Dans les années 90, la mortalité routière à Bogota atteignait 1500 victimes par an, à cause du non-respect du Code de la route par les piétons et les conducteurs. Pour y remédier, le maire fraîchement élu, Antanas Mockus, licencia 1800 agents corrompus et les remplaça par vingt mimes, dont la mission était de stigmatiser les mauvais comportements. Ce fut un succès, et le programme eut jusqu’à 420 mimes à son apogée.
Le nombre de morts fut divisé par deux en dix ans, et le programme s’exporta dans d’autres villes d’Amérique du Sud.

Commentaires préférés (1)
Il parait qu'on entendait alors souvent des conducteurs crier : "Barrez-vous, cons de mimes !"
Tous les commentaires (4)
Il parait qu'on entendait alors souvent des conducteurs crier : "Barrez-vous, cons de mimes !"
@SamF : pourrais-tu nous donner des sources complémentaires pour creuser cette histoire de corruption stp, car aucune de tes sources n'y fait mention (si je traduis bien).
J'aimerai mieux comprendre le lien entre corruption et mortalité...
En lisant j’ai compris des mines .
Il y a trois décennies (1995) Antanas Mockus (alors professeur de philosophie) a été élu Maire de Bogotá (Capitale de la Colombie).
A son arrivée, Bogotá était une ville en proie à la pauvreté, le crime et la corruption à tous les étages. Cette corruption existait chez les policiers chargés de la régulation, tant du trafic automobile, du stationnement comme du transit piétonnier: un "p'tit billet" de l'infracteur à la place d'une amende officielle pour stationnement en double file, sur le passage piéton, ou de piéton traversant n'importe où.
L'approche de Mockus, afin de tenter résoudre ce "foutoir" a été distincte à celle d'augmenter l'arsenal Législatif et répressif: la conscience civique.
Dans un tout premier temps, il a fait renvoyer non pas 1800 policiers officiellement chargés de faire respecter la Loi et l'ordre, mais 3200, pour faits de la corruption décrite ci-dessus.
Il a en contrepartie proposé à ces 3200 policiers de les réintégrer au service, mais en ayant auparavant reçu une formation pour apprendre l'office de mime, enseigné par une vingtaine de membres d'étudiants en théâtre. 400 policiers ont accepté la proposition et ont donc réintégré leur précédent emploi. En réalité, qui étaient à mieux de percevoir les incivilités... étaient les policiers eux-mêmes.
Préciser que cette initiative n'est pas la seule, en matière de Sécurité Routière et piétonnière, ayant été prise.
Voici un lien (en Espagnol), détaillant les méthodes et l'évolution engendrée dans la société urbaine de Bogotá.
Reemplazar policías con mimos — Beautiful Trouble https://share.google/Oerf3EfZ3ilv4Ssq3
Un lien plus généraliste, ici:
Bogotá, la ciudad que redujo el crimen con mimos - Infobae https://share.google/FUYWX481hK1yWiZt9