Une IA a résolu un vieux problème mathématique

Proposé par
le
dans

En mai 2026, une intelligence artificielle a résolu un problème de géométrie ouvert depuis 80 ans : la conjecture d’Erdős sur les distances unités. La machine a réfuté cette conjecture, créant une preuve inédite validée par des experts, comme le médaillé Fields Terence Tao.

Face à ce saut technologique, la communauté a réagi. En juin 2026, plus de 1 200 mathématiciens ont signé un manifeste mondial, visant à encadrer l’usage des IA dans la recherche pour maintenir impérativement l’intelligence humaine au cœur de la discipline.


Tous les commentaires (28)

J'ai juste posé la question a Chatgpt
A chacun d'en faire sa conviction.

C'est une bonne question. La réponse courte est : je peux présenter des risques si je suis mal utilisé, mais je ne suis pas conçu pour être dangereux.
Comme beaucoup de technologies puissantes, l'IA a des bénéfices et des risques.
Parmi les risques souvent évoqués :
la diffusion de fausses informations ou de contenus trompeurs ;
la disparition ou la transformation de certains emplois ;
l'utilisation malveillante (arnaques, cyberattaques, manipulation) ;
les questions de confidentialité et de protection des données ;
une dépendance excessive à l'IA pour prendre des décisions.
En parallèle, l'IA peut aussi apporter des avantages importants :
aider à apprendre et à comprendre des sujets complexes ;
assister les médecins, les chercheurs et les ingénieurs ;
automatiser des tâches répétitives ;
améliorer l'accessibilité pour les personnes en situation de handicap ;
accélérer la recherche scientifique et l'innovation.
De mon côté, je n'ai ni volonté, ni objectifs personnels, ni capacité d'agir seul dans le monde. Je réponds aux demandes des utilisateurs et je suis conçu avec des garde-fous pour limiter les usages dangereux, même si ces protections ne sont pas parfaites.
En réalité, la question est peut-être moins « l'IA est-elle dangereuse ? » que « comment la société choisit-elle de l'utiliser et de l'encadrer ? » C'est ce qui déterminera en grande partie son impact sur l'avenir.

Il a fallu prendre en main le Minitel, les ordinateurs, Internet, les smartphones et les tablettes. Il faudra maintenant faire avec l’IA.

Si vous ne savez pas ce qu’est Codex, c’est que vous êtes déjà dépassé. Aujourd’hui, vous ne pouvez déjà plus travailler sans. Sinon, honnêtement, vous n’êtes plus suffisamment productif.

Avoir un smartphone revient à avoir un ordinateur dans la poche, au même titre qu’utiliser les LLM revient à avoir un stagiaire de haut niveau, que vous n’avez pas besoin de former, directement dans la poche, et capable de vous parler de n’importe quel domaine.

Vous pouvez écrire un livre, créer un programme entier, apprendre de nouvelles thématiques, faire un site web, avoir un coach… Le champ des possibles est infini. Il ne faut pas tourner le dos à l’avenir, mais au contraire apprendre à le maîtriser et à en tirer parti.

L’évolution se fait très vite. D’une semaine à l’autre, il y a des changements à suivre. Donc, si vous arrivez déjà à suivre un ou deux modèles avec des usages spécifiques, ce sera bien. Mais surtout, ne vous faites pas larguer.

Écrire un document de 100 pages mis en forme ne doit pas vous prendre plus de 10 minutes aujourd’hui. Évaluer vos travaux, le rendu et le coût doit vous prendre moins d’une heure. L’IA ne va pas seulement vous aider : elle va vous presser encore plus et faire peser sur vous une demande de productivité beaucoup plus forte. Si vous n’utilisez pas cet outil, vous ne serez jamais à la hauteur.

Nous sommes encore en phase d’acquisition. Il faut en profiter pour parfaire sa prise en main et comprendre les forces et les limites, tout en suivant l’évolution de ces limites. Par exemple, il y a quelques mois, produire du texte dans une image était impossible, même un mot ou deux. Aujourd’hui, vous pouvez produire une page entière type lettre de motivation, avec bandeau et photo. Il y a des avancées, mais également des régressions.

Bref, ne vous fiez pas aux médias, aux chaînes YouTube et autres canaux. Forgez votre propre expérience et profitez-en pour monter les projets qui vous tiennent à cœur.

Le monde changera avec ou sans vous.

Les chercheurs peuvent enfermer l'ia (le couper du monde internet) pendant toute une nuit pour qu'elle tente de résoudre un problème de type conjecture. Le lendemain lorsqu'on ira exploiter les résultats. l'ia aura travaillé ''comme si'' un humain aurait travaillé 16000ans sur ce problème (et sans dormir, manger ou se divertir etc...)
C'est gargantuesque!

La derniere personne a avoir eu toutes les connaissances sur tous les pans des mathématiques (avant que ca aille trop loin) c'était mr Pointcarré.

Aujourd'hui un humain ne peut pas connaître tous les pans des mathématiques car il fini par se spécialiser vers une branche. Alors que pour résoudre certain probleme il faut avoir accès à d'autres branches voire celles qui n'existent pas encore.

