Garra andruzzii est un poisson unique en son genre : c'est le premier animal connu dont l’horloge biologique n'est pas réglée par le cycle jour-nuit classique. Cette particularité s’explique par son habitat : il vit dans les grottes de Somalie, privées de lumière depuis des millions d’années. Au fil de l’évolution, il a perdu ses yeux et sa pigmentation, tout en développant sa propre horloge interne, réglée sur un cycle d’environ 47 heures.

Commentaires préférés (3)
Très intéressant ! Comment explique t-on que ce poisson soit un cas unique, alors qu’il existe de nombreux animaux qui n’ont jamais vu la lumière du jour ? Dans des grotte, ou au fond des abysses ?
Parce que quand il a essayé 35 heures ça a tout chamboulé
Probablement par "économie" biologique. En faisant des journées doubles, ça doit lui permettre, pendant son temps d'éveil, de croiser plus de proies ou des proies plus variées qui, elles, vivent selon un cycle plus court et, donc, sortent deux fois pendant une seule "journée" de ce poisson.
P.-S. S'il se nourrissait de virgules, ce commentaire lui plairait.
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Très intéressant ! Comment explique t-on que ce poisson soit un cas unique, alors qu’il existe de nombreux animaux qui n’ont jamais vu la lumière du jour ? Dans des grotte, ou au fond des abysses ?
De nombreux poissons remontent la nuit pour se nourrir et redescendent à l'aube. Par contre c'est vrai que tout au fond, où la lumière du soleil ne pénètre pas du tout, les cycles perdent leur lien direct avec le jour et la nuit de la surface. Des études montrent pourtant que certains animaux marins des abysses gardent un rythme biologique interne hérité ou réglé sur d'autres signaux plus discrets.
Sûrement que d'autres poissons ou animaux sont dans le meme cas mais qu'on ne les connaît tout simplement pas, qu'on ne les a pas "découvert"
Oui mais alors… pourquoi 47 heures ???
Parce que quand il a essayé 35 heures ça a tout chamboulé
Probablement par "économie" biologique. En faisant des journées doubles, ça doit lui permettre, pendant son temps d'éveil, de croiser plus de proies ou des proies plus variées qui, elles, vivent selon un cycle plus court et, donc, sortent deux fois pendant une seule "journée" de ce poisson.
P.-S. S'il se nourrissait de virgules, ce commentaire lui plairait.
au fond des abysses, il y a des poisons qui font seulement un ou deux repas par an, et qui peuvent vivre 2 ou 300 ans... on n'a aucune possibilité d'évaluer la durée de leur journée biologique
youtu.be/Ix5kZ-U4Jvs
youtu.be/e0XpDvLXijw
On pourrait rapprocher cette anecdote avec les humains « naufragés » volontaires qui séjournent au fond de grottes dans un but scientifique. Privés de repères temporels, ils finissent par organiser leurs journées selon des cycles qui ne sont plus du tout les mêmes que les nôtres en surface. Généralement, leur temps subjectif s’allonge, et ces spéléologues pensent avoir passé moins de temps que prévu sous terre.
Ainsi, le précurseur Michel Siffre en 1962 pensait n’être resté enfermé qu’une quarantaine de jours sur les 63 que durait l’expérience, rallongeant ses journées d’un tiers. Son cycle était donc d’environ 32 à 33 heures.
Pourquoi pas ?
C’est une allusion à une blague qui rapporte qu’un dominicain pose la question à un jésuite :
- Pourquoi, répondez-vous toujours à une question par une question ?
Réponse du jésuite :
- Pourquoi pas ?
Pour ceux qui l’ignorent, dominicains et jésuites se sont souvent opposés tout au long de l’histoire de l’Eglise car ils ont des formes de penser assez différentes qui souvent s’opposent.
Je plaisante et ne te reproche pas de poser la question qui est parfaitement légitime.
Je veux simplement souligner le côté « désespéré » de la question car, si on peut trouver une réponse, il y aura toujours un nouveau « pourquoi », puis un « pourquoi du pourquoi » à l’infini.
Je préfère la question du « comment ? » qui n’implique pas un « comment du comment ? ».
Simple réflexion au passage mais qui devient fondamentale, en particulier avec un âge avancé !
En l’occurrence, je n’ai pas de réponse pour autant mais il y a quelques pistes données suite à ta question.
J’espère que les lecteurs me pardonneront cette incise.
Peut-on vraiment attribuer cette blague à quelqu'un en particulier ? Par exemple, Socrate pratiquait ce genre de blague et aurait pu "l'inventer:.