En Allemagne on peut boire dès 14 ans

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L’Allemagne est beaucoup plus permissive que la France en matière de consommation d’alcool. Les mineurs peuvent y boire de la bière ou du vin dès 14 ans, dans les lieux publics, les restaurants ou les bars, à condition qu’un parent ou tuteur légal soit présent et donne son accord.

À 16 ans, ils peuvent consommer de la bière et du vin sans la présence d’un adulte, mais les spiritueux (boissons distillées) restent interdits.


Commentaires préférés (3)

Il serait intéressant de comparer l'addiction à l' alcool chez les deux populations pour voir si les lois coercitives sont efficaces ou non

a écrit : Il serait intéressant de comparer l'addiction à l' alcool chez les deux populations pour voir si les lois coercitives sont efficaces ou non Oui j’y ai pensé aussi. Mais attention, trop de facteurs rentrent en compte dans le cas d’une addiction. Corrélation ≠ causalité.

Imaginons, les Allemands sont moins addicts. On peut conclure que c’est :

- soit l’effet de la loi qui les responsabilise,

- soit que c’est pour une toute autre raison (je sais pas, admettons que dans la génétique des populations, ils pourraient avoir un gène qui les rend moins accros, ou alors une autre explication culturelle ou sociale),

- ou enfin, on peut même aller dans l’autre sens et dire que parce que les Allemands sont moins addicts, alors les lois se sont adaptés car il y avait peu de débordements.

Donc attention aux comparaison, il faut pouvoir contrôler le plus de variables possible !

Cette anecdote me laisse dubitatif, l'alcool est profondément ancré dans notre culture (gnôle,vin,champagne,le rouge,le blanc..),jusqu'en 1956 les enfants de moins de douze ans pouvaient boire du vin à la cantine. Il faudra attendre 1984 pour que les jeunes de 12 à 18 ans se voient également interdire l'accès.
Si officiellement l'alcool est interdit à la vente aux mineurs,il en va autrement en caisse dans un supermarché (je travaille en grande distribution,personne ne demande d'identité..dans une certaine mesure bien sur!)

J'avais un patron en Australie qui venait régulièrement passer des vacances en France,il était bluffé de voir qu'en visitant un cave personne ne dise rien quand son fils de 13 ans goutait dans son verre,voir même lui en proposer un directement. (j'ai fait pareil avec le mien)


Tous les commentaires (8)

Il serait intéressant de comparer l'addiction à l' alcool chez les deux populations pour voir si les lois coercitives sont efficaces ou non

a écrit : Il serait intéressant de comparer l'addiction à l' alcool chez les deux populations pour voir si les lois coercitives sont efficaces ou non Oui j’y ai pensé aussi. Mais attention, trop de facteurs rentrent en compte dans le cas d’une addiction. Corrélation ≠ causalité.

Imaginons, les Allemands sont moins addicts. On peut conclure que c’est :

- soit l’effet de la loi qui les responsabilise,

- soit que c’est pour une toute autre raison (je sais pas, admettons que dans la génétique des populations, ils pourraient avoir un gène qui les rend moins accros, ou alors une autre explication culturelle ou sociale),

- ou enfin, on peut même aller dans l’autre sens et dire que parce que les Allemands sont moins addicts, alors les lois se sont adaptés car il y avait peu de débordements.

Donc attention aux comparaison, il faut pouvoir contrôler le plus de variables possible !

Après la bière ce n'est pas de l'alcool.

Cette anecdote me laisse dubitatif, l'alcool est profondément ancré dans notre culture (gnôle,vin,champagne,le rouge,le blanc..),jusqu'en 1956 les enfants de moins de douze ans pouvaient boire du vin à la cantine. Il faudra attendre 1984 pour que les jeunes de 12 à 18 ans se voient également interdire l'accès.
Si officiellement l'alcool est interdit à la vente aux mineurs,il en va autrement en caisse dans un supermarché (je travaille en grande distribution,personne ne demande d'identité..dans une certaine mesure bien sur!)

J'avais un patron en Australie qui venait régulièrement passer des vacances en France,il était bluffé de voir qu'en visitant un cave personne ne dise rien quand son fils de 13 ans goutait dans son verre,voir même lui en proposer un directement. (j'ai fait pareil avec le mien)

Apparemment, malgré notre culture d’alcoolisme, il semble que notre consommation diminue régulièrement et c’est tant mieux.

