On brûle pour récolter la canne à sucre

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Les sources ne sont pas aussi affirmatives. La canne brûlée perd en qualité après 4 jours. Et le besoin en main d'œuvre augmente avec de la canne brûlée. Tout cela fait penser que ce n est pas forcément une bonne opération pour eux.

a écrit : Les sources ne sont pas aussi affirmatives. La canne brûlée perd en qualité après 4 jours. Et le besoin en main d'œuvre augmente avec de la canne brûlée. Tout cela fait penser que ce n est pas forcément une bonne opération pour eux. Le besoin en main d'oeuvre n'augmente pas. C'est même le contraire, la récolte étant facilitée, il y a besoin de moins de récolteurs.

En revanche, tu as raison : Comme la canne emmagasine le sucre majoritairement dans sa partie basse, cela la rend assez sensible au brulis. La chaleur impacte le sucre qui commence à évoluer. J'avoue ne pas connaitre le détail physico-chimico-biologique du phénomène, mais cela diminue sa conservation de la canne qui doit être envoyé en usine rapidement.

Et c'est en cela que parfois, le brulis peut impacter la main d'œuvre. Si le chantier est mal programmé ou si le brulis a été mal contrôlé, tu peux avoir à ramasser ton champ plus rapidement que prévu et tu dois trouver rapidement une main d'œuvre complémentaire.

A noter qu'aux Antilles françaises, la très grande majorité de la canne est maintenant ramassée mécaniquement. Pour la Réunion, je ne sais pas. La mécanisation doit se développer aussi, mais vu les reliefs de l'ile, je ne sais pas avec quelle réussite...
.
La mécanisation rend inutile le brulis avant récolte, qui reste cantonné aux petites exploitations traditionnelles (qui n'ont pas les moyens d'investir dans une machine) et aux zones reculées (zones difficiles d'accès aux machines).

Il y a eu un très bon reportage sur Arte (le sucre, pour la douceur et pour le pire) à ce sujet (disponible sur Youtube ou le site Arte.tv)

Un des trucs qui m'a sidéré (parmis beaucoup d'autres...) c'est le cas d'un coin de la Floride où les brûlis ne sont autorisés que si le vent va dans un certain sens, parce que les quartiers riches sont d'un côté et les quartiers pauvres de l'autre, et il ne faudrait pas que les riches soient incommodés par la fumée.

Il y a aussi Haïti qui a dû dédommager la France à son indépendance pour le manque à gagner des propriétaires d'esclaves, en empruntant en plus l'argent à des banques françaises pour payer le dédommagement, propriétaires qui sont globalement restés propriétaires des terrains et qui ont ''réembauché'' les anciens esclaves moyennant des salaires ridicules.

Le reportage fait 2*55 minutes, c'est un peu long mais ça permet de comprendre beaucoup de choses sur notre société moderne et l'origine de certains de ces maux.


Tous les commentaires (11)

Les sources ne sont pas aussi affirmatives. La canne brûlée perd en qualité après 4 jours. Et le besoin en main d'œuvre augmente avec de la canne brûlée. Tout cela fait penser que ce n est pas forcément une bonne opération pour eux.

C’est aussi parce que les feuilles sont coupantes

a écrit : Les sources ne sont pas aussi affirmatives. La canne brûlée perd en qualité après 4 jours. Et le besoin en main d'œuvre augmente avec de la canne brûlée. Tout cela fait penser que ce n est pas forcément une bonne opération pour eux. Le besoin en main d'oeuvre n'augmente pas. C'est même le contraire, la récolte étant facilitée, il y a besoin de moins de récolteurs.

En revanche, tu as raison : Comme la canne emmagasine le sucre majoritairement dans sa partie basse, cela la rend assez sensible au brulis. La chaleur impacte le sucre qui commence à évoluer. J'avoue ne pas connaitre le détail physico-chimico-biologique du phénomène, mais cela diminue sa conservation de la canne qui doit être envoyé en usine rapidement.

Et c'est en cela que parfois, le brulis peut impacter la main d'œuvre. Si le chantier est mal programmé ou si le brulis a été mal contrôlé, tu peux avoir à ramasser ton champ plus rapidement que prévu et tu dois trouver rapidement une main d'œuvre complémentaire.

A noter qu'aux Antilles françaises, la très grande majorité de la canne est maintenant ramassée mécaniquement. Pour la Réunion, je ne sais pas. La mécanisation doit se développer aussi, mais vu les reliefs de l'ile, je ne sais pas avec quelle réussite...
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La mécanisation rend inutile le brulis avant récolte, qui reste cantonné aux petites exploitations traditionnelles (qui n'ont pas les moyens d'investir dans une machine) et aux zones reculées (zones difficiles d'accès aux machines).

Il y a eu un très bon reportage sur Arte (le sucre, pour la douceur et pour le pire) à ce sujet (disponible sur Youtube ou le site Arte.tv)

Un des trucs qui m'a sidéré (parmis beaucoup d'autres...) c'est le cas d'un coin de la Floride où les brûlis ne sont autorisés que si le vent va dans un certain sens, parce que les quartiers riches sont d'un côté et les quartiers pauvres de l'autre, et il ne faudrait pas que les riches soient incommodés par la fumée.

Il y a aussi Haïti qui a dû dédommager la France à son indépendance pour le manque à gagner des propriétaires d'esclaves, en empruntant en plus l'argent à des banques françaises pour payer le dédommagement, propriétaires qui sont globalement restés propriétaires des terrains et qui ont ''réembauché'' les anciens esclaves moyennant des salaires ridicules.

