Rouler sur des livres

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Pour construire l'autoroute M6, en Angleterre, les constructeurs utilisèrent un matériau surprenant : des livres. Environ 2,5 millions de livres invendus furent broyés et réduits en pâte, puis incorporés à la couche supérieure de la chaussée. Le papier recyclé, grâce à ses propriétés absorbantes, contribue notamment à atténuer le bruit.


Commentaires préférés (3)

Quitte à réagir, un petit complément :

C'est la vie normale des livres invendus d'être broyés et recyclés (on parle de pilonner ou mise au pilon). La notion de "invendus" est elle-même assez suggestive et varie selon le ressenti de l'éditeur et le besoin de place dans les stocks. Il arrive qu'on pilonne des livres pour un besoin immédiat de place et qu'on réimprime quelques semaines plus tard quand le stock est écoulé. Bref, on s'éloigne du sujet...

L'originalité de l'anecdote est dans le fait que l'entreprise autoroutière a acquis les livres "entiers" pour réaliser eux-mêmes (via leur prestataire) la pâte à papier.

La source nous apprend qu'il faut 45.000 livres par km.

Dans l'asphalte recouvant nos routes, rues et trottoirs, ont peut également rajouter... du vieux goudron.
Fraisé sur la partie supérieure de la surface, il sera mélangé à du nouveau goudron, afin de constituer la surface plus lisse rénovée.

On peut également y rajouter de la poudrette de caoutchouc, elle-même provenant des vieux pneus recyclés.

Peuvent également y être adjoint du verre, de la faïence, porcelaine, etc... quand il y en a trop dans le container afin de séparer le verre.
NB: ne JAMAIS mettre de vaisselle cassée ni de "porcelaine blanche" dans le container destiné aux bouteilles et bocaux !!!

On peut tout autant rajouter au goudron, des vieux miroirs brisés menus, le verre des fenêtres polarisantes...

...Ainsi que des plastiques issus du tri sélectif. Les polymères renforcent la structure, empêchant la route de se déformer ou de "fondre" sous la chaleur estivale.

On peut même y rajouter comme matériau biosourcé, de la résine de pin ou des restes de l'Industrie papetière (papier kraft produit dans Les Landes, par exemple).

On peut également le teindre avec des oxydes. Ceci permet de le colorer pour baliser une piste cyclable, un couloir d'autobus ou une zone piétonne.

L'anecdote et les sources vont un peu trop loin en ce qui concerne l'acoustique et on ne se couchera pas moins bête.

Donc oui, on a broyé des livres, pris la fibre de cellulose et on l'a incorporé dans l'enrobé. D'un point de vue acoustique, les performances phoniques d'une chaussée dépendent principalement de sa porosité, de sa texture de surface et de son interaction avec les pneumatiques (ISO 11819 pour les intimes du sujet - www.iso.org/fr/standard/77371.html). Les fibres de cellulose jouent avant tout un rôle technique de stabilisation du mélange bitumineux et d'amélioration de sa durabilité, tandis que leur contribution directe à l'absorption acoustique reste vraiment marginale car un enrobé de même porosité sans fibre produirait le même impact acoustique (la fibre de cellulose est absorbante au niveau acoustique quand elle est utilisé seule sous forme de laine ou de panneau)

Par contre, recycler des livres et dire que la durabilité de l'enrobé en est largement amélioré me parait tout à fait vrai et tout aussi intéressant.


Tous les commentaires (19)

Attention correction : les sources disent que l'utilisation de la pâte à papier favorise l'absorption de l'eau et augmente la durée de vie du revêtement, mais aucune ne mentionne l'impact sur le bruit.
Si d'autres sources ne confirment pas ce fait, il serait peut-être bon de corriger l'anecdote (@philippe).

a écrit : Attention correction : les sources disent que l'utilisation de la pâte à papier favorise l'absorption de l'eau et augmente la durée de vie du revêtement, mais aucune ne mentionne l'impact sur le bruit.
Si d'autres sources ne confirment pas ce fait, il serait peut-être bon de corriger l'anecdote (@philippe).
Ils en parlent dans la deuxième source (BBC)

Quitte à réagir, un petit complément :

C'est la vie normale des livres invendus d'être broyés et recyclés (on parle de pilonner ou mise au pilon). La notion de "invendus" est elle-même assez suggestive et varie selon le ressenti de l'éditeur et le besoin de place dans les stocks. Il arrive qu'on pilonne des livres pour un besoin immédiat de place et qu'on réimprime quelques semaines plus tard quand le stock est écoulé. Bref, on s'éloigne du sujet...

L'originalité de l'anecdote est dans le fait que l'entreprise autoroutière a acquis les livres "entiers" pour réaliser eux-mêmes (via leur prestataire) la pâte à papier.

La source nous apprend qu'il faut 45.000 livres par km.

Quand on dit que les meilleures idées se trouvent dans les livres !

