes, la mobilité, et un minimum de réseau. Pour les autres, la pénurie se traduit surtout par plus de pression, plus de polyvalence, et pas forcément plus de sécurité. Et le fait que les négos portent davantage sur les avantages que sur le salaire, ce n’est pas forcément un progrès : ça montre surtout qu’on a intégré que le salaire seul ne permet plus de se projeter sereinement sur le long terme et que ce n'est plus le seul argument valable pour convaincre.
Tu dis que plus personne ne veut de stabilité ni de carrière longue. C’est en partie vrai, mais ce n’est pas juste une lubie générationnelle. Beaucoup n’en veulent plus parce que la stabilité n’offre plus ce qu’elle promettait avant. Faire 20 ans dans une boîte sans vraie progression (quid des augmentations en France ?), sans patrimoine sécurisé, sans transmission évidente, ça fait rêver qui ? Ce n’est pas un rejet du travail, c’est un calcul assez rationnel. D'autant plus que la retraite est de moins en moins assurée.
Là où je décroche vraiment, c’est quand on commence à parler de victimisation. Dire que les gens se plaignent pour éviter de se bouger, c’est confortable intellectuellement, mais un peu court. On peut ne pas être pauvre, ne pas être malheureux, et quand même avoir le sentiment que l’ascenseur social est plus lent, plus étroit, et plus incertain que pour la génération d’avant. Ce n’est pas de la posture, c’est une comparaison factuelle.
Et l’argument « si les pauvres y arrivent, pourquoi pas les autres » est trompeur. Historiquement, les plus précaires ont toujours fait des enfants, parfois justement parce qu’ils avaient moins à perdre. Aujourd’hui, ce sont surtout les classes intermédiaires qui hésitent, pas par misère, mais parce que la barre du « bon parent » a été placée très haut. Temps, argent, énergie, disponibilité émotionnelle : on a transformé l’enfant en projet premium, et forcément, certains renoncent.
Donc oui, ne pas faire d’enfant est un choix. Mais ce choix n’est pas pris dans le vide. Il est cohérent avec une société qui valorise la mobilité, l’autonomie, la performance individuelle, et qui s’étonne ensuite que les gens hésitent à s’engager dans quelque chose de lourd, irréversible et peu compatible avec tout ça.
Ce n’est ni de la paresse, ni de la pure victimisation. C’est juste le reflet du monde qu’on a construit.
en moyenne on passe de 3 ans de revenu moyen (entre 1970 et 1980) à 5 à 6 ans aujourd'hui. On a doublé le nombre d'année de revenu pur pour acheter un bien....alors que c'était stable jusqu'en 1970 (ratio prix du logement / revenu moyen remarquablement stable avant).
Autrement dit :
- tes parents payaient très cher le crédit,
- toi, tu payes très cher le bien.
A la fin ça ne change rien et c'est même pire.
Oui et non.
Certain (voire finalemét beaucoup dans mon entourage) ne veulent pas d'enfant pour continuer à avoir une vie édoniste à bourlinguer et voyager de partout (et a autour de 37ans).
D'autres sortiront comme prétexte l'avenir incertain. D'autres + honnêtes ne cacherait pas leur coté égoïste à vouloir profiter de la vie sans contrainte. Et autant vous dire que célibataire ou en couple sans enfant il y a moyen de faire lebtour de monde, travailler a l'étranger et se faire de gros salaire et ensuite passer des vacàce dans des pays du ''Thiers Monde'' comme un roi.
J'avoue que des fois leur vie me donne envie donc je lea comprends. Et ceux qui finalement n'ont pas confiance en l'avenir ce sont ''juste'' limité à un enfant.
Ps: oui les papy boomers avec 9années de salaire pouvaient se payer leur résidence principale alors qu'aujourd'hui il faut 25ans de salaire...
oui, j'ai forcé le trait, mais c'était bien pour contrebalancer le ton de ton com' ^^
Juste un complément car je me rends compte que ma tournure était malheureuse. quand j'ai dit "si les pauvres y arrivent, pourquoi pas les autres " ce que je voulais dire c'est que quelque soit la condition sociale des gens, d'autres personnes de la même condition sociale y arrivent, ce qui montre que ce n'est pas rédhibitoire. Sur le fond, ca change rien, mais en me relisant, je trouve que mes propos pouvaient être très mal interprétés.
Je te rejoins sur un fait, on a transformé l'enfant en projet premium. Mais c'est la faute à qui ? Pas aux parents eux-mêmes? Aujourd'hui, j'ai la chance de faire partie de cette middle class, sans trop de problème de thunes mais sans excédent non plus. J'y arrive très bien car j'adapte simplement mon train de vie à mes capacités financières. Et plutôt que pleurer car le système ne me permet pas de partir au ski ou à la mer, je me satisfait de passer des vacances à la campagne en famille. Et ce n'est pas parce que je peux payer un nouveau jouet à mes gamins toutes les semaines que je vais le faire.
