Les États-Unis participent depuis des décennies à un programme international avec le Panama pour combattre un insecte parasite appelé la mouche à vis du Nouveau Monde. Elle pond ses œufs dans des plaies ouvertes sur les animaux, et les larves qui en sortent se nourrissent de chair vivante, ce qui peut provoquer des infections graves et des pertes économiques massives dans l’élevage agricole.
Dans le cadre d’une Commission bilatérale Panama-États-Unis, on produit en laboratoire de mouches stériles à Pacora au Panama.

Commentaires préférés (3)
Ce programme consiste en l'élevage massif de mouches rendues infertiles par modification génétique.
Les mouches sont ensuite larguées par avion.
Si assez de mouches modifiées sont introduites assez régulièrement aux bons endroits, on arrive à faire reculer l'invasion ou au moins à la contenir.
Je vous recommande la vidéo en anglais qui raconte l’histoire de cette anecdote.
youtu.be/zxq60I5RSW8
pour faire court c’est comment les US ont repoussé la mouche de leur territoire vers le sud jusqu’au panama. Au delà, on retombait dans la jungle colombienne et ça redevenait compliqué.
D’ailleurs, je vous recommande ce youtubeur Kurzgesagt
( version anglaise « in a nutshell », en français « tout simplement ») si vous aimez SCMB
Également appelée "Lucilie bouchère" ou encore "bichera" en Espagnol", cette mouche parasite est un véritable fléau du continent Américain, pour tous les êtres à sang chaud... humains inclus.
Je vous épargne les détails de ce parasitisme. Ce n'est ni beau à lire qu'à voir en photos ou vidéos.
Jusqu'aux années 50 du siècle dernier, il affectait depuis les États-Unis jusqu'à la Terre de Feu, avec une notable absence au Chili et dans le Centre Sud de la forêt Amazonienne.
C'est à partir de cette date que les Autorités des USA ont commencé à prendre des mesures sanitaires, afin d'éradiquer la Lucilie Bouchère de la Fédération, faisaient usage de la technique consistant à élever des mouches mâles de l'espèce, puis de les stériliser par l'intermédiaire de rayon ionisant, avant de les lâcher dans l'Environnement. À ce stade, les mouches mâles copulent avec les femmes sylvestres, menant à une descendance stérile. L'issue est invariablement la même: le foyer d'infestation finit par s'éteindre, par manque de descendance.
En 1966, tout le territoire des États-Unis est officiellement déclaré libre de présence de la Lucilie Bouchère.
Cependant, la lutte continue au Mexique et dans les Pays d'Amérique Centrale. 400 millions de mâles stériles produits chaque semaine, fait encore reculer le fléau.
En 1994, est fondé au Panama, le COPEG. Sa fonction est alors de produire 100 millions de mâles stériles chaque semaine, afin de créer une barrière biologique au Nord du Tapón de Darien, au travers de l'Isthme de Panama.
En 2006, l'État Panaméen est déclaré libre de la menace de la Lucilie Bouchère... jusqu'en 2023, où toutes les alarmes se mettent de nouveau à sonner, jusqu'à la partie méridionale du Mexique: les foyers de présence de la Lucilie Bouchère sont signalés par milliers...
Bien que plusieurs théories ont été avancées pour expliquer cette récente progression de la Lucilie Bouchère vers le Nord, il n'y a pas "d'explication" certaine. L'un des facteurs de cette recrudescence est peut-être à mettre en relation avec le Dérèglement Climatique.
Un autre facteur pourrait être lié au fait que, de 20 à 30 ans sans présence de Lucilie Bouchère en Amérique Centrale à conduit les éleveurs de bovins à baisser la garde, voire même de ne plus savoir diagnostiquer à la vue, une ou plusieurs bêtes de leur cheptel, qui serait parasitée.
Afin de faire prendre conscience du danger, des campagnes de sensibilisation et de prévention sont en cours.
Actuellement, le but est d'arriver à reprendre le contrôle, par le biais d'un quintuplement de la production de mâles stériles de forme hebdomadaire. (500 millions de mâles).
