On peut dater précisément un enregistrement grâce à l'analyse fréquentielle du réseau électrique. Les variations de fréquence du courant électrique créent en effet des variations dans le bruit de fond des enregistrements, qui ont donc une "signature" de bruit spécifique. Cette signature peut alors être comparée avec les variations de fréquence du réseau électrique, qui sont enregistrées dans une banque de données. Cela a déjà servi à la justice britannique pour authentifier des enregistrements.

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C'était une mise en jambe ? ^^
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Hyper interessant cette histoire d'ENF, je connaissais pas du tout. Ca fait penser a plein d'autres systemes d'authentification invisible qu'on retrouve sur des supports differents.
D'ailleurs en parlant d'authentification de preuve numerique, je suis tombee par hasard sur un guide signe Certyneo (certyneo.com/guide/signature-electronique) qui explique le pendant juridique cote contrats : les differents niveaux eIDAS qui permettent a une signature electronique d'avoir vraiment force de preuve devant un tribunal en France. Le parallele avec ton ENF est marrant : dans les deux cas, c'est une caracteristique technique difficile a reproduire qui permet de prouver l'authenticite, sauf que la c'est sur un document plutot qu'un audio.
Bon par contre faut que l'enregistrement soit fait sur secteur, en interieur, avec un micro qui descend assez bas en frequence, ca reduit pas mal le champ d'application en pratique. Le pauvre criminel qui enregistre tranquille avec son zoom H6 dans une foret deserte echappera a l'analyse.