La peur des machines à écrire

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Sous la dictature de Ceaușescu en Roumanie, le régime avait tellement peur des tracts qu'il imposa en 1983 l'enregistrement obligatoire des machines à écrire. Posséder cet outil nécessitait alors une autorisation spéciale de la police.

Cette loi ubuesque montre la terreur du pouvoir face à l'écrit. La police secrète (la Securitate) prélevait même un échantillon de frappe de chaque machine afin de pouvoir identifier immédiatement l'auteur du moindre texte subversif.


Commentaires préférés (2)

La plume est plus forte que l'épée !

a écrit : anecdote tellement scientifique qu'il ne pouvait n'y avoir de source qu'en anglais... et pour la traduction par votre navigateur... ce sont des images

1er site : complotiste "c'était mieux avant"
2èmè site : pareil, mais spécialisé dans la ridiculisation des "nou
veautés" qui n'ont pas marché
le troisième site est connu surtout au canada, et traduit la plupart de ses articles en français. mais pas celui-là
le quatrième site, Wikipédia en français n’apporte pas de précisions sur l’histoire de la Roumanie et des machines à écrire, c'est un long descriptif de l'action anti-populaire d'une police secrète au ordre d'une tyrannie sans scrupule... mais rien sur les machines à écrire
je passe
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Bonjour Rene,

L’anecdote est en français et, je pense, se suffit à elle-même pour être comprise ; les sources sont surtout là pour confirmer sa véracité. Or ce point précis est assez peu diffusé en français, probablement parce qu’il s’agit d’un détail très spécifique de l’histoire roumaine. Les meilleures sources directes sont donc roumaines ou spécialisées.

Le texte officiel du décret roumain n°98 du 28 mars 1983 dit notamment :

« Deținerea mașinilor de scris de către persoanele fizice este permisă numai pe baza autorizației eliberate de miliție. »

Traduction : « La détention de machines à écrire par les personnes physiques n’est permise que sur la base d’une autorisation délivrée par la Milice. »

legislatie.just.ro/Public/DetaliiDocument/565

Le même décret précise aussi :

« Persoanele fizice care dețin mașini de scris sînt obligate să depună [...] cîte o fișă cu caracterele literelor, cifrelor și semnelor ortografice. »

Traduction : « Les personnes physiques qui possèdent des machines à écrire sont obligées de déposer [...] une fiche avec les caractères des lettres, chiffres et signes orthographiques. »

legislatie.just.ro/Public/DetaliiDocument/565

Donc oui, les sources directement probantes ne sont pas francophones, mais elles confirment bien le cœur de l’anecdote : autorisation policière obligatoire, enregistrement des machines à écrire et dépôt d’un échantillon de frappe permettant l’identification.


Tous les commentaires (5)

La plume est plus forte que l'épée !

anecdote tellement scientifique qu'il ne pouvait n'y avoir de source qu'en anglais... et pour la traduction par votre navigateur... ce sont des images

1er site : complotiste "c'était mieux avant"
2èmè site : pareil, mais spécialisé dans la ridiculisation des "nouveautés" qui n'ont pas marché
le troisième site est connu surtout au canada, et traduit la plupart de ses articles en français. mais pas celui-là
le quatrième site, Wikipédia en français n’apporte pas de précisions sur l’histoire de la Roumanie et des machines à écrire, c'est un long descriptif de l'action anti-populaire d'une police secrète au ordre d'une tyrannie sans scrupule... mais rien sur les machines à écrire
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a écrit : anecdote tellement scientifique qu'il ne pouvait n'y avoir de source qu'en anglais... et pour la traduction par votre navigateur... ce sont des images

1er site : complotiste "c'était mieux avant"
2èmè site : pareil, mais spécialisé dans la ridiculisation des "nou
veautés" qui n'ont pas marché
le troisième site est connu surtout au canada, et traduit la plupart de ses articles en français. mais pas celui-là
le quatrième site, Wikipédia en français n’apporte pas de précisions sur l’histoire de la Roumanie et des machines à écrire, c'est un long descriptif de l'action anti-populaire d'une police secrète au ordre d'une tyrannie sans scrupule... mais rien sur les machines à écrire
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Bonjour Rene,

L’anecdote est en français et, je pense, se suffit à elle-même pour être comprise ; les sources sont surtout là pour confirmer sa véracité. Or ce point précis est assez peu diffusé en français, probablement parce qu’il s’agit d’un détail très spécifique de l’histoire roumaine. Les meilleures sources directes sont donc roumaines ou spécialisées.

Le texte officiel du décret roumain n°98 du 28 mars 1983 dit notamment :

« Deținerea mașinilor de scris de către persoanele fizice este permisă numai pe baza autorizației eliberate de miliție. »

Traduction : « La détention de machines à écrire par les personnes physiques n’est permise que sur la base d’une autorisation délivrée par la Milice. »

legislatie.just.ro/Public/DetaliiDocument/565

Le même décret précise aussi :

« Persoanele fizice care dețin mașini de scris sînt obligate să depună [...] cîte o fișă cu caracterele literelor, cifrelor și semnelor ortografice. »

Traduction : « Les personnes physiques qui possèdent des machines à écrire sont obligées de déposer [...] une fiche avec les caractères des lettres, chiffres et signes orthographiques. »

legislatie.just.ro/Public/DetaliiDocument/565

Donc oui, les sources directement probantes ne sont pas francophones, mais elles confirment bien le cœur de l’anecdote : autorisation policière obligatoire, enregistrement des machines à écrire et dépôt d’un échantillon de frappe permettant l’identification.