Etre atteint de cécité mais ne pas le savoir

Proposé par
le
dans

Le syndrome d'Anton-Babinski est une pathologie fascinante : suite à des lésions cérébrales, le patient est atteint de cécité corticale totale, mais l'ignore ! Persuadé de voir, son cerveau comble l'absence d'informations visuelles par de pures confabulations.

Causé par un AVC bilatéral du cortex occipital, ce syndrome détruit la zone d'intégration visuelle. Pourtant, l'œil est cliniquement intact : le fond d'œil et les réflexes photomoteurs sont normaux. Le patient se cogne partout mais trouve une excuse rationnelle à sa maladresse.


Commentaires préférés (3)

Confabulation:
résulte d'une incapacité du cerveau à faire la différence entre la pure imagination et la réalité, entre des souvenirs du passé et le présent,

Ça, toutes ces maladies mentales et la non maitrise de sa propre réflexion me sont terrifiantes.
Etre la victime de son propre cerveau, ne pas avoir la capacité de faire un pas en arrière et observer son propre fonctionnement de façon critique. Agis-je esclave de mes émotions ? D'un biais quelconque ? D'une maladie mentale ? Suis je encore un individu indépendant doué de raison ? Puis je faire confiance a mes perceptions et comment je les interprètes ? Est ce que mon être existe toujours sous ces maladies ou est ce que ces maladies font partie intégrantes de moi ? Comment se rendre compte quand la raison nous est inaccessible ? Manifestement ces personnes atteintes de cette maladie ne peuvent pas. Comment savoir si ce qu'on pense réel et logique l'est réellement ? Rien que la colère, l'amour, la joie, la tristesse peut nous aveugler et altérer nos perceptions, reflexions et réactions. Suis je actuellement accessibles a la raison ?


Tous les commentaires (18)

Cela me fait penser à certains syndromes que l'on peut retrouver sous la plume d'Oliver Sacks, dans "L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau" par exemple.

Confabulation:
résulte d'une incapacité du cerveau à faire la différence entre la pure imagination et la réalité, entre des souvenirs du passé et le présent,

C’est un peu une métaphore du complotisme aveugle. Lire cette anecdote me fait penser que ça devrait plus provoquer l’empathie que la colère parfois.

a écrit : Cela me fait penser à certains syndromes que l'on peut retrouver sous la plume d'Oliver Sacks, dans "L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau" par exemple. J’en recommande la lecture !
Chaque chapitre pourrait devenir une anecdote dans SCMB !

D'après les sources, le problème survient généralement après une attaque, et ça peut prendre plusieurs jours pour que l'équipe médicale ou la famille se rende compte du problème: c'est lorsque le patient se cogne partout.

a écrit : J’en recommande la lecture !
Chaque chapitre pourrait devenir une anecdote dans SCMB !
Complètement d'accord !

Sauf que le syndrome Anton Babinski, c'est pas ça...

Ça, toutes ces maladies mentales et la non maitrise de sa propre réflexion me sont terrifiantes.
Etre la victime de son propre cerveau, ne pas avoir la capacité de faire un pas en arrière et observer son propre fonctionnement de façon critique. Agis-je esclave de mes émotions ? D'un biais quelconque ? D'une maladie mentale ? Suis je encore un individu indépendant doué de raison ? Puis je faire confiance a mes perceptions et comment je les interprètes ? Est ce que mon être existe toujours sous ces maladies ou est ce que ces maladies font partie intégrantes de moi ? Comment se rendre compte quand la raison nous est inaccessible ? Manifestement ces personnes atteintes de cette maladie ne peuvent pas. Comment savoir si ce qu'on pense réel et logique l'est réellement ? Rien que la colère, l'amour, la joie, la tristesse peut nous aveugler et altérer nos perceptions, reflexions et réactions. Suis je actuellement accessibles a la raison ?

"Bien que souvent confondus, le syndrome d'Anton (ou "cécité de déni") désigne spécifiquement le déni d'une cécité corticale, tandis que l'Anton-Babinski se concentre sur l'anosognosie de l'hémiplégie.".

Le syndrome d'Anton-Babinski est un trouble neuropsychologique rare, souvent causé par une lésion du lobe pariétal droit (hémisphère mineur), caractérisé par la triade : anosognosie de l'hémiplégie gauche (le patient nie sa paralysie), hémiasomatognosie (méconnaissance de la moitié gauche de son corps), et héminégligence spatiale gauche.

a écrit : Sauf que le syndrome Anton Babinski, c'est pas ça... Ne pas confondre « Syndrome d’Anton-Babinski » et « Signe de Babinski »

Wikipedia :
(Gabriel Anton) a laissé son nom au syndrome d'Anton-Babinski qu'il a décrit en 1899, avant que Joseph Babinski (1857-1932) n'en complète la description en 1918.
(Gabriel) Anton a donné une description détaillée et une explication de l'agnosie visuelle et de l'asomatognosie observées dans ce syndrome. L'asomatoagnosie est un phénomène rare dans lequel le patient ignore une partie de son propre corps.

Joseph Babinski est plus connu du grand public par le « signe de Babinski », test pratiqué à la naissance sur les nouveaux-nés :
C’est l’extension lente et majestueuse du gros orteil avec fréquent écartement en éventail des autres orteils et ébauche de tension du fascia lata, obtenue lorsqu'on déplace une pointe mousse d'arrière en avant sur le bord externe de la plante du pied, le membre inférieur étant placé en demi-flexion.