Sans doute suite aux restrictions, à la répression (conduite en état d’ivresse…) et aux campagnes de sensibilisation.

Le problème est que, semble-t-il, le malaise et le stress ne diminuent pas toujours proportionnellement s’ils n’augmentent pas.

C’est ainsi qu’on passe à d’une addiction à une autre et il paraît que l’utilisation à des fins « récréatives » du protoxyde d’azote se développe de façon importante chez les jeunes…

L'Allemagne est aussi le troisième Etat membre de l'UE à avoir légalisé le cannabis récréatif. Depuis le 1er avril 2024, les personnes majeures peuvent posséder jusqu'à  25 gr de cannabis, ils peuvent également en cultiver à domicile.

a écrit : Apparemment, malgré notre culture d’alcoolisme, il semble que notre consommation diminue régulièrement et c’est tant mieux.

Sans doute suite aux restrictions, à la répression (conduite en état d’ivresse…) et aux campagnes de sensibilisation.

Le problème est que, semble-t-il, le malaise et le
stress ne diminuent pas toujours proportionnellement s’ils n’augmentent pas.

C’est ainsi qu’on passe à d’une addiction à une autre et il paraît que l’utilisation à des fins « récréatives » du protoxyde d’azote se développe de façon importante chez les jeunes…
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Il serait d'ailleurs éventuellement temps de changer le slogan "à consommer avec modération" par "à vos risques et périls dès le 1er verre". Ce serait un peu moins hypocrite.
Les jeunes fument et boivent moins car ils sortent moins aussi et n'ont plus besoin d'être présent physiquement pour se voir et se parler. Mais je crois aussi que ce qui était cool avant ne l'est plus du tout et les jeunes d'aujourd'hui ont d'autres centres d'intérêt. Le proto qui reste un problème n'est pas aussi répandu que ne l'était l'alcool ou la cigarette.

Et quand on voit certains journalistes critiques envers les jeunes qui font du sport, c'est lunaire....

a écrit : Il serait d'ailleurs éventuellement temps de changer le slogan "à consommer avec modération" par "à vos risques et périls dès le 1er verre". Ce serait un peu moins hypocrite.
Les jeunes fument et boivent moins car ils sortent moins aussi et n'ont plus besoin d'être présent phy
siquement pour se voir et se parler. Mais je crois aussi que ce qui était cool avant ne l'est plus du tout et les jeunes d'aujourd'hui ont d'autres centres d'intérêt. Le proto qui reste un problème n'est pas aussi répandu que ne l'était l'alcool ou la cigarette.

Et quand on voit certains journalistes critiques envers les jeunes qui font du sport, c'est lunaire....
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Ce serait moins hypocrite mais probablement moins efficace.
"A consommer avec modération" avait pour objectif de réduire la consommation tout en laissant une certaine liberté un consommateur. Cela peut etre considéré comme laxiste mais les consommateurs détestent les injonctions au risque de les rejeter en bloc. Il faut trouver ce subtil équilibre.
A titre d'exemple, la filière F&L cherche le futur remplaçant du fameux "mangez 5 fruits et légumes" qui est bien rentré dans les têtes mais pas du tout dans les faits. L'idée serait de trouver une accroche plus positive du style "manger des fruits et légumes vous maintient en bonne santé".

Retourner la charge de la responsabilité au consommateur est souvent contre-productif, car on est tous pareil : on aime pas les donneurs de leçons, et encore moins quand c'est l'Etat qui veut nous donner la leçon.
D'autant plus que parler de "risque et péril" va noyer la problématique alcool dans tout un autre tas de risques qui pèsent dans nos vies et qu'on risque même de prioriser par rapport à l'alcool : prendre sa voiture, le stress au travail, les réseaux sociaux... voire les risque plus globaux : climat, pollution...

Ou alors, carrément passer au format tabac avec un message encore plus incisif type "Fumer tue". Même si la portée de cette campagne de communication doit être limitée face à celle de l'augmentation du prix et l'accompagnement médical pour le sevrage. Mais les 3 ensemble ont eu un résultat notable.