En 1847, alors que l’anesthésie à l’éther venait à peine d’être démontrée, le chirurgien Nikolaï Pirogov l’utilisa déjà sur le front du Caucase. Il opéra ainsi des blessés de guerre, y compris des prisonniers ennemis, malgré des réserves d’éther limitées.
Avant l’anesthésie, la chirurgie militaire reposait surtout sur la rapidité, la contention et la résistance du patient. Pirogov observa méthodiquement les effets de l’analgésie à l’éther en conditions de guerre, notamment lors d’amputations et d’extractions de projectiles.

Commentaires préférés (3)
A ceux qui dise que tout etait mieux avant, pensez simplement a la question des soins et de la gestion de la douleur qui a quand même fait d’énormes progrès (meme si tout n’est pas encore parfait j’en conviens)
Les gens qui disent ça ne pensent pas à une période, mais à une époque : celle de leur jeunesse.
C'était pas mieux dans les années 90, c'était mieux quand j'avais 20 ans.
Ça me donne toujours l'impression que c'est un aveux inconscient de ratées : trop regretter sa jeunesse, c'est rater sa vieillesse.
attention, c'est aussi "l'époque où j'avais des cheveux, 35 kg de moins et que je montais six étages par l'escalier sans souffler et que les femmes (de mon âge) me souriaient quand je les regardais"
qu'on ait réussi ou raté sa vie, ce sont des "détails" qui comptent
Tous les commentaires (18)
A ceux qui dise que tout etait mieux avant, pensez simplement a la question des soins et de la gestion de la douleur qui a quand même fait d’énormes progrès (meme si tout n’est pas encore parfait j’en conviens)
Les gens qui disent ça ne pensent pas à une période, mais à une époque : celle de leur jeunesse.
C'était pas mieux dans les années 90, c'était mieux quand j'avais 20 ans.
Ça me donne toujours l'impression que c'est un aveux inconscient de ratées : trop regretter sa jeunesse, c'est rater sa vieillesse.
Même avec la réalisation de plein de (ou tous les) rêves de jeunesse on reste quand même nostalgique de celle-ci, même si beaucoup de ses aspects n’étaient carrément pas positifs.
C’est mon cas en tout cas.
une petite nuance : "un vieux, c'est un jeune qui se demande ce qu'il lui est arrivé" (Terry Pratchett)
comme dit un dicton populaire : "vaut-il mieux avoir des remords, ou avoir des regrets?"
Alfred Sauvy, dans son livre « Mythe de notre temps » - 1965, Payot - dénonce en particulier celui du « bon vieux temps ».
Il cite, entre autres exemples, l’éditorial du 1er janvier 1950 de Paris Match qui s’inquiète, après un demi-siècle de certitudes, des incertitudes du demi-siècle à venir (sic)…
Certes, le passé est toujours sûr et l’avenir incertain mais le magazine oublie deux guerres mondiales, la révolution russe… j’en passe et des meilleures !
attention, c'est aussi "l'époque où j'avais des cheveux, 35 kg de moins et que je montais six étages par l'escalier sans souffler et que les femmes (de mon âge) me souriaient quand je les regardais"
qu'on ait réussi ou raté sa vie, ce sont des "détails" qui comptent
Et, c’est bien connu, « Le diable se niche dans les détails »…
Vous voulez dire qu'un peu de cardio, une alimentation saine et des implants capillaires (ou une debiabolisation de la calvitie) gueritaient la majorité des victimes de ce biais ?
La majorité peut être pas, mais un certain nombre certainement.
Mais bon en dehors de ça, le "c'était mieux avant" est évoqué en général pour des sujets précis. Et si évidemment des tas de choses sont bien mieux maintenant, il faudrait être bien aveugle pour imaginer qu'un tas d'autres n'étaient pas mieux avant.
Par contre la capacité de se focaliser sur ce qui a empiré est effectivement souvent une caractéristique de vieux cons aigris.
certainement pas, à aucun moment
je veux dire que la roue tourne dans un seul sens, que les implants capillaires ne sont favorables qu'à ceux qui les vendent, et que le premier accident cardiaque grave auquel j'ai assisté était celui d'un coureur de 40 ans passé devant moi rouge comme une pivoine, et qui s'est écroulé 10 m plus loin
quant à l'alimentation saine... même les cueilleurs/chasseurs mangeaient des baient sur lesquelles les animaux avaient pissé
tous les changements que j'évoque sont inéluctables... on ne remet jamais les poussins dans les œufs
on sait "comment c'était avant", mais on n'a aucune idée de "comment ça sera après" et c'est peut-être ça qui fait peur à certains
De plus, on a tous des échelles de valeurs différentes, alors le jugement...
Le mien aussi.
On se pose des questions, y a pas de jugement ici.
Je ne pense pas que le phénomène soit lié à l'apparence ou la santé, même si la vie est plus facile avec que sans, des etudes tendent a le prouver.
Ma théorie (sans autre fondement que mon fondement), c'est que le système sociétal incite les individus à bâtir des vies qui sont utiles à sa préservation, souvent sans tenir compte de la nature de chacun.e.
Donc les gens se confortent à une idée préconçue de la réussite qui est tellement exigente et chronolophage, qu'il leur faut plusieurs décennies pour se rendre compte qu'ils n'ont pas suivit le chemin qui leur aurait permis de s'épanouir.
Et quand ils s'en rendent compte, avec plus ou moins de conscience, il leur semble trop tard de rattraper le temps "perdu" et la nostalgie devient une souffrance plus acceptable que le présent et sa réalité sans avenir.
