Parmi les nombreuses superstitions censées protéger contre la peste, il y avait celle de porter des pierres précieuses et notamment des diamants. Cela venait du fait que les riches étaient moins touchés que les pauvres, mais la réalité était qu'ils avaient des maisons « en dur » et donc mieux préservées des rats.
C’est notamment de là que vient la tradition d’offrir un diamant à la femme aimée, pour la protéger !

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C’est l’exemple parfait pour illustrer la différence entre corrélation et causalité. Le piège classique mais toujours si prégnant dans la société. Les gens de l’époque ont remarqué une corrélation, c’est-à-dire deux faits qui se produisent en même temps. Mais ils se sont trompés sur le lien de cause à effet : ce n'est pas le diamant qui repoussait la maladie, c'est la richesse qui permettait à la fois d'acheter des bijoux et de vivre dans des maisons en pierre isolées des rats.
On fait encore largement ce genre d'erreur aujourd'hui; pour donner des exemples qui ne fâchent personne, mettons qu’on remarque que les cadres font plus de footing que les ouvriers et qu'on en déduise que courir fait monter en grade; ou alors, on constate que les ventes de crème glacée et les attaques de requins augmentent exactement en même temps en été. Les requins adorent les restes de crème glacée (ou « ma femme adore les cendriers en rotin »)…
Pour venir à l’appui de ta démonstration sur les « corrélations fallacieuse », en voici une collection amusante :
www.tylervigen.com/spurious-correlations
Pour ma part, je cite habituellement la corrélation entre « la réintroduction des cigognes en Alsace et le retour de la nativité » et celle de « l’augmentation du parc automobile et la diminution de la tuberculose ».
Les « complotistes » sont assez doués pour prouver leurs affirmations à coup de corrélations avec le principe clé « Il n’y a pas de hasard » ! Mais, là, j’abandonne…