En 1960, une nouvelle recrue de la FDA, Frances Kelsey, refusa de valider la thalidomide aux États-Unis par manque de preuves de sécurité. Son doute évita au pays les milliers de malformations congénitales observées partout ailleurs.
L'histoire de Kelsey est un cas d'école en pharmacologie. Face aux pressions commerciales, elle n'a jamais cédé et fut saluée comme une héroïne nationale par John F. Kennedy.

Commentaires préférés (3)
Il y a une très bonne vidéo (comme d'habitude) d'Astronogeek a ce sujet sur youtube, et en France on a été relativement épargnés grâce à la lenteur de notre administration
A noter qu'elle a été félicitée par JFK en 1962, soit 2 ans après avoir refusé de signer l'autorisation, quand le lien entre thalamide et malformation eut été confirmé par de nouvelles études et qu'un article de presse ait officialisé son rôle d'"héroïne"...
...Ce qui serait intéressant, c'est de savoir la position du gouvernement entre 60 et 62.
Il n’est pas juste d’attribuer à une « lenteur de l’administration » le fait que la France ait été largement épargnée.
La réalité est qu’il y avait en France un précédent avec l’affaire du Stalinon (1953/1954 : 102 morts) qui avait rendu l’administration prudente et qui demandé des vérifications supplémentaires. Dans l’attente, le thalidomide n’a pas été vendu officiellement sur le sol français contrairement à ce qui s’est passé en Allemagne.
C’est ainsi qu’il y a eu relativement peu de cas car uniquement des ventes à partir des pays frontaliers ou illégalement.
fr.wikipedia.org/wiki/Thalidomide
La différence avec les USA où, comme en France, la vente n’a jamais été autorisée, est que, dans le premier cas, on attribue cette sagesse à l’opiniâtreté d’une personne face à son administration et que, dans le deuxième cas, à la lenteur de l’administration.
En stigmatisant ainsi les « administrations », on oublie que celles-ci sont constituées, quel que soit le pays, d’hommes et de femmes qui ne se contentent pas de prendre le café tout en bavardant…
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et voilà :
fr.wikipedia.org/wiki/Frances_Oldham_Kelsey
www.universalis.fr/encyclopedie/frances-kelsey/
www.lemonde.fr/archives/article/1962/07/31/une-enquete-aux-etats-unis-et-au-canada-sur-la-thalidomide_2375133_1819218.html
thalidomide.ca/faq/#1513387586556-481bc5bf-f16e (13ème paragraphe)
cette dame a bien bossé ELLE
Il y a une très bonne vidéo (comme d'habitude) d'Astronogeek a ce sujet sur youtube, et en France on a été relativement épargnés grâce à la lenteur de notre administration
A noter qu'elle a été félicitée par JFK en 1962, soit 2 ans après avoir refusé de signer l'autorisation, quand le lien entre thalamide et malformation eut été confirmé par de nouvelles études et qu'un article de presse ait officialisé son rôle d'"héroïne"...
...Ce qui serait intéressant, c'est de savoir la position du gouvernement entre 60 et 62.
Comme quoi les défauts de notre administration peut avoir du bon des fois !
Est-ce que cette lenteur n'est pas due à des exigences plus sévères ?
Il n’est pas juste d’attribuer à une « lenteur de l’administration » le fait que la France ait été largement épargnée.
La réalité est qu’il y avait en France un précédent avec l’affaire du Stalinon (1953/1954 : 102 morts) qui avait rendu l’administration prudente et qui demandé des vérifications supplémentaires. Dans l’attente, le thalidomide n’a pas été vendu officiellement sur le sol français contrairement à ce qui s’est passé en Allemagne.
C’est ainsi qu’il y a eu relativement peu de cas car uniquement des ventes à partir des pays frontaliers ou illégalement.
fr.wikipedia.org/wiki/Thalidomide
La différence avec les USA où, comme en France, la vente n’a jamais été autorisée, est que, dans le premier cas, on attribue cette sagesse à l’opiniâtreté d’une personne face à son administration et que, dans le deuxième cas, à la lenteur de l’administration.
En stigmatisant ainsi les « administrations », on oublie que celles-ci sont constituées, quel que soit le pays, d’hommes et de femmes qui ne se contentent pas de prendre le café tout en bavardant…
Donc, de 60 à 62, il y avait des complotistes qui affirmaient que la thalidomide était tératogène ?