Et certains cristalliseront ce sentiment inconscient sur leur calvitie, ou leur poids...
Bon après y a d'autres phénomènes, comme celui que je nomerai le "sy.drome Didier Bourdon", ou des gens sont teeeeeellement privilégiés qu'ils perdent pieds avec la réalité, se mettent à dire "c'était mieux avant" alors que tout leur a sourit et qu'il n'ont aucun contact direct avec les gros problèmes de leur époque, qu'ils analysent sans les connaître.
Là je sais pas trop quoi en penser.
Il est assez intéressant de constater que les positions diverses de chacun sont tournées essentiellement sur le rapport à leur propre passé, ce qui, somme toute se conçoit étant donné les perspectives devant soi finalement assez limitées…
La question est un peu différente si, au lieu de se positionner vis à vis de sa propre vie - malgré tous les ennuis passés que j’ai plus ou moins effacé de mes souvenirs, j’étais jeune et beau et j’ai un peu oublié le stress qui me taraudait par moment par rapport à l’avenir incertain qui est devenu du passé certain - maintenant mon avenir est limité à au plus une dizaine d’années avec au bout la mort et l’inconnu.
Cette perspective de la mort n’a été évoquée par personne ni de la déchéance possible pour y parvenir.
Or, c’est la question essentielle et se remémorer un passé connu et quelque peu idyllique n’est-y-il pas une façon d’éviter la question de la maladie, de la déchéance et de la mort qui nous attendent à courte échéance ?
Après tout, quand on ne sait pas de quoi demain sera fait, c’est assez confortable de vider sa cave avec son vin qui s’est bonifié avec les années en évoquant les bons jours des vendanges.
Profitons avant la fin : ça nous évitera de se faire du souci sur icelle !
Ça n'a rien a voir avec ça. C'est que les valeurs qui ont été inculqué se perdent, les choses évoluent et le référentiel de la génération suivante n'est pas le même.
Après factuellement les gens sont moins éduqués, le confort de nos vies rend la plupart des choses futiles pour un plus ancien, on est plus nombreux donc il y a plus de règles et moins de libertés individuelles. C'est ça que ça signifie la plupart du temps.
Et c'est sans parler des 30 glorieuses.. croissance, plein emploi, opportunités à tous les coins de rues, libération de la femme, pas d'MST mortelle, pas de guerre.. liberté, insouciance, joie de vivre. Tous ceux qui ont connu cette époque te le diront, même si on a fait pleins de progrès depuis, par bien des aspects c'était mieux avant.
J’ai vécu cette période :
Les 30 glorieuses (1945-1973), c’est une appellation donnée par l’économiste Jean Fourastié décrivant la progression économique des pays développés suite à la 2e guerre mondiale avec, certes, des retombées sociales mais, le moins qu’on puisse dire est qu’il y a eu quelques « scories ».
- Guerre d’Indochine : 1,5 million de morts, blessés et prisonniers
- Guerre d’Algérie : service militaire 36 mois dont un bon nombre en Algérie. C’était le bon temps pour les hommes de 20 ans et leur famille ?
1 million de rapatriés qui ont tout perdu ? La torture, le terrorisme en métropole.., etc…
- La guerre froide
- Libération de la femme : à part la pilule ? Pour les agressions sexuelles et les viols : pour #metoo, il a fallu attendre 2006 et ce n’est pas encore gagné.
- La pédocriminalité et pas limitée à l’Eglise. On met à jour petit à petit…
- Mai 68 : une grande fête ? Une révolte de la jeunesse et des ouvriers : faut croire que la vie n’était pas si glorieuse que ça.
Oui, il y eu de l’euphorie après 5 ans de guerre et d’occupation.
Évoquer cette époque en terme de bon temps, c’est typique de la capacité humaine à oublier et de tomber dans le mythe du bon vieux temps « après »… Psychologiquement, pourquoi pas, mais n’oublions pas la réalité.
Quand on voit que 70% des boomers sont proprios et que sur cette part, 30% ont deux baraques.
Quand on voit que la culture ne fait que recycler les vieilles musiques/saga de films/séries/livres.
Quand les nouvelles voitures veulent ressembler aux anciennes.
Quand on voit le style vestimentaire (pantalons sautés, veste courte)
On peut largement dire que c'était mieux avant.
Je decouvre ce fil de discussion et j'avoue que je peux me retrouver dans beaucoup de descriptions...globalement et cela ne vaut que pour moi bien sûr, ma vie c'est améliorée mais je partais de bien bas. Je n'oublie ni les galères ni les malheurs, les miens et ceux des époques passées. Cependant plus jeune nous avons (j'avais) l'insoucience, les reves, les espoirs qui donnaient un sens...et avec l'âge, une connaissance plus profonde des choses se developpe, le vécu de sa propre évolution, du monde, et cette insouscience s'erode pour faire place à une conscience plus profonde. On pèse alors toute l'absurdité des vies humaines, des systemes economiques et politiques et c'est un sentiment je pense profondément perturbant...alors le passé devient un échappatoire pour certains et pourquoi pas. Je ne voudrais plus revivre mes années passés maintenant que je sais...et pourtant j'ai eu des enfants, une famille, une ascension sociale certe modeste mais bon suffisamment pour bien vivre. Alors "c'était mieux avant" peut etre ou peut être pas mais aujourd'hui à 60 ans je pèse la difficulté des générations futures qui j'espère pourront vivre l'insouscience qui permet de se projeter dans la vie.
Après contre la mauvaise foi on ne peut rien faire. Garantie que les années 60/70/80 c'est ce qu'on fait de mieux pour le français moyen.