En 1935, près de 2400 crapauds-buffles ont été relâchés en Australie pour protéger les champs de cannes à sucre des scarabées qui s'attaquaient aux plantations. Près d'un siècle plus tard, ces crapauds se comptent par millions et mettent à mal l'écosystème local. Cette opération n'a même pas permis de réduire la population de scarabées.

Commentaires préférés (3)
Comme les coyotes contre la prolifération des lapins échappés d'élevages...
J'espère qu'un jour on comprendra que le système environnemental est plus complexe que ce qu'on peut s'imaginer au premier abord et qu'a partir de cette leçon, on évitera de s'embarquer dans la géo-ingenieurie pour compenser les impacts de nos sociétés sur l'environnement.
Mais j'en doute
Malheureusement ou heureusement l'histoire humaine est pleine d'enseignements que notre espèce n'étudie guère. On se contente du moment présent et le passé est relégué très vite au vide cosmique.
En 2021 le lac Ossa au Cameroun a été sauvé grâce à l’introduction de milliers de charançons qui ont dévoré une fougère invasive qui détruisait cet écosystème.
Tous les commentaires (8)
Comme les coyotes contre la prolifération des lapins échappés d'élevages...
J'espère qu'un jour on comprendra que le système environnemental est plus complexe que ce qu'on peut s'imaginer au premier abord et qu'a partir de cette leçon, on évitera de s'embarquer dans la géo-ingenieurie pour compenser les impacts de nos sociétés sur l'environnement.
Mais j'en doute
Malheureusement ou heureusement l'histoire humaine est pleine d'enseignements que notre espèce n'étudie guère. On se contente du moment présent et le passé est relégué très vite au vide cosmique.
Existe-t-il des contre exemples de géo stratégies qui ont bien fonctionné ?
Il me semble que oui. Par exemple la re-introduction de loups pour le contrôle du nombre de cervidés.
Étrange que ce crapaud n'ai pas été contenu par un super prédateur dont l'Australie est si pourvoyeuse, à moins que les-dits scarabées aient des facultés défensives spéciales.
En 2021 le lac Ossa au Cameroun a été sauvé grâce à l’introduction de milliers de charançons qui ont dévoré une fougère invasive qui détruisait cet écosystème.
Parc de Yellowstone précisément.
Mais attention, on parle d'une réintroduction d'un animal qui était la avant l'intervention humaine, donc on a juste rétabli l'ordre des choses et la chaîne alimentaire a pu reprendre son cours et tout à pu se réguler à nouveau. Donc initialement c'était bien l'homme qui a foutu le bordel...
L'exemple que vous citez est encore distinct de celui présenté dans l'anecdote.
Dans votre cas, il s'agit de réintroduire une espèce andogène, afin de retrouver un équilibre dans la Faune locale.
Dans le cas de l'anecdote, il s'agit actuellement de contenir au possible l'expansion d'une espèce exogène, voire de l'éradiquer.. si c'est possible.
Un exemple qui a bien fonctionné, est celui de l'éradication (presque) totale du figuier de Barbarie en Australie, grâce à un insecte apporté d'Argentine.
Dans un contexte plus global: le meilleur animal pour eradiquer une espèce exogène d'un lieu, reste... l'Homme.
De par le Monde (principalement dans l'hémisphère Sud), ce sont actuellement 1200 Îles qui ont été débarrassées de toute la Faune exogène apportée, soit intentionnellement soit par mégarde.
Dans les Îles subantarctiques par exemple, il avaient été introduits des bovins, des porcs, des moutons, des poules, des lapins, des chats, des rats et des souris... et même des rennes. Toutes ces espèce exogènes avaient un influence néfaste sur la Faune et Flore locale, bien souvant des espèces endémiques uniques dans ces lieux.
Toutes ces Îles ont été nettoyées... et ont apporté des Connaissances sur les stratégies les plus efficaces, afin de continuer à protéger des lieux uniques.
Ces Connaissances sont par exemple précieuses pour des États comme la Nouvelle-Zélande, qui a autour de 120 espèces exogènes menaçant sa faune locale... et unique. 49 espèces d'oiseaux endémiques ont déja disparues, victimes de chats harets, de mustélidés et autres prédateurs.
Dans le cas de l'Australie, le tâche est d'autant plus difficile, tant le Pays-Continent est immense.
La liste est presque infinie, allant du buffle d'eau au dromadaire, de chèvres, chevaux, cochons et renards -et non "coyotes" comme cité plus haut-, en passant par près de 80 espèces d'oiseaux comme l'étourneau, l'alouette, le faisan...
Entre-temps, une espèce de mammifères endémique d'Australie, disparait tous les cinq ans, sous les griffes et crocs de ces intrus.
Quant aux dégats sur la Flore, provoqués par ces espèces férales, ils sont innombrables.
Ah… l’Australie…