Pour comparer des risques minuscules, des statisticiens utilisent le micromort : une unité correspondant à une chance sur un million de mourir lors d’une activité donnée. Elle permet de mettre sur la même échelle trajet, plongée, anesthésie ou alpinisme. Son intérêt est de convertir des peurs floues en ordre de grandeur.
Une opération, un trajet, une plongée ou une ascension peuvent être comparés sur la même échelle. Il montre combien notre perception intuitive du danger est parfois biaisée.

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Merci,
Pour l'instant, je ne suis qu'à un vote négatif, je m'en sors pas trop mal ...
Mais je comprends que ça puisse jeter un froid sur certaines certitudes.
Je ne souhaite pas particulièrement m'immiscer dans ce genre de fil de discussion ni élargir le hors-sujet, mais vu que tu te poses des questions, je t'invite à chercher quelles sont les autres réponses possibles plutôt que d'utiliser celles qu'on te sert sur un plateau.
Par exemple, une autre hypothese est peut-etre qu'on met effectivement beaucoup plus de moyens visibles (radars, police) là où il y a un enjeu d'espace public et de responsabilité pénale impliquant des tiers, plutôt que dans la sphère privée.
Tu peux aussi analyser les informations qu'on te donne, afin de déterminer dans quelle mesure celles-ci sont pertinentes:
Concernant le fameux "pactole" des radars: non, il ne sert pas a payer les salaires de la police pour "protéger le pouvoir". Cet argent va dans un Compte d'Affectation Spéciale (CAS), il est redistribué à plus de 70% aux collectivités pour refaire les routes, à l'entretien des radars, et aux hôpitaux.
Evidemment, on peut trouver un argument expliquant que c'est un financement déguisé et indirect, tu peux le tourner dans tous les sens, par exemple en disant que l'argent des radars sert, de manière détournée et par vases communiquants, à alimenter le lobby des vendeurs de décorations de Noel (radars -> amendes -> argent -> municipalités -> achat en décembre de décorations de Noel). C'est pratique, tu peux recycler l'argument pour dénoncer n'importe quoi, y compris le salaire des CRS.
Concernant Jeanne d'Arc (brûlée à Rouen en 1431) et la Guerre de Cent Ans: c'est assez facile de vérifier que la guerre s'est terminée en 1453, soit 22 ans plus tard. Ce n'est donc pas sa mort qui a "calmé tout le monde". L'armée régulière (les compagnies d'ordonnance) a été créée par Charles VII en 1445, également bien après son exécution. Je ne souhaite donc pas te donner de réponse tout faite ni argumenter sur le sujet, mais quand un auteur a utilisé l'IA pour trouver ses infos, tu peux le faire aussi et rapidement te faire un avis sur la question. Bonnes recherches !
Non non bien sûr, je ne prends pas pour argent comptant toute théorie proposée, que ce soit sur ce site ou ailleurs ! Je note seulement l'intérêt du propos - ou du moins son originalité.
Mais c'est vrai que c'est une question que je me suis souvent posée : pourquoi une telle obsession pour la sécurité routière quand on voit que les morts dûs à l'alcool (par la maladie, pas celui au volant), le manque de sécurité au travail, ou le manque de personnel médical disponible (qui sont des causes plus importantes que la simple sécurité routière) ne sont pas prétextes à de telles mobilisations politiques.
Je n'avais que deux théories alors (qui n'étaient et ne sont que des théories, en rien vérifiées, que je ne prends donc pas pour des compréhensions claires et distinctes).
- la première, dans le côté traumatique de l'accident de voiture, qui permet des réponses plus théâtrales politiquement parlant - donnant l'impression d'agir efficacement et sans attendre.
- le second est que ce serait le seul terrain où l'action politique peut rapporter économiquement dès l'année suivante, quand les autres terrains demanderaient justement de l'investissement et un changement de politique économique - entendons par là "freiner le capitalisme libéral". Or, aucun gouvernement politique ne serait en faveur d'un tel changement systémique.
En dehors des considérations erronées sur le lien entre la mise à mort de Jeanne d’Arc et la fin de la guerre de cent ans et des récriminations simplistes :
Il y a un principe fondamental établi depuis la Révolution en matière de finances publiques est qu’il n’y a pas, sauf à de rares exceptions, d’affectation des recettes à des dépenses spécifiques.
Les campagnes de prévention de risques ne dépendent jamais de recettes suffisantes mais des autorisations des dépenses disponibles : seul le total des dépenses votées doit être égal à celui des recettes et c’est pourquoi le parlement vote d’abord les recettes de l’État avant celui des dépenses dont le total est égal à celui des recettes. Ce principe est nommé celui de l’universalité de l’affectation des recettes aux dépenses.
Pour donner un exemple précis : si le produit des amendes prévu est inférieur à la prévision inscrite dans le budget, les subventions aux collectivités locales ne sont pas diminuées automatiquement d’autant. Il faudrait un budget rectificatif voté par le parlement ou imposé par le fameux article 49 alinéa 3 de la constitution.
Il faut convenir que le système des amendes est assez dissuasif en matière de sécurité routière mais difficile à appliquer pour les accidents domestiques, l’alcoolisme, le tabagisme (quoique il y ait une corrélation entre les taxes sur le tabac et la diminution de sa consommation), les maladies (obligations de la vaccination…), etc…
Il a été démontré également que le renforcement de la répression n’a pas toujours un effet dissuasif.
À l’inverse et à l’extrême, la suppression de la peine de mort n’a pas entraîné un accroissement de la grande criminalité !
Pour revenir aux « grandes causes nationales », il ne faut pas oublier que la diminution des accidents de la route, la baisse du tabagisme… entraînent une diminution des dépenses de santé les concernant et ces « économies », en analyse financière, constituent des « recettes ».
Avec le recul que permet mon âge vénérable les mesures de prévention et de sécurité dans tous les domaines produisent finalement des « recettes » avec un certain nombre d’exceptions comme l’allongement de la durée de la vie qui constitue en fait une dépense financière par les retraites versées, les coûts de prise en charge, de soins et de santé …
Il y a aussi des risques qui n’avaient pas été clairement identifiés ou abusivement ignorés et non traités.
Quelques exemples : l’amiante qui a été massivement utilisée dans le BTP, la consommation désordonnée des énergies non renouvelables, l’utilisation de produits chimiques cancérigènes…
« La critique est aisée, l’Art est difficile »
Ça me rassure pas et ne me donne pas du tout envie d'étre motard. Merci à toi
Ça va il suffit de faire 13 KM très vite. Ça passe