L'abscission fait que les arbres perdent leurs feuilles

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En sciences, on parle souvent de "cécité botanique", c'est-à-dire considérer les plantes comme des êtres "simples", peu évolués, qui se contenteraient de survivre en subissant les aléas environnementaux. C'est même vrai au sein de la communauté scientifique, pas mal de chercheurs qui travaillent sur l'Homme ou sur les animaux sont atteints de cette "cécité". Petit exemple que j'ai vécu : j'assistais à un cours donné par un collègue à l'Université, qui parlait de la "barrière des espèces", le fait que deux animaux d'espèces différentes ne puissent se reproduire entre eux. Une élève a levé la main et a demandé "pourquoi certaines plantes arrivaient à se reproduire entre espèces différentes ?". Mon collègue, les yeux écarquillés et après un bon bug d'une dizaine de secondes, a répondu, sans rien connaître aux plantes, que c'est parce que "euh... boh, parce que les plantes c'est plus simple, donc c'est plus facile". La bonne réponse était tout le contraire, les plantes disposent de mécanismes génétiques très complexes et peuvent supporter des contraintes génétiques extrêmes, contrairement à la plupart des animaux. A vrai dire, les génomes des plantes sont tellement complexes qu'ils sont en moyenne les plus larges sur Terre, et les plantes détiennent, de très loin, les records du plus grand génome et du plus grand nombre de gènes (contrairement à ce que vous pourrez lire sur internet, où les plantes sont complètements ignorés).

C'est un peu sur cette cécité que repose cette anecdote. En voyant les feuilles d'un arbre tomber, on a tendance à assumer (et c'est normal) que c'est la météo qui fait tomber les feuilles et que la plante ne fait que subir son environnement, alors qu'en réalité la plante a probablement déjà perçu depuis longtemps que l'automne arrivait et s'est préparée à l'hiver. (Oui, au passage, certaines plantes enregistrent l'ensoleillement et la température quotidienne pendant des jours, voir des semaines, pour anticiper les changements de saison).

Les végétaux dont les feuilles tombent à l’automne/hiver sont dits arbres à feuilles caduques.

On ne retrouve pas ce phénomène que chez les arbres feuillus mais aussi mais aussi chez des résineux comme le mélèze dont les pseudophylles (aiguilles) tombent lors de la mauvaise saison.

L’abscission est préparée en amont, et le bouchon de cellulose n’est que l’étape finale. Auparavant le végétal va arrêter de produire de la chlorophylle ce qui ça rendre visible d’autres pigments comme les caroténoïdes. Nous pouvons tous percevoir cela lors du changement de couleur des feuilles. Les pigments et l’eau vont ensuite être récupérés par la plante pour être stockés dans le tronc (entre autre) de façon à pourvoir être réutiliser au printemps.

Certaines personnes utilisent ce mécanisme pour faire du « land art » comme dans l’exemple ci-dessous.

france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/etonnante-image-croix-celtique-dessinee-foret-irlandaise-1118273.html

a écrit : En sciences, on parle souvent de "cécité botanique", c'est-à-dire considérer les plantes comme des êtres "simples", peu évolués, qui se contenteraient de survivre en subissant les aléas environnementaux. C'est même vrai au sein de la communauté scientifique, pas mal de chercheurs qui travaillent sur l'Homme ou sur les animaux sont atteints de cette "cécité". Petit exemple que j'ai vécu : j'assistais à un cours donné par un collègue à l'Université, qui parlait de la "barrière des espèces", le fait que deux animaux d'espèces différentes ne puissent se reproduire entre eux. Une élève a levé la main et a demandé "pourquoi certaines plantes arrivaient à se reproduire entre espèces différentes ?". Mon collègue, les yeux écarquillés et après un bon bug d'une dizaine de secondes, a répondu, sans rien connaître aux plantes, que c'est parce que "euh... boh, parce que les plantes c'est plus simple, donc c'est plus facile". La bonne réponse était tout le contraire, les plantes disposent de mécanismes génétiques très complexes et peuvent supporter des contraintes génétiques extrêmes, contrairement à la plupart des animaux. A vrai dire, les génomes des plantes sont tellement complexes qu'ils sont en moyenne les plus larges sur Terre, et les plantes détiennent, de très loin, les records du plus grand génome et du plus grand nombre de gènes (contrairement à ce que vous pourrez lire sur internet, où les plantes sont complètements ignorés).

