Les éoliennes peuvent aussi être aéroportées. Dans ce cas, l’hélice n’est pas portée par un mât, mais par une structure gonflable ou un système de type cerf-volant. Cette méthode permet de profiter des vents d’altitude, plus forts et plus réguliers, tout en limitant l’impact sur les paysages.

Commentaires préférés (3)
Piste intéressante avec encore beaucoup d’inconnues. On parle quand même d’une éolienne à plus de 1500m d’altitude. Il faut prendre potentiellement une en prise au sol pour sécuriser en cas de chute (globalement un disque de 1500/2000m de rayon, sauf si on rajoute plusieurs câble de sécurité,…)
De plus les démonstrations on durée 30mn, sur un temps global parfait. A voir si ça tient des temps moins clément, comme se passe la maintenance …
Mais ça reste prometteur
Qui aurait pu penser que le vent pouvait déplacer des bateaux !
Sur les 15 dernières années, bien des entreprises -généralement des StartUps- se sont lancés dans la conception puis le développement des aérogénérateurs autoportés. Si elles étaient 22 en 2017, déjà en 2020, ne restaient plus que sept à continuer de croire en leur projet.
Parmi les "survivants", certaines n'ont ni atteint un stade commercial, fusse de modèle(s) de taille modeste.
Ce qui pousse/poussait à développer cette technologie dans le secteur de l'éolien, est logiquement le coût du kWh produit, face à un aérogénérateur planté au sol ou en mer... Imaginez: plus besoin de transporter -parfois dans des endroits géographiques à l'orographie compliquée- des centaines de tonnes de béton et roches (pour le socle), du métal (mât), la nacelle, ainsi que de pales dépassant parfois les 100 mètres de longueur. Bref, du travail pour plusieurs semaines...
Puis est arrivé le S2000 SAWES Chinois en janvier dernier, troisième version d'une entreprise née en 2023.
Dans le théorique, leur ballon aérogénérateur aurait une puissance nominale de 3 MW... quand bien même dans l'essai de janvier dernier, l'électricité produite n'a pas dépassé les 385 kWh.
Quant à l'altitude atteinte, elle n'était "que" de deux mille mètres, bien que leurs deux futurs modèles visent encore plus haut: 10 000 mètres pour leur tout dernier (S6000), dont l'essai aura lieu en automne prochain.
Les raisons poussant la Chine à persister dans le développement de cette technologie, est surtout d'ordre... financier. En théorie, face à un aérogénérateur conventionnel fixé au sol, le coût du kWh produit peut être divisé par...dix! Il est vrai que le poids d'un S2000 ne dépasse pas une tonne et que tout le nécéssaire pour l'installer, rentre dans deux containers standards. Quant au montage en soi, seules huit heures suffisent.
Dans le concept du S2000, bien évidemment la légèreté a été prise en compte, mais également sa longévité basée sur 25 ans... théoriques.
Mais parmi toutes les questions pouvant découler de ce S2000, on peut néanmoins se demander quelle est la capacité de la Chine à produire l'hélium pour 100, 1000 (ou plus) de ce type d'aérogénérateur.
De plus, le risque à ce que ces aérogénérateurs (dont le cable d'ancrage et de transport d'électricité) soient une voie d'attrait pour les éclairs, n'est pas nul.
Quant à ce qu'il en est du cable en soi, très difficile à voir pour un pilote d'avion léger ou d'un drone, quels sont les risques ?
En si l'aérogénérateur tombe au sol ? L'aérogénérateur ne reste pas perpétuellement à la verticale du point d'ancrage. Son gite peut atteindre 30 degrés, ce qui se traduit (pour le S2000 à 2000 mètres d'altitude) par une surface de 4kms au sol. Quant au futur S6000, évoluant à 10 000 mètres d'altitude, mieux vaut le situer en zone bien dégagée et plutôt désertique...
Je vous laisse exprimer votre opinion.
Sources:
Eolienne de haute altitude : la Chine prend de l’avance - Portail de l'IE https://share.google/ohNYTQ96OTCvPwTa3
Adieu aux éoliennes ? La Chine lance une centrale volante qui produit de l’énergie 10 fois moins cher https://share.google/yRsnkvMnlriDjUujg
Un dirigeable équipé de turbines produit de l’électricité à 2000 mètres d’altitude en Chine - Science et vie https://share.google/5DytR2EysmLwQ3UTD
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Piste intéressante avec encore beaucoup d’inconnues. On parle quand même d’une éolienne à plus de 1500m d’altitude. Il faut prendre potentiellement une en prise au sol pour sécuriser en cas de chute (globalement un disque de 1500/2000m de rayon, sauf si on rajoute plusieurs câble de sécurité,…)
De plus les démonstrations on durée 30mn, sur un temps global parfait. A voir si ça tient des temps moins clément, comme se passe la maintenance …
Mais ça reste prometteur
Ces même recherches pourraient permettre de tracter des cargos ou des pétroliers à l'aide de Kites volant en décrivant des 8 à 400 m d'altitude. Une réduction de 15 à 20% de la consommation semble envisageable à relativement court terme
www.20minutes.fr/economie/4011064-20221121-voile-geante-tracter-navire-airbus-reduire-empreinte-carbone
Qui aurait pu penser que le vent pouvait déplacer des bateaux !
J'ai direct l'image de Waterworld, Mariner et son trimaran tracté par un cerf-volant..
Sur les 15 dernières années, bien des entreprises -généralement des StartUps- se sont lancés dans la conception puis le développement des aérogénérateurs autoportés. Si elles étaient 22 en 2017, déjà en 2020, ne restaient plus que sept à continuer de croire en leur projet.