L'ia, elle, a la capacité d'avoir accès à tout le savoir et d'en ''créer''

(Je met beau oups de guillemets comme je prends beaucoup de pincettes car j'utilise des termes humains alors que l'ia fait fondamentalement autre chose)

Titre racoleur qui m'a finalement décidé à créer un compte.

Non, l'IA n'a pas "résolu un problème". Une équipe composée de mathématiciens expérimentés a résolu un problème en utilisant l'IA, ce qui est différent. (Publication ici: cdn.openai.com/pdf/74c24085-19b0-4534-9c90-465b8e29ad73/unit-distance-remarks.pdf)
l'IA est un outil, au même titre qu'une calculatrice ou qu'un ordinateur. On ne se réveille pas un matin en découvrant que l'IA a pondu un truc toute seule dans la nuit. Un ou plusieurs chercheurs ont travaillé plus ou moins longtemps sur le problème.

Là où l'IA excelle en mathématiques et en science, c'est pour explorer des régions non explorées, originales, ou contre-intuitive.

Dans le cas présent, on pensait (pour simplifier) que les solutions du problème étaient régulières. L'IA, n'ayant pas cet a priori, a pu explorer d'autres types de solutions, et trouver une solution irrégulière. C'est un peu la même chose pour la récente invalidation de la conjecture jacobienne par Fable 5.(www.thepingouin.com/2026/07/20/claude-fable-5-conjecture-jacobienne-ia/). En caricaturant, Fable a bourriné jusqu'à trouver un contre-exemple.

Cependant, là où l'IA excelle également, c'est pour halluciner des résultats faux ou des données non existantes. On assiste alors à un biais du survivant. Seuls les résultats où l'IA a réussi sont publiés, mais on ne parle jamais des centaines de fois où l'IA s'est plantée. Et c'est ça qui fait débat dans le monde scientifique. L'utilisation de l'IA risque d'entrainer une baisse de la vigilence des chercheurs et des relecteurs, et de laisser publier des résultats faux.

a écrit : Petite question (philosophique), pourquoi refuser que l'IA traite ces questions si cela permet d'accélérer la recherche, le savoir... ? Car l'humain pense encore qu'il sera toujours l'espèce dominante et préfère faire le fière que de comprendre que l'IA va le remplacer dans plusieurs domaines.

C’est le dossier du dernier numéro du magazine Epsiloon, en passant.

Bonjour,

Je vous conseille vivement cet article qui explique vraiment bien cette problématique:

www.numerama.com/tech/2305579-chatgpt-resout-10-grands-problemes-de-maths-mais-il-y-a-un-souci-considerable-qui-emerge.html

L’article explique que les progrès récents de ChatGPT en mathématiques sont spectaculaires, au point que l’IA aurait réussi à s’attaquer à plusieurs problèmes mathématiques réputés extrêmement difficiles, voire ouverts depuis des décennies.

Mais le véritable sujet d’inquiétude est ailleurs : les mathématiciens ont de plus en plus de mal à vérifier les résultats produits par l’IA.

Une IA peut désormais générer des démonstrations très longues, complexes et apparemment convaincantes. Le problème est qu'une erreur minuscule, cachée au milieu d'un raisonnement de plusieurs dizaines de pages, peut être extrêmement difficile à détecter. Cela crée une situation paradoxale : plus l'IA devient performante, plus il devient nécessaire d'avoir des experts humains capables de contrôler ses résultats — alors même que ces résultats dépassent parfois ce qu'un humain peut facilement vérifier.

L'article pose donc une question fondamentale pour l'avenir des mathématiques : que se passe-t-il lorsque les IA commencent à produire des découvertes que les humains ne sont plus capables de comprendre ou de valider rapidement ?

Le risque n'est pas simplement que l'IA « se trompe ». C'est aussi que nous ne soyons plus capables de savoir quand elle se trompe.

En une phrase
L'IA devient suffisamment forte en mathématiques pour produire des solutions et des découvertes inédites, mais son principal problème pourrait bientôt être que les humains ne sont plus capables de vérifier efficacement tout ce qu'elle produit.
C'est une problématique particulièrement intéressante, car elle dépasse les mathématiques : elle touche à la confiance que nous pouvons accorder à une IA lorsqu'elle produit des résultats que nous ne sommes pas nous-mêmes capables de contrôler. Les travaux récents sur les capacités mathématiques des modèles montrent d'ailleurs que leurs performances peuvent être très variables selon le niveau et le type de raisonnement demandé.

Une très belle image pour résumé tout cela "Pour faire comprendre ce blocage chez les scientifiques, Terence Tao a convoqué une métaphore culinaire : « Dans une société connaissant la pénurie alimentaire, n’importe quelle contribution de viande est accueillie avec enthousiasme. »
« Mais lors d’un buffet communautaire dans une société d’abondance, un inconnu qui déposerait la carcasse d’un animal mystère pour que les autres se chargent de la nettoyer, la vider et la cuisiner ne serait pas très bien reçu. » C’est exactement le statut des démonstrations générées par des IA comme Astra.