C'est un peu sur cette cécité que repose cette anecdote. En voyant les feuilles d'un arbre tomber, on a tendance à assumer (et c'est normal) que c'est la météo qui fait tomber les feuilles et que la plante ne fait que subir son environnement, alors qu'en réalité la plante a probablement déjà perçu depuis longtemps que l'automne arrivait et s'est préparée à l'hiver. (Oui, au passage, certaines plantes enregistrent l'ensoleillement et la température quotidienne pendant des jours, voir des semaines, pour anticiper les changements de saison).
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Le biais vient aussi je crois de l'observation et de l'échelle de temps. C'est bien plus long d'observer et étudier le comportement d'une plante ^^.

Pour compléter l’abscission, il faut ajouter qu'avant de "couper" la feuille, l’arbre récupère d’abord ce qui a de la valeur et récupère et décompose la chlorophylle et la moitié de l’azote et du phosphore vers les branches et les racines. Les feuilles jaunissent car la chlorophylle est récupéré dans l'arbre et non parce qu'elles "meurent" (même si c'est leur destin final).

Il existe aussi un cas inverse qu'on appelle la marcescence. Le hêtre, le charme et les chênes forment mal cette couche d’abscission, surtout quand ils sont jeunes et donc les feuilles meurent avant que la séparation ne soit vriament terminée et restent accrochées jusqu’au débourrement du printemps. C’est un effet qu'on retrouve chez les jeunes arbres. Sur un arbre adulte, seules les branches basses gardent leurs feuilles sèches.

Pourquoi ce comportement ? Plusieurs hypothèses existent, aucune n’est tranchée : protection des bourgeons contre le broutage des cervidés, litière décalée au printemps pour les sols pauvres, ou vestige évolutif d’ancêtres sempervirents (feuillage persistant, contraire de caduc).

edit : sorry je répète un peu le commentaire de deuterostomier que je n'avais pas vu.


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En sciences, on parle souvent de "cécité botanique", c'est-à-dire considérer les plantes comme des êtres "simples", peu évolués, qui se contenteraient de survivre en subissant les aléas environnementaux. C'est même vrai au sein de la communauté scientifique, pas mal de chercheurs qui travaillent sur l'Homme ou sur les animaux sont atteints de cette "cécité". Petit exemple que j'ai vécu : j'assistais à un cours donné par un collègue à l'Université, qui parlait de la "barrière des espèces", le fait que deux animaux d'espèces différentes ne puissent se reproduire entre eux. Une élève a levé la main et a demandé "pourquoi certaines plantes arrivaient à se reproduire entre espèces différentes ?". Mon collègue, les yeux écarquillés et après un bon bug d'une dizaine de secondes, a répondu, sans rien connaître aux plantes, que c'est parce que "euh... boh, parce que les plantes c'est plus simple, donc c'est plus facile". La bonne réponse était tout le contraire, les plantes disposent de mécanismes génétiques très complexes et peuvent supporter des contraintes génétiques extrêmes, contrairement à la plupart des animaux. A vrai dire, les génomes des plantes sont tellement complexes qu'ils sont en moyenne les plus larges sur Terre, et les plantes détiennent, de très loin, les records du plus grand génome et du plus grand nombre de gènes (contrairement à ce que vous pourrez lire sur internet, où les plantes sont complètements ignorés).

C'est un peu sur cette cécité que repose cette anecdote. En voyant les feuilles d'un arbre tomber, on a tendance à assumer (et c'est normal) que c'est la météo qui fait tomber les feuilles et que la plante ne fait que subir son environnement, alors qu'en réalité la plante a probablement déjà perçu depuis longtemps que l'automne arrivait et s'est préparée à l'hiver. (Oui, au passage, certaines plantes enregistrent l'ensoleillement et la température quotidienne pendant des jours, voir des semaines, pour anticiper les changements de saison).

