Parmi les raisons qui ont conduit à l'arrêt du Concorde, il y avait le coût du billet. En 1995, un aller-retour Paris-New York coûtait 30 000 francs. Une somme colossale face au coût de la vie de l'époque : c'était quatre mois de salaire moyen ou la moitié d'une Renault Clio neuve.

Tous les commentaires (26)
Ne me faite pas dire ce que je n'ai pas dit. L'ingénieur en moi et le fan d'aéronautique sont d'accord avec vous. C'est un objet extraordinaire digne de beaucoup de superlatif au même titre que la Saturn V ou les premiers TGV.
Mais commercialement parlant, c'est une catastrophe et on ne peut nier cet aspect dans un monde mondialisé et capitaliste. D'ailleurs en économie “mieux” n'est pas toujours ce qui gagne : c’est l’usage et la rentabilité qui prime. On pourrait citer de nombreux exemples... la betamax était de meilleur qualité que la VHS, les différents monorails plus efficaces que le train ou même l'A380...
Je comprends ce que tu dis et ça n'est pas faux, mais on n'a pas produit le Concorde pour être rentable donc ça n'a pas trop de sens de le juger sur ce critère là. Le financement public faisait partie de la logique.
Juste deux observations :
- D’après Wikipédia, le seuil de rentabilité était estimé à 200 commandes. Or, les précommandes en dehors de Air France et British Airways ayant été annulées, il n’y a eu qu’une vingtaine de Concorde en circulation dont 6 non commerciaux.
fr.wikipedia.org/wiki/Concorde_(avion)
- Que Concorde ait sauvé des vies en transportant des cœurs à des fins de greffes me semble très improbable : car au temps du vol, il faut ajouter celui de l’acheminement à JFK aux USA et celui de GDG à un hôpital en France.
Et, sauf erreur, je serais très étonné que, de manière générale, il y ait des greffons prélevés aux USA acheminés en France car les règles de prélèvement ne sont pas les mêmes.
Cf. L’anecdote d’un homme aux USA qui s’est réveillé alors qu’on allait lui prélever un organe :
www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/carnets-de-sante/le-don-d-organes-2349601
Personnellement et professionnellement, j’ai pu vérifier qu’en France la procédure est très stricte.
( la traduction française est disponible en haut a droite). hattonsoflondon.co.uk/five-phenomenal-facts-about-concorde/?srsltid=AfmBOorCG8KapNEH5045j1HKFwPOfM_Vt84z6ShgbrNYCxgcKPJz3j_F&utm_source=chatgpt.com
Un greffon de rein peut être conservé en transport pendant une durée idéale de
12 à 20 heures, pourtant, il n'y en a pas, même pour les cas difficiles. Principalement pour des raisons légales et administratives (et aussi le fait que chaque continent arrive relativement bien à s'auto-suffire).
Je suppose que la vitesse de l'avion n'est donc pas le critère déterminant dans l'équation des transplantations, mais il est plausible que le Concorde en ait fait (mais les sources pour celà sont lègères, je suis surpris qu'il n'y ait aucun article de journal de l'époque qui en parle, en gros il n'y a que 2 sites web dont un qui reprend l'autre).
Quand tu dis que le Concorde n'a pas eu de chance avec son crash en 2000 dû à un bout de ferraille, je fais remarquer que le problème était déjà connu depuis longtemps, et le Concorde avait eu plus d'une cinquantaine d'éclatement de pneus, dont 6 qui avaient percé les réservoirs (!). Déjà en 1979, un éclatement de pneu avait endommagé le moteur, coupé des lignes électriques et hydrauliques, et là aussi, percé le réservoir. Ce n'est qu'après le crash de 2000 que les réservoirs ont été protégés par un revêtement en kevlar.
Donc, on ne peut pas aller jusqu'à dire que le Concorde a été chanceux de ne pas avoir eu d'accident avant, mais je pense qu'il est exagéré de dire qu'il a simplement été malchanceux en 2000 et qu'il ne peut pas être imputé.
D'accord sur le reste.