En 1953, l’alpiniste Hermann Buhl devint le premier homme à gravir seul un sommet de plus de 8000 mètres en atteignant le Nanga Parbat (8 125 m) en 17 heures, sans bouteilles d'oxygène. Pour l’aider dans son entreprise, il n’hésita pas à se doper au Pervitin, un stimulant à base de méthamphétamine.
Ceci s’avéra sans doute utile lors de la descente, qui l’obligea à passer une nuit à près de 8 000 m, portant le temps de descente à 41 heures !

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C’est assez incroyable qu’il aie survécu à une nuit à 8,000m sans équipement de bivouac. Ça ne lui aura couté que 2 orteils amputés. Pour la petite histoire il avait reçu l’ordre de ne pas faire l’ascension, et il est le seul au monde à avoir conquis (pour la 1ere fois donc) un sommet de plus de 8000m en solo.
La Pervitin était distribuée aux soldats allemand durant la seconde guerre mondiale, assez librement d’ailleurs jusqu’en 1941…
Je m’y connais un tout petit petit peu en alpinisme et la performance énoncée ici est sans aucune mesure avec gagner une course cycliste ou un marathon !
On parle d’efforts littéralement surhumains en 1953 avec le matériel d’alors… en omettant l’oxygène (absent ici), le poids des équipements à cette époque n’a rien à voir avec nos vestes en Gore-tex modernes, nos sous-couches chaudes et légères, nos chaussures, nos crampons… gravir un 8000 en solo en 1953 c’est vraiment une prouesse difficile à imaginer ! Cela dit je suis d’accord avec l’idée que le « coup de pouce » chimique rogne un peu le prestige mais cela reste un exploit hors-norme.
Avant d’y être confrontés on a vraiment pas idée de ce que cela représente de simplement marcher à 8000m… qui plus est seul dans cet océan blanc. Le corps et surtout l’esprit sont mis à telle épreuve que l’on devrait se défier de juger !
Et il est de notoriété publique que certains très grands alpiniste avaient toujours sur eux des amphétamines afin de pouvoir finir une course trop « engagée » ou juste avoir le courage de redescendre après avoir accompli l’impensable…
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Le Nanga Parbat est évoqué dans le film "Sept ans au Tibet". Les Nazi l'appelaient "Inséré Berge", notre montagne.
C’est assez incroyable qu’il aie survécu à une nuit à 8,000m sans équipement de bivouac. Ça ne lui aura couté que 2 orteils amputés. Pour la petite histoire il avait reçu l’ordre de ne pas faire l’ascension, et il est le seul au monde à avoir conquis (pour la 1ere fois donc) un sommet de plus de 8000m en solo.
La Pervitin était distribuée aux soldats allemand durant la seconde guerre mondiale, assez librement d’ailleurs jusqu’en 1941…
Je suis un peu divisé :
Certes, c'est un exploit hors-norme ! Il n'y en a pas beaucoup de personnes capables de le suivre, d'autant plus - comme le mentionne l'anecdote - sans support d'oxygène. Bravo ! Chapeau !
Mais, le fait qu'il a quand même pris un stimulant à base de méthamphétamine, me carresse les poils à contre-sens. Je le considèrerais presque comme du dopage. Certes, il faut une détérmination mentale et une préparation physique pour un tel exploit, mais le fait qu'il a "modifié" son "corps-mental" enlève à - mes yeux (de patate de canapé) - toute la brillance de sa victoire. Comme si, sans cette aide, il n'aurait pas pu monter au sommet.
Je ne m'y connais pas grande chose en alpinisme, mais si je fais le parallèle avec d'autres sports (extrêmes ou pas), c'est comme si on félicitait un coureur cycliste ou un marathonien d'avoir gagné la course alors qu'ils étaient dopés sous des stéroïdes ou autres médicaments avec des noms barbares.
Je m’y connais un tout petit petit peu en alpinisme et la performance énoncée ici est sans aucune mesure avec gagner une course cycliste ou un marathon !
On parle d’efforts littéralement surhumains en 1953 avec le matériel d’alors… en omettant l’oxygène (absent ici), le poids des équipements à cette époque n’a rien à voir avec nos vestes en Gore-tex modernes, nos sous-couches chaudes et légères, nos chaussures, nos crampons… gravir un 8000 en solo en 1953 c’est vraiment une prouesse difficile à imaginer ! Cela dit je suis d’accord avec l’idée que le « coup de pouce » chimique rogne un peu le prestige mais cela reste un exploit hors-norme.