Les végétaux dont les feuilles tombent à l’automne/hiver sont dits arbres à feuilles caduques.

On ne retrouve pas ce phénomène que chez les arbres feuillus mais aussi mais aussi chez des résineux comme le mélèze dont les pseudophylles (aiguilles) tombent lors de la mauvaise saison.

L’abscission est préparée en amont, et le bouchon de cellulose n’est que l’étape finale. Auparavant le végétal va arrêter de produire de la chlorophylle ce qui ça rendre visible d’autres pigments comme les caroténoïdes. Nous pouvons tous percevoir cela lors du changement de couleur des feuilles. Les pigments et l’eau vont ensuite être récupérés par la plante pour être stockés dans le tronc (entre autre) de façon à pourvoir être réutiliser au printemps.

Certaines personnes utilisent ce mécanisme pour faire du « land art » comme dans l’exemple ci-dessous.

france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/etonnante-image-croix-celtique-dessinee-foret-irlandaise-1118273.html

a écrit : En sciences, on parle souvent de "cécité botanique", c'est-à-dire considérer les plantes comme des êtres "simples", peu évolués, qui se contenteraient de survivre en subissant les aléas environnementaux. C'est même vrai au sein de la communauté scientifique, pas mal de chercheurs qui travaillent sur l'Homme ou sur les animaux sont atteints de cette "cécité". Petit exemple que j'ai vécu : j'assistais à un cours donné par un collègue à l'Université, qui parlait de la "barrière des espèces", le fait que deux animaux d'espèces différentes ne puissent se reproduire entre eux. Une élève a levé la main et a demandé "pourquoi certaines plantes arrivaient à se reproduire entre espèces différentes ?". Mon collègue, les yeux écarquillés et après un bon bug d'une dizaine de secondes, a répondu, sans rien connaître aux plantes, que c'est parce que "euh... boh, parce que les plantes c'est plus simple, donc c'est plus facile". La bonne réponse était tout le contraire, les plantes disposent de mécanismes génétiques très complexes et peuvent supporter des contraintes génétiques extrêmes, contrairement à la plupart des animaux. A vrai dire, les génomes des plantes sont tellement complexes qu'ils sont en moyenne les plus larges sur Terre, et les plantes détiennent, de très loin, les records du plus grand génome et du plus grand nombre de gènes (contrairement à ce que vous pourrez lire sur internet, où les plantes sont complètements ignorés).

C'est un peu sur cette cécité que repose cette anecdote. En voyant les feuilles d'un arbre tomber, on a tendance à assumer (et c'est normal) que c'est la météo qui fait tomber les feuilles et que la plante ne fait que subir son environnement, alors qu'en réalité la plante a probablement déjà perçu depuis longtemps que l'automne arrivait et s'est préparée à l'hiver. (Oui, au passage, certaines plantes enregistrent l'ensoleillement et la température quotidienne pendant des jours, voir des semaines, pour anticiper les changements de saison).
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Le biais vient aussi je crois de l'observation et de l'échelle de temps. C'est bien plus long d'observer et étudier le comportement d'une plante ^^.

Pour compléter l’abscission, il faut ajouter qu'avant de "couper" la feuille, l’arbre récupère d’abord ce qui a de la valeur et récupère et décompose la chlorophylle et la moitié de l’azote et du phosphore vers les branches et les racines. Les feuilles jaunissent car la chlorophylle est récupéré dans l'arbre et non parce qu'elles "meurent" (même si c'est leur destin final).

Il existe aussi un cas inverse qu'on appelle la marcescence. Le hêtre, le charme et les chênes forment mal cette couche d’abscission, surtout quand ils sont jeunes et donc les feuilles meurent avant que la séparation ne soit vriament terminée et restent accrochées jusqu’au débourrement du printemps. C’est un effet qu'on retrouve chez les jeunes arbres. Sur un arbre adulte, seules les branches basses gardent leurs feuilles sèches.

Pourquoi ce comportement ? Plusieurs hypothèses existent, aucune n’est tranchée : protection des bourgeons contre le broutage des cervidés, litière décalée au printemps pour les sols pauvres, ou vestige évolutif d’ancêtres sempervirents (feuillage persistant, contraire de caduc).

edit : sorry je répète un peu le commentaire de deuterostomier que je n'avais pas vu.

