Pour construire l'autoroute M6, en Angleterre, les constructeurs utilisèrent un matériau surprenant : des livres. Environ 2,5 millions de livres invendus furent broyés et réduits en pâte, puis incorporés à la couche supérieure de la chaussée. Le papier recyclé, grâce à ses propriétés absorbantes, contribue notamment à atténuer le bruit.

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Attention correction : les sources disent que l'utilisation de la pâte à papier favorise l'absorption de l'eau et augmente la durée de vie du revêtement, mais aucune ne mentionne l'impact sur le bruit.
Si d'autres sources ne confirment pas ce fait, il serait peut-être bon de corriger l'anecdote (@philippe).
Ils en parlent dans la deuxième source (BBC)
Quitte à réagir, un petit complément :
C'est la vie normale des livres invendus d'être broyés et recyclés (on parle de pilonner ou mise au pilon). La notion de "invendus" est elle-même assez suggestive et varie selon le ressenti de l'éditeur et le besoin de place dans les stocks. Il arrive qu'on pilonne des livres pour un besoin immédiat de place et qu'on réimprime quelques semaines plus tard quand le stock est écoulé. Bref, on s'éloigne du sujet...
L'originalité de l'anecdote est dans le fait que l'entreprise autoroutière a acquis les livres "entiers" pour réaliser eux-mêmes (via leur prestataire) la pâte à papier.
La source nous apprend qu'il faut 45.000 livres par km.
Dans la même idée, un million de CD invendus de l'album Rudebox de Robbie Williams on servi à faire des routes
en.wikipedia.org/wiki/Rudebox#:~:text=As%20of%20December%202013%2C%20the,as%20a%20road%20paving%20material.
Quand on dit que les meilleures idées se trouvent dans les livres !
Dans l'asphalte recouvant nos routes, rues et trottoirs, ont peut également rajouter... du vieux goudron.
Fraisé sur la partie supérieure de la surface, il sera mélangé à du nouveau goudron, afin de constituer la surface plus lisse rénovée.
On peut également y rajouter de la poudrette de caoutchouc, elle-même provenant des vieux pneus recyclés.
Peuvent également y être adjoint du verre, de la faïence, porcelaine, etc... quand il y en a trop dans le container afin de séparer le verre.
NB: ne JAMAIS mettre de vaisselle cassée ni de "porcelaine blanche" dans le container destiné aux bouteilles et bocaux !!!
On peut tout autant rajouter au goudron, des vieux miroirs brisés menus, le verre des fenêtres polarisantes...
...Ainsi que des plastiques issus du tri sélectif. Les polymères renforcent la structure, empêchant la route de se déformer ou de "fondre" sous la chaleur estivale.
On peut même y rajouter comme matériau biosourcé, de la résine de pin ou des restes de l'Industrie papetière (papier kraft produit dans Les Landes, par exemple).
On peut également le teindre avec des oxydes. Ceci permet de le colorer pour baliser une piste cyclable, un couloir d'autobus ou une zone piétonne.
L'anecdote et les sources vont un peu trop loin en ce qui concerne l'acoustique et on ne se couchera pas moins bête.
Donc oui, on a broyé des livres, pris la fibre de cellulose et on l'a incorporé dans l'enrobé. D'un point de vue acoustique, les performances phoniques d'une chaussée dépendent principalement de sa porosité, de sa texture de surface et de son interaction avec les pneumatiques (ISO 11819 pour les intimes du sujet - www.iso.org/fr/standard/77371.html). Les fibres de cellulose jouent avant tout un rôle technique de stabilisation du mélange bitumineux et d'amélioration de sa durabilité, tandis que leur contribution directe à l'absorption acoustique reste vraiment marginale car un enrobé de même porosité sans fibre produirait le même impact acoustique.
Par contre, recycler des livres et dire que la durabilité de l'enrobé en est largement amélioré me parait tout à fait vrai et tout aussi intéressant.
Effectivement, mea culpa, j'ai lu trop vite. Il reste surprenant de mentionner l'usage secondaire et non le principal, mais il n'empêche que j'avais tort :'(