Plutôt qu'utiliser victimisation, j'aurais pu utiliser un terme moins polémique comme "réticence à la frustration", mais le fond est le même. Je maintiens et je persiste : aujourd'hui n'est pas pire qu'hier, il est différent. Aujourd'hui, on a jamais eu autant de passerelles entre les cursus scolaires si on veut changer de voie. Aujourd'hui, on n'a jamais eu autant de flexibilité pour changer de taf. Aujourd'hui, il n'a jamais été aussi simple de créer une auto-entreprise. Aujourd'hui, même si l'ascenseur social est (trés) perfectible, un fils d'ouvrier peut espérer faire autre chose qu'ouvrier. Aujourd'hui, on n'a jamais fait autant attention à l'équité homme/femme et l'intégration des "spécificités" (handicapés, etc...) même si ca reste trééééés perfectible.
Et si, la motivation ouvre énormément de portes. Entre quelqu'un de volontaire mais non qualifié ou rien, le choix se fait vite. Je pourrais te donner 100 exemples que j'ai croisé mais je vais te donner que celui qui ma scié : un pote en cabinet d'avocat a fini par recruter quelqu'un qui ne maitrisait pas le français. Pas pour plaider, pour l'appui administratif. Mais quand on sait que 90% du rôle d'un cabinet consiste à se taper des textes de lois et rédiger des synthèses, ca pose le truc.
Bref, on pourrait passer notre soirée à lister des chiffres et des exemples mais mon idée n'est pas d'argumenter qu'hier était mieux ou pire, simplement de montrer que NON, on n'est pas dans une société foutue. Elle a simplement évolué, pas toujours en bien je le reconnais trés largement.
Mais pour finir, je te citerai : "C’est juste le reflet du monde qu’on a construit." je suis d'accord à 100 %. Mais si on a été capable de le construire, on est capable de le faire évoluer. On le voit pour le changement climatique, ce qui n'est pas une mince affaire : C'est long, c'est lent, c'est peut-être trop tard, il n'empêche, ça bouge. Pourquoi on y arriverait pas pour l'individualisme, pour l'égocentrisme, sur l'éducation de nos enfants ?... Je reconnais que ni nos politiques ni nos médias n'aident en ce sens, mais ce n'est pas en constatant et entérinant une situation d'échec que l'avenir sera plus radieux demain....
Cette évolution avec en particulier ce que tu as décris sous le terme d’arrêt du « ruissellement de richesses entre générations » a été parfaitement décrit par Alfred Sauvy, économiste, démographe et sociologue français dans les années 1950 à 1970.
J’ai eu la chance d’assister à une de ses conférences il y a une cinquantaine d’années. C’était d’ailleurs à cette conférence que j’ai entendu pour la première fois le terme « écologie » que je ne connaissais pas.
fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Sauvy
Je trouve passionnant que cela réapparaisse actuellement.
Certes mais il faut mettre en relation cette données avec diminution des prix des objets de consommation.
Et comme tu posais la questions des augmentations, voici la réponse de l'Insee :
www.insee.fr/fr/statistiques/7457170
Pour ceux qui ne veulent pas cliquer :
Entre 1996 et 2024, le salaire net moyen en équivalent temps plein des salariés du secteur privé a augmenté de 13,9 %, en euros constants (c’est-à-dire corrigé de l’inflation), soit +0,5 % par an en moyenne. Le salaire des ouvriers a progressé de 17,3 % sur cette période, soit plus rapidement que celui des autres catégories socioprofessionnelles (+11,1 % pour les employés, +0,5 % pour les cadres et +0,9 % pour les professions intermédiaires). Les salaires d’une partie des employés et des ouvriers, notamment les moins qualifiés, sont proches du Smic. De ce fait, ils peuvent bénéficier de ses revalorisations, directement ou par un effet de diffusion, au travers notamment d’accords de branches. Les salaires des cadres sont quant à eux davantage sensibles aux chocs conjoncturels, car ils intègrent une part variable liée à la performance individuelle ou collective, en général plus forte que pour les autres catégories socioprofessionnelles.
Sur une période plus récente, entre la crise économique de 2008-2009 et 2024, le salaire net en équivalent temps plein a augmenté en moyenne de 4,2 % en euros constants dans le privé, soit une hausse de 0,3 % en moyenne par an. Entre 2009 et 2023, il a légèrement diminué dans l'ensemble de la fonction publique (-0,6 % sur la période, soit 0,0 % en moyenne par an), avec cependant des évolutions différentes selon les versants : -0,2 % en moyenne par an dans la fonction publique d’État, -0,1 % en moyenne par an dans la fonction publique territoriale et +0,4 % en moyenne par an dans la fonction publique hospitalière, qui a bénéficié des primes exceptionnelles versées durant la crise sanitaire puis des mesures de revalorisations prises dans le cadre des accords du Ségur de la Santé