L'eau est même la principale clé finale de la survie d'un arbre... et de nos forêts.

Si la chute des feuilles d'espèces caduques en Automne est un fait connu de toutes et tous, savoir que les dates de début d'abscission ne sont pas immuables d'une année à l'autre: Un été sec et chaud/caniculaire, suivi d'une entrée d'automne d'égales conditions météorologiques, conduit un arbre à avancer la date entrée dans sa période d'abscission... fusse en sacrifiant (partie de) ses feuilles encore vertes. Au résultat, non seulement l'arbre a réduit sa période de photosynthèse -et donc de croissance-, mais n'a même pas eu le temps de "rapatrier" vers le tronc, grande partie des minéraux contenant les feuilles.

Or, sur la dernière décennie -dixit l'ONF ou le Museum National d'Histoire Naturelle-, la mortalité des arbres au sein de nos forêts a augmenté de...80%. Si l'on prend la reférence 2005-25, le constat est saisissant: la mortalité s'est multipliée par 2,5 !!
Mais le constat -alarmant- ne s'arrête pas là: les arbres de nos forêts produisent actuellement une couche de bois plus mince, car les arbres ferment plus fréquemment les stomates de leurs feuilles vertes afin de limiter l'évapotranspiration...au dépend de la photosynthèse, pourtant nécéssaire pour la formation de nouvelles cellules du bois.

Et pour en rajouter plus: le temps total de photosynthèse devenant moindre... les arbres captent moins de CO2, réduisant donc le rôle de "puits de carbone" qu'ont nos forêts. En chiffres concrets, ceci se traduit par une diminution de... 38% de carbone capté durant la dernière décénnie (2016-26) par rapport à la précédente (2006-2016).

En conclusion: nos forêts subissent un dépérissement préoccupant et accéléré.

a écrit : Le biais vient aussi je crois de l'observation et de l'échelle de temps. C'est bien plus long d'observer et étudier le comportement d'une plante ^^.

Pour compléter l’abscission, il faut ajouter qu'avant de "couper" la feuille, l’arbre récupère d’abord ce qui a de la
valeur et récupère et décompose la chlorophylle et la moitié de l’azote et du phosphore vers les branches et les racines. Les feuilles jaunissent car la chlorophylle est récupéré dans l'arbre et non parce qu'elles "meurent" (même si c'est leur destin final).

Il existe aussi un cas inverse qu'on appelle la marcescence. Le hêtre, le charme et les chênes forment mal cette couche d’abscission, surtout quand ils sont jeunes et donc les feuilles meurent avant que la séparation ne soit vriament terminée et restent accrochées jusqu’au débourrement du printemps. C’est un effet qu'on retrouve chez les jeunes arbres. Sur un arbre adulte, seules les branches basses gardent leurs feuilles sèches.

Pourquoi ce comportement ? Plusieurs hypothèses existent, aucune n’est tranchée : protection des bourgeons contre le broutage des cervidés, litière décalée au printemps pour les sols pauvres, ou vestige évolutif d’ancêtres sempervirents (feuillage persistant, contraire de caduc).

edit : sorry je répète un peu le commentaire de deuterostomier que je n'avais pas vu.
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La marscescence du hêtre est, de fait, utilisée dans la constitution de haies taillées.

Personnellement, je les préfère aux haies de laurier palme...

Commentaires très intéressants qui me fait poser une question supplémentaire :

Par quels mécanismes, certaines feuilles (de certains arbres ?), d’ordinaire au sommet, qui sont proches d’un réverbère, restent vertes et ne tombent pas.

Merci d’avance.

a écrit : La marscescence du hêtre est, de fait, utilisée dans la constitution de haies taillées.

Personnellement, je les préfère aux haies de laurier palme...
Je préfère le charme des haies de charmes voire d'amélanchiers.
Tant que ce ne sont pas d'affreux thuya ou buis.

a écrit : Commentaires très intéressants qui me fait poser une question supplémentaire :

Par quels mécanismes, certaines feuilles (de certains arbres ?), d’ordinaire au sommet, qui sont proches d’un réverbère, restent vertes et ne tombent pas.

