Debussy détestait une de ses principales oeuvres

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Rêverie est aujourd'hui l'une des œuvres les plus célèbres de Debussy. Pourtant, le compositeur était loin d'apprécier le morceau : dans une lettre écrite en 1905, il qualifie sa partition de "chose sans importance, faite très vite pour rendre service [...]" avant de conclure : "en deux mots : c'est mauvais".


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Merci pour ce complément d’information fort utile. Sans cela, l’anecdote est incompréhensible.

Tout comme Slash n’appréciait guère l’intro de Sweet child O’mine, qui était à la base un exercice pour sa main gauche.

Ce qui prouve une fois de plus que l'art est subjectif, et que ce qui est techniquement simple n'est pas forcément mauvais et réciproquement.

Trop d'artistes font eux même l'amalgame, alors que la magie de toucher l'auditoire avec une œuvre légère et "pauvre" est encore un mystère qui reste à percer.

a écrit : Ce qui prouve une fois de plus que l'art est subjectif, et que ce qui est techniquement simple n'est pas forcément mauvais et réciproquement.

Trop d'artistes font eux même l'amalgame, alors que la magie de toucher l'auditoire avec une œuvre légère et "pauvre" est encore un mystère qui reste à percer.
Résumer cela en disant « les artistes font souvent l’amalgame » est quelque peu simpliste.

Le processus de création artistique mets souvent en grande difficulté la confiance en soi de l’artiste. D’autre part, art et technique vont de pair. Au fur et à mesure que l’artiste progresse dans la maîtrise d’une technique, celle-ci peut avoir moins de valeur à ses yeux. En résulte une permanente fuite en avant où la valeur estimée de sa propre oeuvre est faite à l’aune de ce qui n’est pas. De ce qu’il ne maîtrise pas encore, mais effleure à peine du bout des doigts. Sa grille de jugement se déplace, de la même manière qu’il rehausse la barre de ses attentes en permanence.

Beaucoup d’artistes souffrent du syndrome de l’imposteur, et considèrent leurs créations comme faibles ou médiocres.

Pourtant c’est ce même processus de souffrance et d’auto-dénigrement continu qui le pousse à continuer de « s’améliorer », d’être moins mauvais, moins détestable…