Le système de défense antimissile américain repose en partie sur le LRDR (Long Range Discrimination Radar), un radar de pointe. Il est conçu pour chercher, suivre et discriminer des cibles à très longue distance, en distinguant par exemple de vraies ogives ennemies de leurres ou de débris. Installé en Alaska, il a coûté environ 780 millions de dollars.

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Repérer un missile balistique intercontinental c'est très bien, c'est même prodigieux. L'intercepter c'est vraiment une autre histoire.
Petite illustration: Lancé depuis l'Extrême-Orient russe (à tout hasard), le missile mettra un peu plus de 15 min à atteindre l'Alaska. Ce missile, pendant une grande partie de sa trajectoire, quitte l'atmosphère terrestre. Quand il redescend, il atteint une vitesse phénoménale de 25 000 km/h. Il faut l'intercepter quand il est dans l'espace, après c'est trop tard.
Une fois l'intercepteur lancé, il a peu près 50 à 60% de chances de détruite l'ogive avant qu'elle ne s'écrase sur le sol américain. Pour avoir un taux proche de 100% on lancera donc 4 à 5 intercepteurs pour chaque ogive. Un seul intercepteur coûte environ 100 millions de dollars, une opération d'interception réussie coûte donc 500 millions environ.
Mais c'est là que ça se corse, un missile comme le Sarmat peut transporter jusqu'à 15 ogives indépendantes les unes des autres. Ce qui veut dire qu'avec un seul missile lancé, et au regard du stock d'intercepteurs que possède les USA, le LRDR est quasiment dépassé. Avec 2 missiles seulement, le système est entièrement saturé.
Raison pour laquelle le meileur système de défense contre un missile balistique intercontinental à têtes nucléaires reste la MAD: (Mutually Assured Destruction) : La fameuse dissuasion nucléaire. On est assuré que si l'un tire, l'autre répliquera avec la même puissance, rendant l'attaque tout à fait suicidaire.
Et bah bravo. Encore de la discrimination sans complexe !
C'est la stratégie MAD (qui porte bien son nom d'ailleurs) qui a contribué au développement des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE). Si le territoire est complètement détruit par une attaque massive le pays détruit a encore la possibilité de répliquer et détruire l'attaquant. La multiplicité des moyens de lancer une bombe nuc est au coeur de la majorité des stratégies nucléaires (silo, SNLE, avions de chasse). Pendant un temps, les USA avait même un bombardier nuc en vol 24h/24.
C'est chouette la dissuassion nucléaire. Après il faut bien se rendre compte que ce sont des stratégies de guerre totale. Les bombes nucléaires n'ont jamais été pensé pour être lancées pour détruire une partie d'un pays. Elles ont été conçues pour l'annihilation de l'adversaire et donc le dissuader d'attaquer en premier car il perdrait dans tous les cas et on l'emporte avec nous (doctrine Gaullienne en tout cas). Et posséder suffisamment d'armes nuc permet à n'importe quel pays de rivaliser avec les plus grandes puissances militaires (peu importe leur armées ou technologies).
La solution pour arrêter cette folie serait que tout le monde "dépose" les armes et c'est impossible pour le moment. Ou alors on se dit que tant que tout le monde possède l'arme atomique, la guerre est impossible...
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Repérer un missile balistique intercontinental c'est très bien, c'est même prodigieux. L'intercepter c'est vraiment une autre histoire.
Petite illustration: Lancé depuis l'Extrême-Orient russe (à tout hasard), le missile mettra un peu plus de 15 min à atteindre l'Alaska. Ce missile, pendant une grande partie de sa trajectoire, quitte l'atmosphère terrestre. Quand il redescend, il atteint une vitesse phénoménale de 25 000 km/h. Il faut l'intercepter quand il est dans l'espace, après c'est trop tard.
Une fois l'intercepteur lancé, il a peu près 50 à 60% de chances de détruite l'ogive avant qu'elle ne s'écrase sur le sol américain. Pour avoir un taux proche de 100% on lancera donc 4 à 5 intercepteurs pour chaque ogive. Un seul intercepteur coûte environ 100 millions de dollars, une opération d'interception réussie coûte donc 500 millions environ.
Mais c'est là que ça se corse, un missile comme le Sarmat peut transporter jusqu'à 15 ogives indépendantes les unes des autres. Ce qui veut dire qu'avec un seul missile lancé, et au regard du stock d'intercepteurs que possède les USA, le LRDR est quasiment dépassé. Avec 2 missiles seulement, le système est entièrement saturé.
Raison pour laquelle le meileur système de défense contre un missile balistique intercontinental à têtes nucléaires reste la MAD: (Mutually Assured Destruction) : La fameuse dissuasion nucléaire. On est assuré que si l'un tire, l'autre répliquera avec la même puissance, rendant l'attaque tout à fait suicidaire.
Et bah bravo. Encore de la discrimination sans complexe !
C'est la stratégie MAD (qui porte bien son nom d'ailleurs) qui a contribué au développement des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE). Si le territoire est complètement détruit par une attaque massive le pays détruit a encore la possibilité de répliquer et détruire l'attaquant. La multiplicité des moyens de lancer une bombe nuc est au coeur de la majorité des stratégies nucléaires (silo, SNLE, avions de chasse). Pendant un temps, les USA avait même un bombardier nuc en vol 24h/24.
C'est chouette la dissuassion nucléaire. Après il faut bien se rendre compte que ce sont des stratégies de guerre totale. Les bombes nucléaires n'ont jamais été pensé pour être lancées pour détruire une partie d'un pays. Elles ont été conçues pour l'annihilation de l'adversaire et donc le dissuader d'attaquer en premier car il perdrait dans tous les cas et on l'emporte avec nous (doctrine Gaullienne en tout cas). Et posséder suffisamment d'armes nuc permet à n'importe quel pays de rivaliser avec les plus grandes puissances militaires (peu importe leur armées ou technologies).
La solution pour arrêter cette folie serait que tout le monde "dépose" les armes et c'est impossible pour le moment. Ou alors on se dit que tant que tout le monde possède l'arme atomique, la guerre est impossible...