Une étude de 2023 a prouvé que des tomates et plants de tabac coupés ou assoiffés émettent des clics ultrasoniques. Inaudibles pour l'Homme, ces sons sont pourtant aussi bruyants qu'une conversation humaine normale ! Ce phénomène purement physique, lié à la cavitation (la formation et l'éclatement de bulles d'air dans les tiges), pourrait être perçu par les insectes ou alerter les plantes voisines d'un danger.

Commentaires préférés (1)
"Inaudibles pour l'Homme, ces sons sont pourtant aussi bruyants qu'une conversation humaine normale"
Je ne veux pas polémiquer mais cette phrase ne veut absolument rien dire.
Mais on pourrait dire éventuellement qu'il y a autant d'énergie sonore dans ces clics ultrasoniques que pour une conversation humaine normale (c'est un peu alambiqué mais ça peut se tenir si on veut même si on évite normalement de comparer des niveaux d'énergie à des fréquences différentes...).
Bon ensuite en conclure que les plantes crient quand elles sont stressées.... alors qu'il est clairement expliqué que ces bruits sont liés au phénomène de cavitation qui survient lorsque de minuscules bulles éclatent dans la tige. C'est comme quand je coupe une grosse branche, souvent elle craque dans un grand bruit, je n'imagine pas que l'arbre est en train de crier.
Attention, je ne dis pas que les plantes ne communiqueraient pas ou qu'elles ne peuvent pas s'avertir en cas de danger, je n'en sais rien. Mais là on extrapole beaucoup à partir d'une phrase physiquement fausse. Cela fait beaucoup.
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Un premier pas vers un langage florale ?
La nature est décidément une ressource inépuisable de surprises !
Est ce que ça pourrait pas être exploité avec un appareil de mesure pour savoir quand les plants ont soif?
"Inaudibles pour l'Homme, ces sons sont pourtant aussi bruyants qu'une conversation humaine normale"
Je ne veux pas polémiquer mais cette phrase ne veut absolument rien dire.
Mais on pourrait dire éventuellement qu'il y a autant d'énergie sonore dans ces clics ultrasoniques que pour une conversation humaine normale (c'est un peu alambiqué mais ça peut se tenir si on veut même si on évite normalement de comparer des niveaux d'énergie à des fréquences différentes...).
Bon ensuite en conclure que les plantes crient quand elles sont stressées.... alors qu'il est clairement expliqué que ces bruits sont liés au phénomène de cavitation qui survient lorsque de minuscules bulles éclatent dans la tige. C'est comme quand je coupe une grosse branche, souvent elle craque dans un grand bruit, je n'imagine pas que l'arbre est en train de crier.
Attention, je ne dis pas que les plantes ne communiqueraient pas ou qu'elles ne peuvent pas s'avertir en cas de danger, je n'en sais rien. Mais là on extrapole beaucoup à partir d'une phrase physiquement fausse. Cela fait beaucoup.
Alors oui, les sons émis par les plantes par cavitation sont réels... mais sont-ils réellement perçus par voie aérienne par les plantes des alentours ?
Féliciter l'auteur de l'anecdote, pour avoir utilisé le Conditionnel dans sa dernière phrase, car plusieurs études sur la bioacoustique aérienne des plantes ne sont pas concluants.
De plus, les protocoles employés dans ces études, ne sont pas absents de polémiques...
Il est fort probable que la majorité des études en bioacoustique des plantes, ayant voulu démontrer la capacité de transmission et réception des sons par l'air... soit en réalité transmis par le substrat. Par exemple, la Science a déjà déterminé que les plantes sont sensibles au son produit lors du broyage par des herbivores, ou celui produit par la pluie qui tombe.
La Science sait également que les plantes peuvent entendre le son de l'eau coulant dans le sous-sol. Le système racinaire se dirigera vers cet endroit, surtout si le reste du terrain est aride. Ce ne sont pas les exemples qui manquent: les racines d'arbres plantés en milieu urbain et entourant une canalisation, sont régulièrement localisés lors de travaux de voirie et de maintenance du réseau (eau potable ou eaux grises).
Dans les cas précédemment cités, le son est transmis par le substrat, et le ŕecepteur pourrait être (rien de certain), les structures sensorielles que sont les trichomes.
Cependant, n'étant pas des mécanorécepteurs aussi élaborés et sensibles que chez les animaux, la perception est estimée être à courte distance et sur certaines plages de son... si du moins ce sont eux qui perçoivent réellement les sons.
j’avais entendu dire que des plantes pouvaient communiquer par des odeurs (phéromones?), mais le bruit...
puydesciences.uca.fr/guichet-des-sciences/les-arbres-communiquent-ils-entre-eux
Si la branche crie quand tu la coupes, penses à enlever tes doigts de sous la tronçonneuse
Oui, un cas très intéressant avec le koudou, une antilope qui mange de l’acacia.
Quand l’acacia est brouté, il sécrète des tanins qui rendent ses feuilles toxiques et évite ainsi de se voir efeuillé.
De l’éthylène est aussi sécrété par les feuilles, qui s’en va dans l’air avertir les autres arbres, qui à leur tour sécrètent aussi des tanins par prévention.
D’ailleurs, avec le temps, les koudous ont appris à se déplacer contre le vent. Comme ça, les nouveaux acacias qu’ils trouvent n’ont pas reçu l’information chimique et sont toujours comestibles.