Avant d’y être confrontés on a vraiment pas idée de ce que cela représente de simplement marcher à 8000m… qui plus est seul dans cet océan blanc. Le corps et surtout l’esprit sont mis à telle épreuve que l’on devrait se défier de juger !
Et il est de notoriété publique que certains très grands alpiniste avaient toujours sur eux des amphétamines afin de pouvoir finir une course trop « engagée » ou juste avoir le courage de redescendre après avoir accompli l’impensable…
Et sans pervitin il serait un point de repère comme malheureusement beaucoup d’autres.
Unsere Berge signifie « nos montagnes » en allemand (mon correcteur a été difficile à convaincre de ne pas écrire insère berge…). Ici je pense qu’il faut plutôt parler de notre montagne (unser Berg) mais je n’ai pas trouvé de sources…
Par IA (extrait) :
L'expression allemande « Unser Berg » (« Notre montagne ») prend tout son sens historique lorsqu'elle est associée au Nanga Parbat.
Durant les années 1930 et jusqu'en 1953, le Nanga Parbat a été officiellement surnommé par la propagande allemande la « montagne du destin des Allemands » (Schicksalsberg der Deutschen). À cette époque, les alpinistes du Reich s'étaient vu confisquer la conquête de l'Everest par les Britanniques et celle du K2 par les Américains ou les Italiens. Les autorités et le grand public allemand se sont alors approprié le Nanga Parbat, le qualifiant affectueusement ou nationalement d'« Unser Berg » (Notre montagne).
C'est précisément cette obsession nationale pour « leur » montagne qui explique le contexte du livre et du film Sept ans au Tibet :
* L'obsession d'État : Le régime nazi finance massivement des expéditions successives (notamment en 1932, 1934, 1937 et 1939) pour y planter son drapeau. Ces tentatives tournent au drame national avec des dizaines de morts, renforçant le mythe et le sacrifice autour de ce sommet.
Effectivement, le contexte historique est bien là, mais pas de source liant tout ça avec Unsere Berg. J’ai cherché également et rien trouvé.
Source IA Google :
L'utilisation de l'expression allemande « Unser Berg » (Notre montagne) pour désigner le Nanga Parbat ainsi que son statut de « Schicksalsberg der Deutschen » (Montagne du destin des Allemands) proviennent de plusieurs sources historiques, littéraires et médiatiques majeures :
1. La presse et la propagande de l'entre-deux-guerres (1932–1939)
• La genèse : L'expression est née dans les journaux allemands et les communiqués officiels de la Deutsche Himalaja-Stiftung (Fondation allemande pour l'Himalaya) lors des expéditions successives des années 1930.
• La justification : Exclus de l'Everest par les Britanniques, les alpinistes allemands ont fait du Nanga Parbat un projet nationaliste et obsessionnel, matérialisé par cette formule dans les médias de l'époque.
• L'impact des drames : Les tragédies de 1934 (mort de Willy Merkl et de ses hommes) et de 1937 (16 morts dans une avalanche) ont poussé la presse allemande à sanctuariser ce sommet sous l'appellation collective d'« Unser Berg ».
2. Les mémoires et journaux d'expéditions
• Le livre de Karl Herrligkoffer (1953/1954) : Le demi-frère de Willy Merkl a dirigé l'expédition triomphale de 1953. Dans ses écrits relatant l'exploit d'Hermann Buhl (traduits notamment dans des critiques d'époque comme celle du New York Times de 1954), il est explicitement rappelé : « "Unser Berg" — our mountain — was the name they had given to Nanga Parbat. »
• Achttausend drüber und drunter d'Hermann Buhl : Les carnets et journaux de bord d'Hermann Buhl, premier homme au sommet en 1953, documentent l'état d'esprit des alpinistes autrichiens et allemands face à ce qu'ils considéraient comme leur montagne.
3. Les ouvrages de référence contemporains
• Nanga Parbat: Wahrheit und Wahn des Alpinismus de Ralf-Peter Märtin (2014) : Cet ouvrage historique s'appuie sur les lettres, journaux intimes et rapports officiels de l'époque pour analyser comment le sommet est devenu l'« alpine Stalingrad » du Troisième Reich et pourquoi cette étiquette de propriété nationale lui a été attribuée.
• La littérature de Reinhold Messner : Dans ses différents livres consacrés au sommet (comme Der nackte Berg ou Die weiße Einsamkeit), Messner décortique le mythe politique et psychologique allemand construit autour du Nanga Parbat.
L'expression est passée d'un slogan de presse nationaliste des années 1930 à un fait historique incontournable pour de l'histoire de l'alpinisme, repris aujourd'hui par l'ensemble des historiens de la montagne.