Dans l'asphalte recouvant nos routes, rues et trottoirs, ont peut également rajouter... du vieux goudron.
Fraisé sur la partie supérieure de la surface, il sera mélangé à du nouveau goudron, afin de constituer la surface plus lisse rénovée.

On peut également y rajouter de la poudrette de caoutchouc, elle-même provenant des vieux pneus recyclés.

Peuvent également y être adjoint du verre, de la faïence, porcelaine, etc... quand il y en a trop dans le container afin de séparer le verre.
NB: ne JAMAIS mettre de vaisselle cassée ni de "porcelaine blanche" dans le container destiné aux bouteilles et bocaux !!!

On peut tout autant rajouter au goudron, des vieux miroirs brisés menus, le verre des fenêtres polarisantes...

...Ainsi que des plastiques issus du tri sélectif. Les polymères renforcent la structure, empêchant la route de se déformer ou de "fondre" sous la chaleur estivale.

On peut même y rajouter comme matériau biosourcé, de la résine de pin ou des restes de l'Industrie papetière (papier kraft produit dans Les Landes, par exemple).

On peut également le teindre avec des oxydes. Ceci permet de le colorer pour baliser une piste cyclable, un couloir d'autobus ou une zone piétonne.

L'anecdote et les sources vont un peu trop loin en ce qui concerne l'acoustique et on ne se couchera pas moins bête.

Donc oui, on a broyé des livres, pris la fibre de cellulose et on l'a incorporé dans l'enrobé. D'un point de vue acoustique, les performances phoniques d'une chaussée dépendent principalement de sa porosité, de sa texture de surface et de son interaction avec les pneumatiques (ISO 11819 pour les intimes du sujet - www.iso.org/fr/standard/77371.html). Les fibres de cellulose jouent avant tout un rôle technique de stabilisation du mélange bitumineux et d'amélioration de sa durabilité, tandis que leur contribution directe à l'absorption acoustique reste vraiment marginale car un enrobé de même porosité sans fibre produirait le même impact acoustique (la fibre de cellulose est absorbante au niveau acoustique quand elle est utilisé seule sous forme de laine ou de panneau)

Par contre, recycler des livres et dire que la durabilité de l'enrobé en est largement amélioré me parait tout à fait vrai et tout aussi intéressant.

a écrit : Ils en parlent dans la deuxième source (BBC) Effectivement, mea culpa, j'ai lu trop vite. Il reste surprenant de mentionner l'usage secondaire et non le principal, mais il n'empêche que j'avais tort :'(

a écrit : Dans l'asphalte recouvant nos routes, rues et trottoirs, ont peut également rajouter... du vieux goudron.
Fraisé sur la partie supérieure de la surface, il sera mélangé à du nouveau goudron, afin de constituer la surface plus lisse rénovée.

On peut également y rajouter de la poudrette de ca
outchouc, elle-même provenant des vieux pneus recyclés.

Peuvent également y être adjoint du verre, de la faïence, porcelaine, etc... quand il y en a trop dans le container afin de séparer le verre.
NB: ne JAMAIS mettre de vaisselle cassée ni de "porcelaine blanche" dans le container destiné aux bouteilles et bocaux !!!

On peut tout autant rajouter au goudron, des vieux miroirs brisés menus, le verre des fenêtres polarisantes...

...Ainsi que des plastiques issus du tri sélectif. Les polymères renforcent la structure, empêchant la route de se déformer ou de "fondre" sous la chaleur estivale.

On peut même y rajouter comme matériau biosourcé, de la résine de pin ou des restes de l'Industrie papetière (papier kraft produit dans Les Landes, par exemple).

On peut également le teindre avec des oxydes. Ceci permet de le colorer pour baliser une piste cyclable, un couloir d'autobus ou une zone piétonne.
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On peut également y mettre de la géothermie contre le verglas, comme en Islande, un matériau luminescent la nuit, un système de recharge à induction pour véhicule électrique...

Bon apparemment, j'étais seul à ne pas comprendre l'anecdote à la première lecture. En voyant "Angleterre" et "livres", je ne comprenais pas comment des pièces de monnaie pouvaient être "invendues"...

Au lieu de brulé lee lives jugés non conforme Tel les autodafés, il vaut mieux les mettre dans nos autoroutes.

Bientôt il n'y aura plus de livre, premièrement due à l'air du numériques puis deuxièmement de toutes les manières les gens ne lisent plus.

a écrit : Au lieu de brulé lee lives jugés non conforme Tel les autodafés, il vaut mieux les mettre dans nos autoroutes.

Bientôt il n'y aura plus de livre, premièrement due à l'air du numériques puis deuxièmement de toutes les manières les gens ne lisent plus.
Il me semble que c'est un préjugé. Je me trompe peut-être, mais il me semble que les Français n'ont autant jamais lu par exemple. C'est seulement que la lecture a changé (tablette, téléphone, livres audios...)