Merci d’avance.
L’éclairage de nuit doit perturber l’horloge interne du végétal qui est basée sur la lumière du soleil. On parle de photoperiodisme.
Pour un arbre à feuilles caduques la diminution de la durée d’ensoleillement est le signal pour déclencher l’abscission. Avec de la lumière 24h sur 24h plus de signal donc la feuille reste verte.

Pour ma part, j’avais lu, peut-être sur SCMB d’ailleurs, que l’abcission permettait également de préserver la santé de l’arbre. En effet, à la chute des feuilles, il subit des centaines ou des milliers de petites blessures dans lesquelles des bactéries peuvent s’engouffrer. L’abcission permet une cicatrisation avant la chute de la feuille. 

a écrit : Pour ma part, j’avais lu, peut-être sur SCMB d’ailleurs, que l’abcission permettait également de préserver la santé de l’arbre. En effet, à la chute des feuilles, il subit des centaines ou des milliers de petites blessures dans lesquelles des bactéries peuvent s’engouffrer. L’abcission permet une cicatrisation avant la chute de la feuille.  Afficher tout Tu as raison, plusieurs végétaux font cela en réponse à une infection fongique, bactérienne ou virale. Le plant de tabac par exemple en réponse l’infection du virus de la mosaïque du tabac.

J’ai trouvé cette réponse dans le résumé d’une thèse :
« La réponse hypersensible (HR pour Hypersensitive Response) est une réaction de défense de la plante en réponse à une invasion par un agent pathogène. Elle est caractérisée par une mort cellulaire rapide et localisée au site d’inoculation et résulte de l’activation de programmes génétiques. »

La source : utheme.utoulouse.fr/files/original/86d453d1ffff5d60bc2553f78bc9be2eaf576411.pdf


Il y a aussi une autre stratégie de défense en lien avec la chute des feuilles. Celle qui consiste à éliminer des substances dangereuses. Un des cas les plus connus est celui du palétuviers, une plante qui vit en milieu saumâtre. Certaines espèces possèdent des glandes à sel sur leurs feuilles et elles accumulent volontairement du sel dans certaines feuilles avant de les faire tomber.

a écrit : Tu as raison, plusieurs végétaux font cela en réponse à une infection fongique, bactérienne ou virale. Le plant de tabac par exemple en réponse l’infection du virus de la mosaïque du tabac.

J’ai trouvé cette réponse dans le résumé d’une thèse :
« La réponse hypersensible (HR pour Hypersensitive R
esponse) est une réaction de défense de la plante en réponse à une invasion par un agent pathogène. Elle est caractérisée par une mort cellulaire rapide et localisée au site d’inoculation et résulte de l’activation de programmes génétiques. »

La source : utheme.utoulouse.fr/files/original/86d453d1ffff5d60bc2553f78bc9be2eaf576411.pdf


Il y a aussi une autre stratégie de défense en lien avec la chute des feuilles. Celle qui consiste à éliminer des substances dangereuses. Un des cas les plus connus est celui du palétuviers, une plante qui vit en milieu saumâtre. Certaines espèces possèdent des glandes à sel sur leurs feuilles et elles accumulent volontairement du sel dans certaines feuilles avant de les faire tomber.
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Je crois qu'il y a une petite confusion ici, je me permets de corriger. L'abscission est la perte des feuilles. Un "trou" devrait logiquement apparaître à l'endroit où la feuille se détache, c'est pourquoi la plante bouche se trou avant même que la feuille ne tombe, afin de fermer cette "porte d'entrée" pour bactérie. La réponse hypersensible est autre chose, elle a lieu quand un pathogène est déjà rentré dans la plante. Celui-ci sécrète des "effecteurs", reconnus par le système immunitaire de la plante via les LRR (de façon très vulgarisée, c'est un peu comme les anticorps reconnaissant un antigène chez les animaux). Cela peut alors induire la réaction hypersensible : les cellules autour de la zone infectée se remplissent d'antiobiotique et "éclatent" (c'est ce que l'on appelle la mort cellulaire programmée), libérant des antiobiotiques dans la zone infectée.