Chaque année, en avril et début mai, une partie des éclairages nocturnes de La Réunion est réduite ou éteinte. Ces « Nuits sans lumière » visent à éviter que les jeunes Pétrels de Barau, quittant alors les sommets pour leur premier vol vers l’océan, soient attirés par les villes et s’échouent.
Endémique de La Réunion et classé « en danger », le Pétrel de Barau niche entre 2 200 et 3 000 m. Une fois échoués, les jeunes redécollent difficilement et deviennent vulnérables. En 2024, 1 351 ont été pris en charge par la SEOR : 92 % ont pu être sauvés et relâchés grâce au réseau de sauvetage.

Commentaires préférés (1)
Elles ont été lancées en 2009, à l'initiative du Conseil de la culture, de l'éducation et de l'environnement (CCEE).
Quelques dates importantes :
2009 : lancement de l'opération, initialement sur une seule nuit.
2011 : animation confiée au Parc national et à la SEOR.
2015 : 10 nuits d'extinction.
2016 : 20 nuits.
2017 : 25 nuits.
2020 : évolution du dispositif vers le programme « Les Jours de la Nuit », avec une approche plus globale de la protection de l'environnement nocturne.
Tous les commentaires (7)
"Chaque année", mais depuis quelle année ? Je n'ai pas trouvé l'info dans les sources...
La nuit sans lumières à été créée en 2009.
Source : www.lpo.fr/la-lpo-en-actions/developpement-durable/nature-en-ville/club-u2b/realisations/regulation-de-l-eclairage-public-pour-les-petrels?utm_source=chatgpt.com
Elles ont été lancées en 2009, à l'initiative du Conseil de la culture, de l'éducation et de l'environnement (CCEE).
Quelques dates importantes :
2009 : lancement de l'opération, initialement sur une seule nuit.
2011 : animation confiée au Parc national et à la SEOR.
2015 : 10 nuits d'extinction.
2016 : 20 nuits.
2017 : 25 nuits.
2020 : évolution du dispositif vers le programme « Les Jours de la Nuit », avec une approche plus globale de la protection de l'environnement nocturne.
Dans le document du parc national (en source), il est indiqué que les communes ont fait des aménagements sur l’éclairage dès 2010. Je n’ai pas trouvé de dates pour les extinctions (d’autres ont été plus efficaces ;) )
Ces oiseaux utilisent la lumière de la lune ou la bioluminescence des êtres vivants marins pour se repérer et rejoindre la mer. Ils sont incapables de décoller du sol et ils finiront par mourir (prédateurs, routes, faim, soif…) Dans le document ci-dessous (page 20), on constate que les oiseaux sont principalement recueillis soit entre les deux pleines lunes de leur période d’envol soit avant et après cette pleine lune. Les lumières des villes étant confondues avec la lune, il est logique de les éteindre ou de les réduire.
www.reunion.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/PDC_Petrel_de_Barau_cle05ea7c.pdf
Parfois, l'être humain peut être noble.
Il semblerait que ce soit depuis 2001, puisque les sites de nidification sont visés par un arrêté de protection de biotope (source wikipédia)
Des initiatives d'éclairage public et privé "Turtle-Friendly" naissent actuellement dans bien des points de la géographie mondiale.
Du Costa Rica au Mexique, de Puerto Rico à l'Espagne, en Australie... des mesures volontaires ou obligatoires cherchent à réduire au maximum l'interférence de la lumière artificielle au moment de l'éclosion des oeufs de tortue pondus dans le sable de plage.
Le principal critère à savoir est que les bébés-tortues marines éclos, sont déboussolés par les lumières artificielles d'ondes courtes (blanches et bleues). Remplacer au maximum les lumières extérieures par des leds de couleur rouge ou orange, est un atout pour ces toutes jeunes tortues, car ces ondes longues n'ont pratiquement aucun impact.
Cette mesure principale peut être complétée par des visières orientables placées sur les lampadaires, afin d'éclairer uniquement les zones de voirie.
De même, l'éclairage privé extérieur (enseignes, par exemple) peut être régulé par la municipalité durant la période d'éclosion. L'éclairage provenant des édifices privés peut même être assujetti à l'obligation de pose de rideaux épais opaques...
Tout ceci car les bébés-tortues ont le besoin indispensable de pouvoir s'orienter vers la zone la plus éclairée, qui n'est autre que le reflet de lumière émise par la lune, à la surface de l'eau marine. En opposition, la zone sombre composée par la terre ferme de la côte, ne les incitent pas à se déplacer dans cette direction. Or, si la lumière artificielle les attirent...
Informer également que le chemin parcouru sur la plage entre le nid et la ligne d'eau, est crucial pour les bébés tortues. Durant ce court laps de temps, son système nerveux -sorte de GPS biologique- enregistre le champ magnétique terrestre, la texture du sable et les odeurs. Ceci lui sera indispensable pour s'orienter une fois adulte, car dans la majorité des cas les tortues adultes reviennent pondre sur la plage où elles sont nées.
Certaines tortues peuvent avoir un comportement explorateur, recherchant une autre plage, et pouvant donc constituer une nouvelle aire de nidification.
Donc, en conclusion: on n'aide JAMAIS une tortue nouveau-née à rejoindre l'eau, en la portant dans ses mains ou dans un seau.