Je n’ai jamais entendu parler de complotisme sur ce sujet.
Il faut distinguer les effets indésirables du Thaladomide selon les « consommateurs » :
- des effets indésirables sur le système nerveux périphérique sont signalés dès 1960 par le corps médical.
- l’effet tératogène est constaté de même en 1961 sur les bébés nés de femmes ayant pris du Thalidomide durant la gestation.
Quand je pense que 60 ans plus tard dans ce même pays, le président conseillait de s'injecter du désinfectant pour soigner la COVID 19....
Oui j'imagine même un Hanouna version US qui la fait venir devant une équipe de détracteurs pour la ridiculiser devant un public qui n'a même pas l'énergie de remettre en question quoi que ce soit après une journée de travail
FDA : food and drug administration, organisme qui valide les autorisations de mise sur le marché de produits alimentaires et pharmaceutiques au US.
Thalidomide : médicaments anti- nauséeux et sédatifs pour femmes enceintes, causant des malformations chez le nourrisson.
Si seulement quelqu'un avait eu la même approche pour les opioïdes.
Je ne vois pas pourquoi on aurait dû interdire les opioides.
- Dans le cas de la thalidomide, on a un produit toxique, dangereux même en respectant les doses.
- Le problème majeur des opioïdes n'est pas leur toxicité mais leur coté addictif qui entraine mesusage et surconsommation. Le problème est donc moins de les faire interdire (à ma connaissance, ils répondent à la base à des gens qui en ont besoin) que le bon contrôle de la fabrication et de la distribution...
On peut ajouter cette source sur le travail de Frances Oldham Kelsey qui était canadienne (le Canada avait autorisé le Thalidomide) et qui venait de prendre son poste à la FDA :
À noter quelques éléments :
- l’équipe de la FDA pour les autorisations deg mise sur le marché des médicaments était très restreinte (7 pleins temps + 4 temps partiels).
- Kelsey avait connaissance d’un signalement d’un effet indésirable du Thalidomide : une névropathie périphérique mais non l’effet tératogène.
- Elle a demandé plusieurs fois des compléments d’analyse sur d’éventuels effets indésirables au fabricant.
- Le fabricant persuadé qu’il aurait l’autorisation du fait que le thalidomine était déjà autorisé au Canada, en Allemagne, en Grande Bretagne…, a exercé de nombreuses pressions sur elle sans succès.
- L’administration américaine (le gouvernement) n’a apparemment fait aucune pression sur elle et l’a même soutenu, le président JFK ayant même mis en garde générale la population sur les médicaments non clairement identifiés.
- Finalement seuls les USA, la France, l’URSS, la Chine, l’Inde sont cités comme n’ayant jamais autorisé le Thalidomide même s’il a pu être distribué clandestinement.
- Ce scandale a déclenché une réforme mondiale du contrôle des médicaments avec la création d’un centre mondial de pharmacovigilance.
Ce sont deux problèmes différents :
À « N’y a qu’à, faut qu’on,… », on peut ajouter « On aurait dû, que fait le gouvernement ? … ».
Dans un cas (soins médicaux) - autorisation de mise sur le marché des médicaments qui n’ont pas une destination récréative - s’assurer que les précautions ont été prises pour les effets indésirables.
Dans l’autre cas (destination « récréative » ?) - substance dangereuse par excès et addiction - on sait que la prohibition totale de l’alcool aux USA a été un échec et, qu’en revanche, par exemple, les campagnes contre le tabac ont petit à petit un effet positif.
Dans tous les cas, il y a le problème du trafic illicite avec ses effets délétères à considérer.
Il y a aussi dans tous nouveaux produits et techniques des précautions qui ne sont pas toujours perçus à l’origine : les rayons X ont tué beaucoup de gens, les abus des ressources non renouvelables, l’effet cancérigène de l’amiante… On ne peut stopper les progrès indéfiniment au nom du principe de précaution…
Ou bien, il faut se rallier à la vie des Amisch dont, n’oublions pas, l’origine est française et plus particulièrement de Sainte Marie aux Mines en Alsace…
Désolé, pour des raisons que j’ignore, l’adresse ne passe pas.