Le reportage fait 2*55 minutes, c'est un peu long mais ça permet de comprendre beaucoup de choses sur notre société moderne et l'origine de certains de ces maux.

Quand j'étais à Cuba la recolte se faisait à la main parceque nous disait on le terrain est trop accidenté pour les machines. Et 2ememant les jeunes ne veulent pas faire ce travail épuisant. C'est vrai qu'il n'y avait que des hommes de 40 ans et plus.

Alors je le savais déjà mais je ne savais pas pourquoi. Merci pour l'anecdote (et tous les précieux commentaires :-)

C'est la l'explication de la cassonade. Si le sucre est roux, c'est parce qu'il est roussi.

a écrit : Les sources ne sont pas aussi affirmatives. La canne brûlée perd en qualité après 4 jours. Et le besoin en main d'œuvre augmente avec de la canne brûlée. Tout cela fait penser que ce n est pas forcément une bonne opération pour eux. Nicontrarié c’est toi là-bas dans le noir ? Si jamais c’est le cas content de te lire à nouveau , sinon excusez moi .

a écrit : Il y a eu un très bon reportage sur Arte (le sucre, pour la douceur et pour le pire) à ce sujet (disponible sur Youtube ou le site Arte.tv)

Un des trucs qui m'a sidéré (parmis beaucoup d'autres...) c'est le cas d'un coin de la Floride où les brûlis ne sont autorisés que si le vent va da
ns un certain sens, parce que les quartiers riches sont d'un côté et les quartiers pauvres de l'autre, et il ne faudrait pas que les riches soient incommodés par la fumée.

Il y a aussi Haïti qui a dû dédommager la France à son indépendance pour le manque à gagner des propriétaires d'esclaves, en empruntant en plus l'argent à des banques françaises pour payer le dédommagement, propriétaires qui sont globalement restés propriétaires des terrains et qui ont ''réembauché'' les anciens esclaves moyennant des salaires ridicules.

Le reportage fait 2*55 minutes, c'est un peu long mais ça permet de comprendre beaucoup de choses sur notre société moderne et l'origine de certains de ces maux.
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Merci de ces compléments très précis tant pour la Floride que pour Haïti, les banques françaises, les ordures d’esclavagistes ( ça m’a carrément écœuré) mais que résume bien la finalité de ton com.

a écrit : Le besoin en main d'oeuvre n'augmente pas. C'est même le contraire, la récolte étant facilitée, il y a besoin de moins de récolteurs.

En revanche, tu as raison : Comme la canne emmagasine le sucre majoritairement dans sa partie basse, cela la rend assez sensible au brulis. La chaleur impacte
le sucre qui commence à évoluer. J'avoue ne pas connaitre le détail physico-chimico-biologique du phénomène, mais cela diminue sa conservation de la canne qui doit être envoyé en usine rapidement.

Et c'est en cela que parfois, le brulis peut impacter la main d'œuvre. Si le chantier est mal programmé ou si le brulis a été mal contrôlé, tu peux avoir à ramasser ton champ plus rapidement que prévu et tu dois trouver rapidement une main d'œuvre complémentaire.

A noter qu'aux Antilles françaises, la très grande majorité de la canne est maintenant ramassée mécaniquement. Pour la Réunion, je ne sais pas. La mécanisation doit se développer aussi, mais vu les reliefs de l'ile, je ne sais pas avec quelle réussite...
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La mécanisation rend inutile le brulis avant récolte, qui reste cantonné aux petites exploitations traditionnelles (qui n'ont pas les moyens d'investir dans une machine) et aux zones reculées (zones difficiles d'accès aux machines).
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Il y a une trentaine d’années, aux Antilles françaises, les brûlis provoquaient des nuages de cendres qu’on appelait, par dérision, la « neige antillaise » !

J’ai même entendu sur Radio-Antilles annoncer que les remontées mécaniques étaient mises en route sur la Montagne Pelée.

a écrit : Il y a eu un très bon reportage sur Arte (le sucre, pour la douceur et pour le pire) à ce sujet (disponible sur Youtube ou le site Arte.tv)

Un des trucs qui m'a sidéré (parmis beaucoup d'autres...) c'est le cas d'un coin de la Floride où les brûlis ne sont autorisés que si le vent va da
ns un certain sens, parce que les quartiers riches sont d'un côté et les quartiers pauvres de l'autre, et il ne faudrait pas que les riches soient incommodés par la fumée.

Il y a aussi Haïti qui a dû dédommager la France à son indépendance pour le manque à gagner des propriétaires d'esclaves, en empruntant en plus l'argent à des banques françaises pour payer le dédommagement, propriétaires qui sont globalement restés propriétaires des terrains et qui ont ''réembauché'' les anciens esclaves moyennant des salaires ridicules.

Le reportage fait 2*55 minutes, c'est un peu long mais ça permet de comprendre beaucoup de choses sur notre société moderne et l'origine de certains de ces maux.
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A Paris, en raison des vents d’ouest dominants, les « beaux quartiers » sont à l’ouest et les « moins beaux » à l’est…

Et, partout, on continue à bâtir les immeubles et quartiers résidentiels dits « de standing » à l’écart de nuisances diverses…

« Rien de nouveau sous le soleil »
(Qohélet).