Chaque livre se tire à moins d'exemplaires. En moyenne autour de 9.000 exemplaires au début des années 90, on est plutôt autour de 4.000-4.500 exemplaires de nos jours.

Mais comme le dit Rahan21, n'allez pas penser que c'est le signe d'un rejet du livre. C'est avant tout le signe d'une offre beaucoup plus conséquente : d'environ 35.000 nouveautés en 97, on est autour des 65.000 depuis quelques années... chiffre auquel il faut rajouter les titres numériques.
Nos hommes politiques contribuent à ce dynamisme avec une offre toujours large... en particulier en période pré-électorale. Ce segment de marché devient de plus en plus concurrentiel, ce qui explique en partie certains échecs commerciaux (en partie car la qualité rédactionnelle joue aussi, ainsi que le caractère clivant/segmentant de l'auteur).

Tous les indicateurs ne sont bien sûr pas au vert, mais on est loin du 'le livre est mort" que certains projetaient avec l'arrivée massive du numérique il y a une dizaine d'années.

Si vous voulez vous amuser à creuser la question, le ministère a compilé une grande diversité d'indicateurs dans un excel hyper complet :
www.culture.gouv.fr/thematiques/livre-et-lecture/pour-les-professionnels-de-l-economie-du-livre/observation/chiffres-cles-du-secteur-du-livre/series-longues-de-chiffres-cles-du-secteur-du-livre

a écrit : Il me semble que c'est un préjugé. Je me trompe peut-être, mais il me semble que les Français n'ont autant jamais lu par exemple. C'est seulement que la lecture a changé (tablette, téléphone, livres audios...) Disons que c'est le support de lecture qui a changé. Pas la lecture elle-même.

a écrit : Disons que c'est le support de lecture qui a changé. Pas la lecture elle-même. Exactement. On ne lirait pas moins. On lirait différemment.

a écrit : Il me semble que c'est un préjugé. Je me trompe peut-être, mais il me semble que les Français n'ont autant jamais lu par exemple. C'est seulement que la lecture a changé (tablette, téléphone, livres audios...) J’ai un peu de mal avec lecture et livre audio.
Le livre audio n’est pas de la lecture sinon le JTtelevise c’est une presse écrite avec image dynamique.

Mais pour le reste je suis d’accord avant de penser à diminution de la lecture, par rapport aux ventes, il faut penser vecteur de lecture. Et accessoirement coût de la vie, acheter un livre en 2000 ne représente pas toujours le même besoin en 2026, surtout avec l’inflation les priorités (maslov) sont ailleurs.

La lecture se compte surtout en tant que vente du neuf , et c'est ce qui intéresse forcément les éditeurs / les distributeurs/les entreprises de manières générales.
Mais ce qui fait baisser la vente des livres neufs , ce n' est pas que les gens lisent moins , c'est l'augmentation importante de la part d'occasion ,
Car oui les livres peuvent être chers , surtout si on est un gros lecteur , alors les gens achètent beaucoup plus en occasion par rapport à avant, et là c'est une part non négligeable de consommation de livres mais totalement transparente dans le résultat de vente du neuf .
Avant les gens aimaient lire et aimaient aussi l'objet , la plupart de nos parents /grand parents avaient de grandes bibliothèques, aujourd'hui , les nouvelles générations sont plus dans la consommation "jetable" , ils aiment tout autant lire mais l'objet en lui même devient moins précieux , ce n'est plus un objet qu'on garde , on vend pour acheter d'autres également en occasion .
(Mais je parle surtout pour les nouvelles générations , et que même dans celle ci il y a bien sûr beaucoup de gens qui aiment le livre et les conservent)

a écrit : La lecture se compte surtout en tant que vente du neuf , et c'est ce qui intéresse forcément les éditeurs / les distributeurs/les entreprises de manières générales.
Mais ce qui fait baisser la vente des livres neufs , ce n' est pas que les gens lisent moins , c'est l'augmentation importante de
la part d'occasion ,
Car oui les livres peuvent être chers , surtout si on est un gros lecteur , alors les gens achètent beaucoup plus en occasion par rapport à avant, et là c'est une part non négligeable de consommation de livres mais totalement transparente dans le résultat de vente du neuf .
Avant les gens aimaient lire et aimaient aussi l'objet , la plupart de nos parents /grand parents avaient de grandes bibliothèques, aujourd'hui , les nouvelles générations sont plus dans la consommation "jetable" , ils aiment tout autant lire mais l'objet en lui même devient moins précieux , ce n'est plus un objet qu'on garde , on vend pour acheter d'autres également en occasion .
(Mais je parle surtout pour les nouvelles générations , et que même dans celle ci il y a bien sûr beaucoup de gens qui aiment le livre et les conservent)
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il y a la vente d'occasion (qui a augmenté avec les plateforme type LBC ou Vinted) mais également les bibliothèques (qui ont toujours existé mais dont l'intérêt augmente avec le prix des livres) et aussi le don (boites à lire qui ont explosé partout sur le territoire)