Vos amis ont probablement plus d'amis que vous en avez vous-même. C’est le "paradoxe de l’amitié" : quand on regarde "les amis des gens", les plus populaires sont surreprésentés, et tirent la moyenne vers le haut. D’où l’impression d’être moins entouré, même si vous êtes sociable.
La partie contre-intuitive, c’est que "choisir un ami" n’est pas du tout comme "choisir une personne". Si l’on prend quelqu’un au hasard puis un de ses amis, on a beaucoup plus de chances de tomber sur une personne très connectée, simplement parce qu’elle apparaît dans beaucoup de listes. Cela biaise la perception (et celle des réseaux sociaux) et sert aussi en santé publique : suivre ou vacciner "les amis de personnes tirées au sort" permet de viser plus vite les gens centraux dans le réseau.
Une étude publiée en 2010 a effectivement démontré qu’en appliquant le paradoxe de l’amitié à la surveillance d’un réseau social, on pouvait repérer une épidémie de grippe presque 2 semaines plus tôt qu’avec les méthodes de suivi classiques.

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Je suppose que comme beaucoup de monde, la réponse qui m'est venue naturellement à l'esprit est "pas à n'importe quel prix, point trop n'en faut".
Mais après, ca m'a fait réfléchir et je suis allé pêcher quelques chiffres en ligne: avoir des liens sociaux solides augmente de 50% les chances de survie sur une période donnée. L'interaction sociale protege le cerveau, réduisant le risque de démence et d'alzheimer. Comme tu peux t'en douter, elle atténue également la dépression.
L'isolement social serait un facteur de risque comparable au fait de fumer 15 cigarettes par jour ou à l'alcoolisme, et s'avère plus dangereux que l'obésité ou l'inactivité physique.
La solitude augmente en effet de 29% le risque de maladie coronarienne et de 32% le risque d'AVC. Sur le plan biologique, l'isolement active des gènes liés à l'inflammation chronique (diabète par exemple) et affaiblit la réponse antivirale du système immunitaire.
Je me suis donc interrogé, comment la solitude peut par exemple augnenter le risque d'AVC ? Eh bien la réponse n'est pas simplement que les personnes seules "prennent moins soin d'elles" (bien que cela joue un role), mais c'est surtout que le corps percoit la solitude comme une menace physique immédiate: pour nos ancêtres préhistoriques, être seul signifiait être une proie facile. Notre cerveau a conservé ce réflexe, la solitude active le système nerveux sympathique (le système "combat-fuite") de manière quasi permanente. Du coup, le corps est chargé en hormones de stress comme le cortisol. Contrairement à un stress ponctuel (utile), ce stress chronique abime les tissus sur le long terme.
C'est le lien le plus direct avec l'AVC, car sous l'effet du stress chronique les vaisseaux sanguins se contractent pour se préparer à une éventuelle blessure, le cœur doit pomper plus fort, ce qui crée de l'hypertension artérielle (le porincipal facteur de l'AVC). Les études montrent que les personnes seules ont des artères plus rigides et une tension plus élevée, même au repos.
Bon, maintenant, pour répondre à ta question: les recherches suggèrent que 5 est le nombre optimal de relations proches pour prédire le bien-être mental et physique. Au-delà, les bénéfices supplémentaires (notamment pour la dépression) tendent à plafonner. Mais avoir simplement 2 à 4 amis proches suffit dejà pour réduire significativement les risques médicaux liés à la solitude.
Non il faut avoir le moins d'amis possible et que ceux-ci aient le moins d'amis possible sinon tu vas choper la grippe.
Moi je n'ai toujours pas compris non seulement le complément, mais le début également !
Il aurait fallu préciser qu'il s'agit des faux amis des réseaux (as)sociaux...j'essayais de comprendre l'anecdote avec les vrais amis dans la vraie. vie et ça ne donnait rien !
Je ne sais pas si tu as lu les commentaires, mais il s’agit bien de vrais amis dans la vraie vie, pas des réseaux sociaux numériques (Facebook etc).