Parmi les "survivants", certaines n'ont ni atteint un stade commercial, fusse de modèle(s) de taille modeste.
Ce qui pousse/poussait à développer cette technologie dans le secteur de l'éolien, est logiquement le coût du kWh produit, face à un aérogénérateur planté au sol ou en mer... Imaginez: plus besoin de transporter -parfois dans des endroits géographiques à l'orographie compliquée- des centaines de tonnes de béton et roches (pour le socle), du métal (mât), la nacelle, ainsi que de pales dépassant parfois les 100 mètres de longueur. Bref, du travail pour plusieurs semaines...
Puis est arrivé le S2000 SAWES Chinois en janvier dernier, troisième version d'une entreprise née en 2023.
Dans le théorique, leur ballon aérogénérateur aurait une puissance nominale de 3 MW... quand bien même dans l'essai de janvier dernier, l'électricité produite n'a pas dépassé les 385 kWh.
Quant à l'altitude atteinte, elle n'était "que" de deux mille mètres, bien que leurs deux futurs modèles visent encore plus haut: 10 000 mètres pour leur tout dernier (S6000), dont l'essai aura lieu en automne prochain.
Les raisons poussant la Chine à persister dans le développement de cette technologie, est surtout d'ordre... financier. En théorie, face à un aérogénérateur conventionnel fixé au sol, le coût du kWh produit peut être divisé par...dix! Il est vrai que le poids d'un S2000 ne dépasse pas une tonne et que tout le nécéssaire pour l'installer, rentre dans deux containers standards. Quant au montage en soi, seules huit heures suffisent.
Dans le concept du S2000, bien évidemment la légèreté a été prise en compte, mais également sa longévité basée sur 25 ans... théoriques.
Mais parmi toutes les questions pouvant découler de ce S2000, on peut néanmoins se demander quelle est la capacité de la Chine à produire l'hélium pour 100, 1000 (ou plus) de ce type d'aérogénérateur.
De plus, le risque à ce que ces aérogénérateurs (dont le cable d'ancrage et de transport d'électricité) soient une voie d'attrait pour les éclairs, n'est pas nul.
Quant à ce qu'il en est du cable en soi, très difficile à voir pour un pilote d'avion léger ou d'un drone, quels sont les risques ?
En si l'aérogénérateur tombe au sol ? L'aérogénérateur ne reste pas perpétuellement à la verticale du point d'ancrage. Son gite peut atteindre 30 degrés, ce qui se traduit (pour le S2000 à 2000 mètres d'altitude) par une surface de 4kms au sol. Quant au futur S6000, évoluant à 10 000 mètres d'altitude, mieux vaut le situer en zone bien dégagée et plutôt désertique...
Je vous laisse exprimer votre opinion.
Sources:
Eolienne de haute altitude : la Chine prend de l’avance - Portail de l'IE https://share.google/ohNYTQ96OTCvPwTa3
Adieu aux éoliennes ? La Chine lance une centrale volante qui produit de l’énergie 10 fois moins cher https://share.google/yRsnkvMnlriDjUujg
Un dirigeable équipé de turbines produit de l’électricité à 2000 mètres d’altitude en Chine - Science et vie https://share.google/5DytR2EysmLwQ3UTD
Merci Epoxy, toujours aussi enrichissant tes commentaires.
Je suis assez critique sur ces éoliennes portées par ballon, non pas que l'idée de base soit mauvaise, loin de là, le jet stream nous offre une énergie colossale et permanente. Pour donner une idée de ce que représente le jet stream, au centre du courant, la vitesse moyenne est de l'ordre de 90km/h et peut par moment dépasser les 300 km/h.
Ce qui me pose problème, c'est d'envoyer un ballon d'hélium là haut. Aujourd'hui, l'hélium est "produit" par distillation fractionnée du gaz naturel (parfois par diffusion du gaz naturel à travers une membrane mais ça reste un produit gazier) donc aller puiser des millions de mètres cubes de gaz pour produire une énergie soit-disant propre, c'est franchement pas terrible.
De plus, l'hélium c'est petit, vraiment petit, donc trouver un matériau étanche à l'hélium c'est extrêmement compliqué, ce qui veut dire qu'il faut recharger régulièrement le ballon. Et puis, autant un ballon au niveau du sol, ça va, l'hélium traverse un peu la paroie du ballon mais c'est pas délirant non plus, autant un ballon à 10km d'altitude, c'est pas la même limonade; plus on monte dans l'atmosphère plus il y a des rayonnements ionisants et un plasma d'hélium, c'est encore plus compliqué à confiner que l'hélium gazeux donc encore plus de pertes donc encore plus de recharges.
Comment on fait pour recharger les ballons ? Vu que les ballons sont supposés être placés dans des zones désertiques, il faut bien acheminer de l'hélium et des hommes régulièrement pour recharger; quelle que soit la chaîne logistique utilisée, elle sera très loin d'être neutre (construction d'une route, transport par hélicoptère, etc...)
Bref, d'une énergie présentée comme décarbonée et presque miraculeuse, comme toujours, c'est pas si simple
Le seul avantage de ces systèmes, c'est l'apport de courant dans des zones sinistrées de jour comme de nuit.
Pour le fun : l'article wikipédia dit que cette idée date de 1833, puis précise que c'est porté par une "industrie émergente"
Si au bout de 193 ans t'es pas émergé, faut commencer à t'inquiéter
Parce que sur mâts ça ne serait pas possible?
C'est surtout un bon moyen de pomper des subventions publiques
Comme pour les fameux avions renifleurs ?