On a retrouvé des parties du catalogue d’étoiles d’Hipparque

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En 2022, des chercheurs ont retrouvé dans un manuscrit médiéval effacé des fragments du catalogue d’étoiles d’Hipparque, perdu depuis l’Antiquité. C'est la plus ancienne tentative connue pour cartographier précisément le ciel étoilé.

Révélé par imagerie multispectrale, ce palimpseste montre qu’Hipparque utilisait déjà des coordonnées numériques au IIe siècle av. J.-C. Ses mesures étaient même plus précises que celles du célèbre catalogue de Ptolémée, bien postérieur.


Commentaires préférés (1)

L’anecdote m’a beaucoup intéressé, alors j’ai gratté (jeu de mots facile):
Rien n’est sûr, mais les chercheurs pensent avoir retrouvé des morceaux du catalogue d’étoiles d’Hipparque, cet astronome grec qui vivait vers 150 avant J.-C comme le dit l’anecdote. Le truc est incroyable parce que ce catalogue était considéré comme perdu depuis plus de 2 000 ans. En fait, les textes avaient été grattés au Moyen Âge pour recycler le parchemin et écrire des prières chrétiennes à la place. Mais maintenant, sur ce type de document, les chercheurs utilisent systématiquement des caméras multi spectres pour tenter de récupérer des textes enfoui. Et effectivement, ils ont réussi à faire réapparaître l’écriture antique cachée en dessous. Et là, surprise : ils tombent sur des coordonnées d’étoiles extrêmement précises. Par exemple, Hipparque indiquait déjà la position des étoiles en utilisant une sorte de latitude et longitude. Pour certaines étoiles de la constellation de la Couronne boréale, ses mesures étaient juste décalées d’un degré par rapport aux calculs modernes. Il avait aussi compris que les étoiles ne sont pas fixes : il est probablement le premier à avoir identifié la précession des équinoxes, c’est-à-dire le lent “balancement” de l’axe de la Terre. Plus de 1 700 ans avant les grands observatoires modernes…


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L’anecdote m’a beaucoup intéressé, alors j’ai gratté (jeu de mots facile):
Rien n’est sûr, mais les chercheurs pensent avoir retrouvé des morceaux du catalogue d’étoiles d’Hipparque, cet astronome grec qui vivait vers 150 avant J.-C comme le dit l’anecdote. Le truc est incroyable parce que ce catalogue était considéré comme perdu depuis plus de 2 000 ans. En fait, les textes avaient été grattés au Moyen Âge pour recycler le parchemin et écrire des prières chrétiennes à la place. Mais maintenant, sur ce type de document, les chercheurs utilisent systématiquement des caméras multi spectres pour tenter de récupérer des textes enfoui. Et effectivement, ils ont réussi à faire réapparaître l’écriture antique cachée en dessous. Et là, surprise : ils tombent sur des coordonnées d’étoiles extrêmement précises. Par exemple, Hipparque indiquait déjà la position des étoiles en utilisant une sorte de latitude et longitude. Pour certaines étoiles de la constellation de la Couronne boréale, ses mesures étaient juste décalées d’un degré par rapport aux calculs modernes. Il avait aussi compris que les étoiles ne sont pas fixes : il est probablement le premier à avoir identifié la précession des équinoxes, c’est-à-dire le lent “balancement” de l’axe de la Terre. Plus de 1 700 ans avant les grands observatoires modernes…

a écrit : L’anecdote m’a beaucoup intéressé, alors j’ai gratté (jeu de mots facile):
Rien n’est sûr, mais les chercheurs pensent avoir retrouvé des morceaux du catalogue d’étoiles d’Hipparque, cet astronome grec qui vivait vers 150 avant J.-C comme le dit l’anecdote. Le truc est incroyable parce que ce catalogue était cons
idéré comme perdu depuis plus de 2 000 ans. En fait, les textes avaient été grattés au Moyen Âge pour recycler le parchemin et écrire des prières chrétiennes à la place. Mais maintenant, sur ce type de document, les chercheurs utilisent systématiquement des caméras multi spectres pour tenter de récupérer des textes enfoui. Et effectivement, ils ont réussi à faire réapparaître l’écriture antique cachée en dessous. Et là, surprise : ils tombent sur des coordonnées d’étoiles extrêmement précises. Par exemple, Hipparque indiquait déjà la position des étoiles en utilisant une sorte de latitude et longitude. Pour certaines étoiles de la constellation de la Couronne boréale, ses mesures étaient juste décalées d’un degré par rapport aux calculs modernes. Il avait aussi compris que les étoiles ne sont pas fixes : il est probablement le premier à avoir identifié la précession des équinoxes, c’est-à-dire le lent “balancement” de l’axe de la Terre. Plus de 1 700 ans avant les grands observatoires modernes… Afficher tout
Pour les parchemins c’est extraordinaire. Mais j’avais vu un débat sur l’utilisation de cette technique sur les œuvres et la question n’était pas si simple. Si un artiste a recouvert une œuvre, peut être n’est-il pas approprié de la retrouver avec cette technique dans le sens où cela va à l’encontre de sa volonté.

a écrit : Pour les parchemins c’est extraordinaire. Mais j’avais vu un débat sur l’utilisation de cette technique sur les œuvres et la question n’était pas si simple. Si un artiste a recouvert une œuvre, peut être n’est-il pas approprié de la retrouver avec cette technique dans le sens où cela va à l’encontre de sa volonté. En l'occurrence, c'est pas l'auteur originel mais un copiste ultérieur qui a gratté et recouvert

L'obscurantisme religieux a détruit ou tenté de détruire de nombreuses connaissances scientifiques au fil des siècles...

a écrit : L'obscurantisme religieux a détruit ou tenté de détruire de nombreuses connaissances scientifiques au fil des siècles... C'est vrai, et en même temps les moines copistes ont permis la préservation et la diffusion d'innombrables connaissances scientifiques inestimables au fil des siècles.
Par ailleurs les religieux dans le monde catholique et très certainement dans les autres religions ont bien souvent été scientifiques par ailleurs. J'imagine que quand tu passes ton temps à prier, travailler manuellement et réfléchir sur le monde ça facilite la pensée scientifique.