Les responsables pensent pouvoir revenir à la situation antérieure en deux ans.
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Sans oublier la souffrance de l’animal ou de l’homme ( qui lui peut se faire soigner rapidement)
Ce programme consiste en l'élevage massif de mouches rendues infertiles par modification génétique.
Les mouches sont ensuite larguées par avion.
Si assez de mouches modifiées sont introduites assez régulièrement aux bons endroits, on arrive à faire reculer l'invasion ou au moins à la contenir.
Je vous recommande la vidéo en anglais qui raconte l’histoire de cette anecdote.
youtu.be/zxq60I5RSW8
pour faire court c’est comment les US ont repoussé la mouche de leur territoire vers le sud jusqu’au panama. Au delà, on retombait dans la jungle colombienne et ça redevenait compliqué.
D’ailleurs, je vous recommande ce youtubeur Kurzgesagt
( version anglaise « in a nutshell », en français « tout simplement ») si vous aimez SCMB
Également appelée "Lucilie bouchère" ou encore "bichera" en Espagnol", cette mouche parasite est un véritable fléau du continent Américain, pour tous les êtres à sang chaud... humains inclus.
Je vous épargne les détails de ce parasitisme. Ce n'est ni beau à lire qu'à voir en photos ou vidéos.
Jusqu'aux années 50 du siècle dernier, il affectait depuis les États-Unis jusqu'à la Terre de Feu, avec une notable absence au Chili et dans le Centre Sud de la forêt Amazonienne.
C'est à partir de cette date que les Autorités des USA ont commencé à prendre des mesures sanitaires, afin d'éradiquer la Lucilie Bouchère de la Fédération, faisaient usage de la technique consistant à élever des mouches mâles de l'espèce, puis de les stériliser par l'intermédiaire de rayon ionisant, avant de les lâcher dans l'Environnement. À ce stade, les mouches mâles copulent avec les femmes sylvestres, menant à une descendance stérile. L'issue est invariablement la même: le foyer d'infestation finit par s'éteindre, par manque de descendance.
En 1966, tout le territoire des États-Unis est officiellement déclaré libre de présence de la Lucilie Bouchère.
Cependant, la lutte continue au Mexique et dans les Pays d'Amérique Centrale. 400 millions de mâles stériles produits chaque semaine, fait encore reculer le fléau.
En 1994, est fondé au Panama, le COPEG. Sa fonction est alors de produire 100 millions de mâles stériles chaque semaine, afin de créer une barrière biologique au Nord du Tapón de Darien, au travers de l'Isthme de Panama.
En 2006, l'État Panaméen est déclaré libre de la menace de la Lucilie Bouchère... jusqu'en 2023, où toutes les alarmes se mettent de nouveau à sonner, jusqu'à la partie méridionale du Mexique: les foyers de présence de la Lucilie Bouchère sont signalés par milliers...
Bien que plusieurs théories ont été avancées pour expliquer cette récente progression de la Lucilie Bouchère vers le Nord, il n'y a pas "d'explication" certaine. L'un des facteurs de cette recrudescence est peut-être à mettre en relation avec le Dérèglement Climatique.
Un autre facteur pourrait être lié au fait que, de 20 à 30 ans sans présence de Lucilie Bouchère en Amérique Centrale à conduit les éleveurs de bovins à baisser la garde, voire même de ne plus savoir diagnostiquer à la vue, une ou plusieurs bêtes de leur cheptel, qui serait parasitée.
Afin de faire prendre conscience du danger, des campagnes de sensibilisation et de prévention sont en cours.
Actuellement, le but est d'arriver à reprendre le contrôle, par le biais d'un quintuplement de la production de mâles stériles de forme hebdomadaire. (500 millions de mâles).
Les responsables pensent pouvoir revenir à la situation antérieure en deux ans.
Je crois savoir que le principe du malle stérile répondu en grande quantité et utilisé pour lutter contre la prolifération du moustique tigre entre autres en France.