Nota : sauf erreur, il s’agit bien du même Joseph Babinski dans les deux cas.

a écrit : Ça, toutes ces maladies mentales et la non maitrise de sa propre réflexion me sont terrifiantes.
Etre la victime de son propre cerveau, ne pas avoir la capacité de faire un pas en arrière et observer son propre fonctionnement de façon critique. Agis-je esclave de mes émotions ? D'un biais quelconque ? D
9;une maladie mentale ? Suis je encore un individu indépendant doué de raison ? Puis je faire confiance a mes perceptions et comment je les interprètes ? Est ce que mon être existe toujours sous ces maladies ou est ce que ces maladies font partie intégrantes de moi ? Comment se rendre compte quand la raison nous est inaccessible ? Manifestement ces personnes atteintes de cette maladie ne peuvent pas. Comment savoir si ce qu'on pense réel et logique l'est réellement ? Rien que la colère, l'amour, la joie, la tristesse peut nous aveugler et altérer nos perceptions, reflexions et réactions. Suis je actuellement accessibles a la raison ? Afficher tout
Où cours-je? Dans quel état j'erre?

a écrit : Ça, toutes ces maladies mentales et la non maitrise de sa propre réflexion me sont terrifiantes.
Etre la victime de son propre cerveau, ne pas avoir la capacité de faire un pas en arrière et observer son propre fonctionnement de façon critique. Agis-je esclave de mes émotions ? D'un biais quelconque ? D
9;une maladie mentale ? Suis je encore un individu indépendant doué de raison ? Puis je faire confiance a mes perceptions et comment je les interprètes ? Est ce que mon être existe toujours sous ces maladies ou est ce que ces maladies font partie intégrantes de moi ? Comment se rendre compte quand la raison nous est inaccessible ? Manifestement ces personnes atteintes de cette maladie ne peuvent pas. Comment savoir si ce qu'on pense réel et logique l'est réellement ? Rien que la colère, l'amour, la joie, la tristesse peut nous aveugler et altérer nos perceptions, reflexions et réactions. Suis je actuellement accessibles a la raison ? Afficher tout
Ne t’affoles pas, dans ce genre de circonstance, on n’en n’a pas conscience donc pas d’angoisse.
C’est l’entourage qui en souffre !

a écrit : J’en recommande la lecture !
Chaque chapitre pourrait devenir une anecdote dans SCMB !
Grâce à vos commentaires j’en ai entamé la lecture, merci ! Fascinant

Plus je nous observe, plus je suis fasciné par la diversité et la complexité des « montages » , de véritables mythes que bcp se racontent et finissent par vraiment y croire. À priori, afin d’éviter de se changer/responsabiliser, on préfère distorde et réinterpréter le Monde. (Je ne me suis pas cogné contre c’est … qui m’a foncé dessus) Nous sommes toutes et tous à voir la réalité avec nos filtres, et ce même lorsque l’on pense avoir le contrôle, être en pleine santé, après y a différents niveaux... L’objectivité aura toujours comme limite ce que l’on peut/veut considérer de la réalité.
C’était aussi une grande peur pour moi de perdre mes compétences cérébrales, mais je me dis qu’après tout, avoir toute ses capacités cognitives dans notre monde, ampli d’incohérence et si peu en recherche de justesse, est peut être plus difficile que de ne plus pouvoir en être conscient.
J’abuse c’est plutôt histoire d’en rire, et de toute façon j’essaie de ne plus me prendre la tête sur tout ce qui est hors de mon champ d’action .

a écrit : Grâce à vos commentaires j’en ai entamé la lecture, merci ! Fascinant C est aussi ça e but de SCMB. Continuer à se cultiver encore et toujours !

a écrit : D'après les sources, le problème survient généralement après une attaque, et ça peut prendre plusieurs jours pour que l'équipe médicale ou la famille se rende compte du problème: c'est lorsque le patient se cogne partout. Pour avoir travailler dans ce milieu comme infirmier post avc, trauma crânien, ou autres causes causes une lésion cérébrale acquise, on parlait souvent d’anosognosie soit l’absence de conscience de ses difficultés. Plus souvent cognitive car moins visible (perte de mémoire, réalisation de tâche etc) avec une réponse ou c’est la faute d’un facteur extérieur. J’ai pu observer sur le plan physique, mais, il est plus facile de faire une levée d’anosognosie car cela est visible (exemple d’un partient hémiplégique post avc qui m’expliquait qu’il allait faire un marathon la semaine prochaine).
Ce n’est pas évident pour les personnes qui en sont atteintes au quotidien ainsi que les proches.
Chaque personne est touchée différemment par cela.
Ce n’est pas du déni.
Une neuro psychologue l’évoquerait mieux que moi.

www.passeportsante.net/fr/Maux/Symptomes/Fiche.aspx?doc=anosognosie-symptome

Pour avoir travailler dans ce milieu comme infirmier post avc, trauma crânien, ou autres causes causes une lésion cérébrale acquise, on parlait souvent d’anosognosie soit l’absence de conscience de ses difficultés. Plus souvent cognitive car moins visible (perte de mémoire, réalisation de tâche etc) avec une réponse ou c’est la faute d’un facteur extérieur. J’ai pu observer sur le plan physique, mais, il est plus facile de faire une levée d’anosognosie car cela est visible (exemple d’un partient hémiplégique post avc qui m’expliquait qu’il allait faire un marathon la semaine prochaine).
Ce n’est pas évident pour les personnes qui en sont atteintes au quotidien ainsi que les proches.
Chaque personne est touchée différemment par cela.
Ce n’est pas du déni.
Une neuro psychologue l’évoquerait mieux que moi.

www.passeportsante.net/fr/Maux/Symptomes/Fiche.aspx?doc=anosognosie-symptome